Eh bien voilà, une semaine finit, une autre commence. Et comme toujours, nous la débutons avec les ciels du lundi pour Arlette.
Elle a commencé et fini par de jolis ciels roses et violet. Entre temps, on a eu du gris, de la pluie, du froid, du gel, un Mistral cinglant vendredi, et quand même un peu de bleu, principalement dimanche.
Cette semaine, une nouvelle carte est arrivée jusqu'à moi. Une superbe et douce création de Brigitte, bien entendu dans mes couleurs :
Et enfin, comme il ne faisait pas bon, pourquoi ne pas se faire une petite galette maison, surtout quand on a de la visite en fin de semaine...
Vous l'aurez compris, une semaine bien froide où je ne suis sortie que pour aller au boulot. Les microbes sont bien restés accrochés à moi, je commence juste à me remettre. Cela m'a laissée bien à plat.
Avant de commencer ce billet, je tiens à remercier Nougatine et Arlette pour les superbes cartes qu'elles m'ont envoyées et que j'ai reçues cette semaine :
Encore merci à vous deux pour votre belle créativité et vos doux voeux !
En me baladant sur Pinterest, je suis tombée sur une belle idée qui m'a de suite inspirée pour le cadeau de Noël à Mireille qui adore les petites maisons.
Sachant que j'avais justement ce genre mallettechez moi, que j'avais relookée en 2022, cela tombait très bien !
Il ne me restait plus qu'à mettre de la ouate au fond et y insérer un petit village et ses habitants. J'ai pris les photos sans lumières, mais il y avait aussi une guirlande lumineuse jointe avec afin de l'illuminer.
Je lui ai envoyé la photo qui m'a inspirée, lui disant que je lui laissais le loisir de décorer le couvercle comme elle le souhaitait, ce qui en ferait une création finale à quatre mains.
J'ai joint trois autres petites maisons blanches et deux autres rouges (que j'ai oublié de photographier) pour agrandir sa collection.
Voici le tout in situ chez elle :
Je suis ravie d'être tombée par hasard sur ce détournement d'objet. L'idée est géniale, et je sais que cela a plus à Mireille.
J'ai traversé le pays des sucs afin de faire un petit détour en Haute-Loire pour m'acheter une tarte aux myrtilles.
Tout en m'y rendant, j'ai apprécié ce beau paysage, qu'on ne trouve nulle part ailleurs.
Un suc est une montagne en forme de cône ou de dôme due aux éruptions phonolitiques. Dans le langage local, le mot peut désigner tout relief saillant dans le paysage.
Les cinq sucs principaux sont un ensemble de volcans péléens en forme de dômes de la même famille que le célèbre Mont Gerbier de Jonc, tout proche, ils ont pour nom respectifs: le Montfol (1594m), le Sépoux (1530m), le Séponet (1534m), le Taupernas (1602m) et la Lauzière (1582m).
En revenant de la Haute-Loire, je ne pouvais faire autrement que de faire un coucou au Mont Mézenc.
Le Mont Mézenc, point culminant de l'Ardèche et de la Haute-Loire est un site emblématique et donc incontournable. Du haut de ses 1753 mètres, c’est le plus haut sommet de l’Ardèche et de la Haute-Loire ; un sommet qui offre une vue exceptionnelle à 360° sur une grande partie du Sud-Est de la France.
Sur 360° donc, cette vue imprenable débute, bien-sûr sur les Monts d’Ardèche et le Velay pour s’étendre jusqu’aux monts du Cantal, au Mont-Dore, au Puy de Dôme, à la chaîne des Alpes et au massif du Mont-Blanc ou encore au Ventoux…
Mais le Mézenc, c’est plus qu’un surprenant panorama. Vous entendrez probablement parler de la ligne de partage des eaux ; une expression révélant, qu’au départ, un tout petit écart de quelques centimètres peut conduire au final à une séparation de plusieurs centaines de kilomètres ! La crête du Mézenc forme une ligne séparant les vallées du Rhône et de la Loire. Si les précipitions viennent à tomber d’un côté, les pluies emprunteront le chemin du bassin versant du Rhône pour achever leur course dans la méditerranée. De l’autre côté, le bassin versant de la Loire conduira les eaux de pluie jusqu’à l’Atlantique.
Le Mézenc, c’est aussi, en quelque sorte, le concentré de ce qui fait l’identité de ce territoire si attachant. Autour de vous, une flore abondante et colorée offrant, du printemps à l’automne, un spectacle qui n’est jamais le même. Sous vos pieds, la phonolite, une roche qui habille les toitures de nombre d’habitations des villages environnants et qui est là pour vous rappeler que le Mézenc est avant tout un volcan. Au-dessus de vos têtes, se côtoient milans, faucons et circaètes…
Tout en bas, de jolis troupeaux. Je suis quand même restée dans la voiture pour prendre le mâle en photos, il ne me semblait pas commode du tout !
Une trentaine de communes du Massif du Mézenc compose le terroir du Fin gras. Sous l’appellation "Fin Gras du Mézenc" est commercialisée depuis 1996 une viande bovine de différentes races (Aubrac, Salers, Charolais, Limousin) et de très haute qualité.
Le Fin Gras est une production saisonnière, du 1er mars au 1er juin, date qui marque la fin de l’hiver lorsque les bovins sortent de l’étable. Cette viande provient de bovins de plus de 2 ans, sélectionnés dès leur naissance ainsi qu’à chaque étape de leur vie, et lentement engraissés au meilleur foin des hauts plateaux du Mézenc. Ce foin est renommé pour sa finesse et sa richesse en plantes aromatiques, notamment en "cistre" ("Fenouil des Alpes"). L’originalité réside dans le fait que le Fin gras est le résultat d’un engraissement hivernal, au foin, et non estival, à l’herbe.
Le Fin Gras du Mézenc est une viande de boeuf persillée, par définition parsemée de minuscules pointes de gras qui, en fondant à la cuisson, libèrent leurs arômes. L’art subtil de l’éleveur consiste à favoriser ce persillage tout en évitant la formation d’un gras intermusculaire excessif.
A ce jour, 80 éleveurs sont engagés dans la démarche de valorisation et de promotion du Fin gras. L’association Fin gras du Mézenc rassemble non seulement les éleveurs mais également des bouchers et des restaurateurs, unis par le respect d’un cahier des charges très précis, gage de qualité et d’authenticité du produit. La zone de production et l’engraissement au foin produit dans la zone d’appellation sont 2 caractéristiques indispensables.
Les aigles volaient au-dessus de ma voiture pour me souhaiter un bon séjour. C’était magnifique.
La visite des sucs et du Mont Mézenc est terminée. J'espère que les paysages vous ont plu.
Canablog n'a pas réparé le problème. Je réponds toujours dans le vide à vos commentaires. Donc j'abandonne. Je vais attendre que le souci soit réglé. J'espère quand même que vous recevrez les notifications de mes billets.
Noël approche à grands pas et j'aime à m'imprégner de l'ambiance en photographiant les rares magasins qui sont décorés, les jolies créations proposées aux marchés de Noël.
Je vous en fais donc profiter, même si c'est loin d'être aussi beau que dans l'Est de la France. Attention, le billet va être long... Je suis beaucoup sortie ces derniers jours avec ma fille ou mon amie Sissi. Du coup, j'ai vu plein de belles choses que je partage avec vous...
Dans la ville où je travaille, il y a eu pour la première fois un spectacle son et lumières, avec un feu d'artifice pour le marché de Noël :
Dans ma ville aussi, pour la première fois à cette époque, nous avons eu un joli feu d'artifice, tiré du château de Beauregard qui se trouve en-dessous de celui de Crussol :
Cette année je ne suis pas allée aux fééries de Valence, j'ai manqué de temps et surtout j'étais trop fatiguée pour sortir. Cependant, j'ai quand même fait le marché de Noël avec ma fille :
J'ai fait long, mais je n'ai pas voulu couper le billet en deux. J'espère que je n'en n'ai pas trop perdu(e)s en cours de route...
Voilà, de quoi trouver l'inspiration, faire plaisir pour les fêtes, se faire plaisir... Je suis ravie car cela m'a permis de finir mes cadeaux de Noël. Il ne me restera qu'à acheter les chocolats au dernier moment.
J'en termine avec les cadeaux que j'ai réalisés pour Mireille, à l'occasion de son anniversaire.
J'ai coupé des formes de maisons dans un contre-plaqué qui servait de séparations dans un casier en bois que j'ai recyclé pour du rangement dans mon armoire.
J'ai pris le fond de ce qui a été une balance de bijoutier.
Après ponçage, j'ai recouvert le tout avec une peinture effet béton, puis, j'ai collé des charms sur chaque maison.
J'ai tout collé sur la boîte, utilisant le trou où se trouvait la balance pour y passer une petite guirlande lumineuse qui parcoure le mini village. Les piles sont cachées dans la boîte.
Cela fait une petite lampe d'ambiance qui devrait pouvoir s'intégrer dans ses villages de Noël.
Voilà, j'en ai terminé avec mes petites réalisations pour Mireille. J'y ai ajouté un livre sur le pliage de papiers et des douceurs, mais vous ne les verrez pas, ce ne sont pas des créations... Comme elle aime le rouge, j'ai emballé les colis de cette couleur :
Chiner des chaussons de danse qui avaient fait leur travail. Leur usure ne les rend que plus beaux, à mes yeux.
Leur redonner vie avec quelques dentelles anciennes et du tulle pour rappeler les tutus qui les ont accompagnés. Un petit charm fleuri pour compléter le tout. Le voilà devenus objets de décoration pour se prêter à de belles mises en scène.
Un petit relooking qui est parti chez mon amie Rachel, pour son anniversaire. Je sais que comme moi elle aime le shabby et les belles mises en scène.
Une semaine de ciels et de fleurs, comme tous les lundis.
Le temps fut souvent brumeux le matin, mais ensoleillé l'après-midi avec de gros écarts de température.
Un peu de pluie dans la nuit de jeudi à vendredi. En tout cas, le ciel n'a pas cessé de changer pour mon plus grand plaisir et j'espère le vôtre.
J'étais en congés et j'ai dû renoncer à partir comme prévu dans l'Ain, à cause de la pénurie de carburant. Alors, j'ai bricolé chez moi, et je me suis promenée. J'ai d'ailleurs rencontré un joli chat qui est venu à moi et m'a invitée à m'asseoir sur un banc afin que je m'occupe un peu de lui.
Je suis aussi allée ramasser de noix chez mon amie qui a des chèvres angora. Je vous les avais montrées ICI. Les bébés ont bien grandi. C'est toujours un plaisir pour moi d'aller les voir.
Une semaine bien agréable, loin des tracas du boulot. Je suis juste dégoutée de ne pas être allée, comme prévu, avec ma soeur, à Jujurieux, visiter le musée de la soie. J'ai préféré garder mon gasoil pour retourner travailler. Comme dit mon kiné, je suis un bon élément...
Le Gerbier de Jonc est célèbre par sa forme particulière et son extraordinaire richesse naturelle et sauvage, mais aussi parce qu’il accueille à son pied les trois sources de la Loire, le plus long fleuve de France.
Site classé depuis 1933, il est par ordre d'importance le deuxième site touristique du département de l'Ardèche, après les gorges de l'Ardèche.
Il fait partie du massif du Mézenc formant une ligne de crête sur la ligne de partage des eaux entre l'Atlantique (versant sud du massif) et la Méditerranée (versant nord).
Il s'agit d'un dôme phonolitique formant un piton dont la partie supérieure est grossièrement prismée, typique d'un volcanisme de type péléen. Il est le résultat de la lente extrusion de lave trop visqueuse pour s'écouler sur les flancs du volcan et qui s'accumule au sommet de la cheminée d'alimentation. Il est daté de 8 millions d'années.
Je connais bien cet endroit, mais je voulais voir les aménagements qui y ont été faits en 2017. A savoir un parking aménagé, des chalets pour les artisans qui souhaitent vendre leurs produits régionaux.
La Maison du Gerbier de Joncs
Dans cet ancien chalet, des maquisards pourchassés ainsi que l’état-major Drôme-Ardèche de la section Atterrissages Parachutages furent hébergés en 1943.les équipes armées secrètes d’Aubenas et FTP Ardèche réceptionnaient d’importants colis sur les terrains situés à proximité. Maintenant c’est une sorte d’office de tourisme ainsi qu’une présentation de maquettes, diaporamas et films, où expliqués la géologie, le volcanisme, la naissance des Sources de la Loire et le phénomène du partage des eaux.
Si vous le souhaitez, vous pouvez cliquer sur le lien ci-dessous :
Au pied de celle-ci se trouve une œuvre d’Olivier Leroi, représentant la ligne de partage des eaux. Il a axé sa recherche sur le fleuve Loir et son parcours, imaginant une proposition faisant appel à différents médiums.
La présence d'une nappe phréatique sous le mont Gerbier-de-Jonc donne naissance à de multiples sources relativement voisines qui constituent des rus convergeant rapidement pour former un bras unique. Les cartes de l'IGN ne distinguent pas une source en particulier, mais indiquent simplement « sources de la Loire ». Le lieu bénéficie d'une faune et d'une flore très riche.
Parmi toutes ces sources, trois « officielles » ont été baptisées respectivement par les propriétaires des parcelles :
- la source « authentique », à l'ouest, juste en-dessous de la deuxième,
- la source « géographique », au centre des trois, qui se déverse dans un abreuvoir en pierre à l'intérieur de l'étable à vaches de l'ancienne ferme « de la Loire ».
- la source « véritable », ou « cadastrale », coule dans un environnement naturel et sort de terre dans un pré près de la ferme du Sagnas.
Les sources authentique et véritable ne sont distantes que d'1 km.
La plus connue est celle qui se trouve en face du Gerbier, la géographique, et c'est celle que je vous montre aujourd'hui.
A l’entrée de la maison, on la découvre et on peut la déguster. A l’intérieur, rien ne change, toujours de vieux objets d’un temps ancien et une boutique de produits régionaux, aux prix astronomiques quand on connait…
Une fois ma visite terminée je me suis arrêtée un moment à un endroit où j'avais repéré des myrtilles. Je n'en n'ai pas trouvé beaucoup et en prime elles n'étaient pas très gouteuses. Tant pis, j'ai quand même assouvi mon envie...
Pas loin du Gerbier, je me suis arrêté pour voir une chartreuse, ce sera pour la prochaine fois.
Près de chez moi, il y a un cèdre de l'Atlas. Un arbre majestueux dont on tire des huiles essentielles.
L'huile essentielle de cèdre de l'Atlas est un drainant lymphatique, lipolytique (il dissout les graisses), anti œdème, cicatrisant, expectorant et tonique du cuir chevelu. Elle est aussi utilisée pour améliorer la circulation artérielle.
Il fait aussi des pommes de cèdre. Et quand elles tombent par terre, elles se transforment parfois en jolies fleurs.
Certaines finissent en écailles qui ont servi à ma décoration de table de Nouvel An.
Avec de longues piques en bois, équipée d'un pistolet à colle, je me suis amusée à créer un bouquet de rose intemporel.
Les pommes sont devenues fleurs, les écailles ont fait office de feuilles.
Et voilà un joli bouquet original qui va certainement grandir puisque j'ai encore récupéré d'autres pommes...
Nous voici de retour à Mirmande pour la suite de la découverte des crèches.
Aujourd'hui, pas de blabla, juste des photos.
Même le coffre de certaines voitures contient des éléments de crèches...
Prendre quelques instants pour regarder cette dame souffler le verre.
Nous avons fait le tour du village. Il manque cependant le clou du spectacle. Les deux crèches géantes qui sont exposées dans l'église Sainte Foy, au sommet du village. Eh oui, à Mirmande, il y a l'église du haut et celle du bas.
Lorsque j'ai acheté le lainage pour mon châle (billet de vendredi dernier), je n'avais pas les dimensions exactes de ce dont j'avais besoin. Du coup, il m'en est resté.
Qu'à cela ne tienne, j'ai de suite trouvé qu'en faire.
J'ai doublé mon morceau avec du coton, parce que j'ai la peau très fragile et que je n'aurais pas supporté la laine directement sur le cou. De la dentelle et un ruban zig-zag, et hop ! Une écharpe pour l'hiver.
Franchement, si j'ai froid cet hiver, c'est qu'il sera vraiment exceptionnellement froid.
Mon coupon a été entièrement utilisé, dans deux styles différents.
Mi-octobre, j'étais en congé pendant une semaine. J'en ai profité pour aller au marché de Valence. J'ai trouvé un pantalon qui m'a de suite plu, et quelques stands plus loin, une petite veste parfaitement assortie.
Toutefois, je ne pouvais pas la porter tel quel. J'ai donc sorti du satin beige et une grosse dentelle assortie et je me suis mise à réaliser un petit bustier pour le mettre dessous.
Je pense que ce sera ma tenue pour Noël, puisque juste après mes achats il s'est mis à faire trop froid pour porter cet ensemble.
En tout cas, il est prêt ! Et on n'est jamais si bien servie que par soi-même.
Aujourd'hui, nous poursuivons notre visite par la grotte de Baume les Messieurs.
En plein cœur d’un site classé parmi les Plus Beaux Villages de France et Natura 2000, joyau de la reculée situé à 120 mètres sous terre, les grottes de Baume-les-Messieurs s’ouvrent sur un long couloir de 70 mètres, véritable nef d'église. Sur un kilomètre de galeries aménagées, se succèdent salles de 20 à 80 m de hauteur, une rivière et un lac souterrains.
Nous avons pu accéder à la visite, l'eau n'étant pas abondante en cette époque. En hiver, c'est impossible du fait qu'elles sont envahies d'eau (image du Net) :
Les grottes de Baume possèdent une faune importante dont certaines espèces remarquables, propres à la chaîne jurassienne.
La biospéléologie est l’art d’étudier les conditions de vie des êtres vivants dans les milieux souterrains, marins ou terrestres.
Le milieu souterrain que nous allons visiter abrite une faune particulière qui vit de manière temporaire ou permanente dans les cavités.
Les hôtes occasionnels sont nommés animaux troglophiles. Ils y trouvent des conditions appropriées pour leur nourriture, pour la reproduction ou pour l’hibernation. On les observe souvent dans la zone d’entrée des grottes. C’est le cas des chauves-souris et d’un certain nombre d’insectes et autres invertébrés.
Lors d’un comptage en février 2009, les spéléologues jurassiens ont pu dénombrer huit espèces différentes sur les cent premiers mètres de a grotte dont le grand rhinolophe, le grand murin, le murin des marais, le minioptère de Schreiber. Les grottes constituent un site privilégié pour l’hibernation des chauves-souris.
Les grandes cheminées, la température constante (environ 11° c) et la tranquillité du site en hiver, offrent de bonnes conditions pour de nombreuses espèces.
D’autres animaux cavernicoles vivent de manière permanente dans les milieux souterrains. Les parois de l’entrée de la grotte abritent selon les saisons, des araignées (Meta sp.), des opilions, des diptères, des trichoptères et des papillons troglophiles.
Parmi les animaux troglobies qui se sont adaptés aux caractéristiques du milieu : perte du système oculaire, mais allongement des organes sensoriels (antennes, pattes, soies), dépigmentation et cycle de vie plus long que les animaux de surface, on trouve des crustacés aquatiques : la crevette aveugle (Niphargus virei), le sphaéromien (Caecosphaeroma virei), les aselles (Proasellus cavatcus), un crustacé terrestre (Trichoniscoides sp.) et des insectes primitifs (collemboles, diploures)
Nous attaquons la visite par un long couloir. Imaginez qu'en hiver, il est rempli d'eau.
En avril de cette année, après des chutes de neige imprévues à cette époque, quatre-cents chauves-souris sont venues se mettre à l'abri ici. Je n'y serais pas passée, parce que je vais quand même vous faire rire, j'ai visité cet endroit alors que j'ai la phobie de ces animaux ! J'ai été tendue tout du long, regardant sans arrêt au-dessus de ma tête, complètement crispée et criant chaque fois que j'en voyais ! J'ai bien fait rire le groupe...
Dans cette première salle de soixante-dix mètres de haut, je découvre les premières chauves-souris en plein vol, tout en essayant d’imaginer qu’ici, il y a des millions d’années se trouvait la mer Thétis (voir billet précédent).
Les traces au plafond ne sont pas des peintures rupestres, ce sont les marques qu'elles font avec leurs déjections très acides.
La chauve-souris est le seul mammifère volant, de la famille des chiroptères. Elle est l’hôte des grottes de Baume les Messieurs pendant son hibernation entre le mois d’octobre et le mois de mars. Très utiles, elles mangent environ trois cents insectes lors de chacune de leurs chasses nocturnes.
La chauve-souris est intégralement protégée par la loi.
Nous avançons en se pliant, certains passages étant très bas. Heureusement, ils ne sont pas longs.
Nous arrivons dans la "salle de bal", ainsi nommée parce qu'il y a de nombreuses années, des concerts de cors étaient donnés ici. Un grand lustre éclaire la place. On y voit des roches sédimentées, un lac, des fossiles de crocodile et d'éléphant, au milieu de stalactites et stalagmites.
Pour rejoindre la dernière salle, il faut monter une cinquantaine de marches glissantes.
Après avoir admiré stalactites, stalagmites et colonnes, il est temps de faire demi-tour vers la sortie. On peut alors remarquer que la nature a besoin de peu de choses pour s'épanouir? En effet, à la lumière des lampes, fougères et mousses poussent, ce qui est un problème pour les grottes. Elles vont devoir fermer pour que les spéléologues puissent tout supprimer. C'est pour éviter cela que la grotte Chauvet en Ardèche ne se visite pas et qu'elle a été reproduite en intégralité pour les visiteurs.
La visite est terminée. Ouf ! Je dois dire qu'entre ma phobie des chauves-souris et le froid de la grotte, je languissais de sortir, même si la grotte en elle-même est magnifique. J'étais en petites chaussures et robe d'été à une température de onze degrés. J'étais frigorifiée ! Là aussi j’ai fait rire le groupe quand j’ai dit tout haut « Oh ! Mais ça caille ! »
Je vous invite à regarder ce bref film de trois minutes qui vous permet de visualiser l'endroit comme je l'ai découvert, ce sera plus parlant que mes photos :
Bon, je suis fière de moi, j'ai vaincu un moment mes peurs et affronté un ennemi !
J'espère de ce fait que vous apprécierez doublement ce billet.
Hier, je vous ai quitté(e)s dans la Cour d'honneur de la mairie de Viviers.
C'est de là que part le défilé des participants qui vont monter jusqu'au belvédère.
Je tiens à souligner que ce jour-là, il faisait trente-six degrés, il faut admirer la prestation des personnes costumées, la plupart en manches longues...
Durant deux jours, les participants déambulent dans la ville, se prêtant volontiers aux photos.
On rencontre diverses chorales et musiciens dans les rues, des conteuses, nous offrant chants, textes et musiques médiévaux.
Afin de ne pas trop vous perdre, je vous propose la suite dès demain.
Je sors un peu de ma torpeur pour vous remercier de m'avoir soutenue après le départ de ma minette d'amour. Vos messages m'ont particulièrement touchée.
Merci principalement aux deux Catherine qui se reconnaitront, qui m'ont envoyé deux gentilles cartes.
Je dédie ce message à
pour lui rendre un dernier hommage.
En août 2005 naissait en Haute-Ardèche, un petit bout de fourrure qui a de suite touché mon coeur. C'est elle qui m'a choisie, même si elle voyait à peine.
Elle a de suite conquis toute la famille dont elle devenue un membre à part entière. Déjà toute petite, elle aimait les ordinateurs. Elle était prédestinée à devenir blogueuse avec sa maman…
Elle a grandi auprès de son grand frère Opium, son grand amour.
Ils ont été inséparables pendant dix ans. Jusqu'à ce que la maladie emporte Opium.
Elle était joueuse, espiègle, adorable...
Elle adorait les tissus, principalement la dentelle et les broderies anglaises, comme sa maman. Elle arrivait toujours en courant quand je sortais la machine à coudre.
Elle aimait la nature et principalement les fleurs parfumées.
Et puis elle s'est assagie en prenant de l'âge. Elle m'a accompagnée dans toutes les joies et les malheurs de la vie, acceptant même de vivre en appartement, après avoir connu le jardin. Elle a été mon roc, mon soutien.
Puis, elle s'est mise à dormir beaucoup, et une boule est apparue au niveau de la mâchoire... Cela faisait quatre ans qu'elle avait des soucis de santé. D'abord respiratoires, puis elle a fait de l'hyperthyroïdie, et enfin un cancer. La tristesse a commencé à envahir son regard, parfois rempli de larmes. Elle souffrait malgré le CBD qu’elle prenait.
J'ai tout essayé pour l'aider. Une naturopathe pour animaux, la lithothérapie, un guérisseur, bien entendu les soins vétérinaires, mais rien n'y a fait. Ses derniers jours, elle ne quittait plus que rarement le lit, ayant toujours froid, elle restait sous la couette. Elle n'arrivait plus à manger, sa tumeur prenant de plus en plus de place. J'ai passé des heures à chercher ce qui pouvait lui plaire en matière de nourriture, souvent en vain. Et, la tumeur a éclaté, elle coulait le pue et le sang en permanence. Il était temps de prendre une terrible décision. C'est ainsi que sa vétérinaire est venue à la maison, le mardi dix mai, pour abréger ses souffrances. Je ne voulais pas que ça se passe en cabinet, elle détestait y aller. J'ai souhaité que cela se fasse dans un milieu rassurant, là où elle se sentait bien.
Elle est donc partie dans mes bras. Ce fut le dernier geste d'amour que j'ai fait pour elle. Ma fille est montée pour lui creuser sa tombe, sachant que j'en suis maintenant incapable. Elle repose au pied d'un églantier, en un lieu où nous avons passé beaucoup de temps ensemble. Elle, chassant les papillons et moi un livre à la main. La lune est apparue pour veiller sur elle, pendant qu'un magnifique coucher de soleil se levait pour lui tirer sa révérence. C'était très émouvant.
J'apprends maintenant à vivre sans elle, et c'est bien difficile. Elle a emporté dix-sept ans de ma vie avec elle. Mais elle vit encore et toujours dans mon coeur. Je ne l'oublierai jamais. Et le soir, quand la nuit est tombée, je cherche l'étoile qu'elle est devenue, parce que je sais que de là-haut, elle continue à veiller sur moi, avec Opium et tous les autres animaux que j'ai eus. Je sais qu'elle est enfin en paix, et qu'elle ne souffre plus. C'est ma seule consolation, après cette épreuve qu'elle ne méritait vraiment pas.
Je laisse donc pour la dernière fois sa signature sur le blog dont elle était co-créatrice, où elle a souvent pris la souris pour s'exprimer.
Voilà, un dernier hommage à ma princesse, mon astre solaire, comme je la surnommais. Il y aurait bien plus encore à dire, mais je ne vais pas vous ennuyer d'avantage.
Je vais essayer de revenir à la blogo. Je suis passée chez vous, mais je n'ai pas laissé de messages. Le coeur était trop lourd. Je vais faire mon maximum pour rependre mes habitudes. Promis !
Dimanche dernier, je me suis rendue au marché aux fleurs de Guilherand-Granges, au bord du Rhône, juste à côté de Valence.
Maintenant que je n'ai plus de jardin, j'ai profité de toutes ces belles fleurs, les prenant en photos.
Bien qu'aillant un tout petit balcon, j'ai craqué pour ce rosier bleu au doux parfum.
J'ai modifié le titre de ce billet qui s'appelait d'abord "Joli printemps".
Cependant, depuis dimanche, où je vous l'ai préparé, Minette est partie au Paradis des chats. Il a fallu lui donner la piqûre finale. Sa tumeur l'empêchait de manger et de recevoir ses médicaments. En prime, elle coulait le pue et le sang. Il a donc fallu se décider à prendre cette douloureuse décision. Elle ne souffre plus, mais pour moi, c'est très dur !
Je lui dédie donc toutes ces belles fleurs. J'avais préparé un billet qui paraitra dimanche, je le laisse, mais je vous annonce qu'après, je vais prendre une pause. Je n'ai pas le goût à blogger. Je vais prendre du temps pour me remettre et je reviendrai quand j'irai mieux. Ne m'en veuillez pas si je ne laisse pas de commentaires chez vous, je suis sûre que vous comprendrez.
La semaine a été remplie de balades, donc j'ai fait une belle moisson de ciels et de fleurs pour Arlette.
Place aux photos qui n'ont pas besoin de commentaires.
Samedi, je pensais faire une promenade tranquille au bord du Rhône, mais j'ai été surprise par deux lapins blancs et bleus, et beaucoup de monde autour. C'était la chasse aux oeufs...
Ma semaine de vacances est terminée. J'en ai bien profité pour me reposer, marcher, bricoler.
Demain, c'est la reprise du boulot, mais j'aurai plein de belles images en tête pour m'aider à passer le cap.
Durant mes vacances de Pâques, j'ai craqué pour une jolie robe printanière, avec une ceinture en dentelle.
L'ensemble est parfait, mais j'aurais aimé trouver une seconde ceinture comme celle-là, en blanc. Hélas, il n'y en avait pas. Mais quand j'ai envie de quelque chose...
J'ai donc fouiné dans mes boîtes à tissus et dentelles et j'ai trouvé mon bonheur. Du daim et des dentelles assorties et hop ! Quelques instants plus tard, la blanche était réalisée.
Elle est un peu plus large que la première, mais elle me convient. Je suis ravie du résultat.
Venons-en aux ciels. Lundi et dimanche, c'était gris, je n'ai donc pas pris de photos. J'ai donc commencé mardi.
Jeudi, il faisait beau, et il bruinait en même temps.
Samedi, côté Ardèche, c'était gris, bleu du côté drômois.
Une semaine sans gel, mais glaciale. Le Mistral s'est mis à souffler pour chasser les nuages, mais il était fort pénétrant. Comme on dit chez moi, ça caillait dur !!!
Belle semaine à toutes les personnes qui passeront par ici.
J'ai trouvé de branches de saule et de vigne sauvage. Sans oublier un hortensia devant une vieille maison abandonnée. Je suis repartie avec tout ça, et arrivée à la maison, j'ai fait de coeurs avec de la ficelle de lin et j'y ai ajouté mes fleurs dessus.
Avec les branches de saule :
Avec la vigne sauvage :
Tous ensembles :
Les petits ont été offerts, le grand a trouvé sa place sur ma porte d'entrée.
Comme quoi, il ne faut pas grand-chose pour créer.
De petits coeurs tout simples réalisés avec ce que dame nature nous offre.