J'en ai eu marre des sacs de courses qu'on achète en supermarchés et qui finissent pas se détériorer.
J'avais des rideaux à monogrammes "M", initiale de ma fille Manon. Comme ils ne convenaient plus aux couleurs de ma nouvelle décoration, je les ai utilisés pour créer mes propres sacs.
J'en ai fait quatre, tous doublés.
Avec une ancienne jupe qui avait beaucoup vécu, j'en ai fait un cinquième.
Ils sont bien pratiques. Je les accroche au siège des caddies lorsque je fais mes courses.
La Vergerette ou erigeron est une jolie petite vivace semblable aux Asters d’été (elles sont de la même famille), qui offre une généreuse floraison estivale, pouvant parfois se prolonger jusqu’en automne.
Ses nombreuses fleurs prennent des petits airs de pâquerettes aux couleurs tendres, parfaites pour les ambiances romantiques ou sauvages.
La vergerette annuelle, dont la fleur ressemble à celle de la camomille, peut prendre des couleurs parme en arrivant à maturité. Elle a des propriétés anti-inflammatoires, astringentes, diurétiques, anti-diarrhéiques.
Mais celle dont on va parler aujourd’hui, c’est :
La vergerette du Canada
La vergerette du Canada (erigeron canadensis), un erigeron sauvage très utilisé en phytothérapie
On doit l’origine de son nom au mot “verge” un dérivé du latin “virga” qui signifie aussi “pousse”. Si l’étymologie de la Vergerette du Canada est issue de ce mot dérivé, c’est en partie en raison à ses rameaux flexibles et souples.
Certaines histoires racontent que le nom de “Vergerette” prendrait sa source dans l’utilisation qui en était faite à l’époque : pour corriger les enfants turbulents, cette plante, avec ses rameaux souples, pouvait être utilisée comme fouet.
Cette plante peut être envahissante, pouvant atteindre un mètre de haut, mais elle regorge de bienfaits.
Elle est utilisée en herboristerie ou en phytothérapie et est consommée de diverses façons pour ses vertus médicinales. En gélules, en infusion, en poudre, en huile essentielle, en décoction, en élixir (ampoules buvables).
Ses principaux composés actifs comprennent :
Les flavonoïdes , composés de végétaux, sont responsables de ses effets antioxydants, anti-inflammatoires et antiviraux.
Les alcaloïdes , qui sont des substances chimiques qui ont des effets stimulants, analgésiques et anti-inflammatoires.
L' acide gallique est un acide hydroxybenzoïque qui possède des propriétés antioxydantes, anti-inflammatoires et antimicrobiennes.
Les tanins sont des composés phénoliques qui ont des propriétés astringentes, anti-inflammatoires et antioxydantes.
Les résines contribuent à ses effets anti-inflammatoires et antirhumatismaux.
Les parties aériennes fleuries de la Vergerette du Canada renferment également jusqu'à 1% d'huile essentielle. Celle-ci contient des composés tels que le limonène, le citronellol et l'esther de matricaria, qui possèdent des propriétés anti-inflammatoires, antibactériennes et antifongiques.
Phytothérapie – Parties aériennes
Coupez toute la partie aérienne. Mieux vaudra ramasser juste avant la floraison si possible, car si vous ramassez une fois que la plante est en fleurs, comme beaucoup d’Astéracées, elle continue à évoluer après que vous l’ayez coupée et toute la sommité peut vous faire les fameux petits plumeux ce qui va compliquer le stockage et la préparation de l’infusion.
Un aspect diurétique
La plante est principalement connue pour ses vertus diurétiques. Principalement employée pour lutter contre la rétention d’eau et les infections urinaires, elle s’avère être efficace face à l’insuffisance cardiaque ou les œdèmes. Elle aide du nettoyage des reins et la vessie en évitant la rétention d‘eau.
Une élimination de l'acide urique
L’acide urique est un produit dit “de déchet” qui doit, normalement être éliminé automatiquement par le corps. Toutefois, il peut arriver que ce ne soit pas le cas. Dès lors, l’accumulation d’acide urique dans le sang peut entraîner des problèmes de santé comme des inflammations articulaires, de problèmes de goutte, des risques de maladie coronarienne, d’AVC, d’insuffisance rénale et d’hypertension artérielle.
Il est conseillé de consommer cette plante afin diminuer les risques et les douleurs liés à des problèmes d’articulations d’origine chronique ou inflammatoire.
Un pouvoir astringent
Une plante aux pouvoirs astringente est une plante qui resserre et assèche les tissus pour faciliter la cicatrisation. Elle est donc efficace pour calmer les diarrhées incontrôlées.
La vergerette du Canada est aussi connue pour être un bon digestif.
Emploi
Conseils d'utilisation / Posologie courante
- En infusion : 30 à 40 g de plante séchée pour 1 L d'eau froide, faire bouillir puis laisser infuser 10 min, boire 2 à 3 tasses par jour.
- En teinture-mère ou extrait fluide : 30 à 40 gouttes 3 fois par jour dans un peu d'eau.
- Gélules de poudre totale micronisée.
Il est recommandé de consulter un professionnel de la santé avant d'utiliser la Vergerette du Canada, en particulier si vous êtes enceinte, allaitante ou si vous avez des problèmes de santé. Appartenant à la famille des Astéracées, la plante est aussi contre-indiquée aux personnes allergiques à cette forme de plantes.
Autres utilisations
Les propriétés astringentes des plantes liées aux tanins sont connues depuis des millénaires et étaient déjà utilisées pour renforcer le cuir des vêtements.
Elle est aussi souvent utilisée pour soigner les chevaux (en anti-inflammatoire et en diurétique, contre les rhumatismes et les douleurs articulaires)
En cuisine
l’aster annuel et la vergerette du Canada sont comestibles
Elles peuvent être consommée crue ou en les mélangeant avec de la salade. Les tiges peuvent aussi être cuites et préparées à la vapeur. Les jeunes feuilles peuvent être cuites en légumes, ou en tempura assaisonnées de sésame. Elles ont un goût épicé qui rappelle le poivre. On peut y trouver aussi une petite saveur de poivron ou d’estragon. Goûtez une feuille et vous vous rendrez compte de sa puissance !
C’est donc en petites quantités qu’on va utiliser la vergerette du Canada, comme une plante aromatique.
Les boutons floraux et les fleurs sont également comestibles.
Cuite, la plante perd de son piquant. Mais de cette manière vous pouvez en manger en plus grande quantité. Vous pouvez par exemple en faire cuire dans un mélange de légumes ou préparer quelques pousses à la vapeur pour les servir avec une béchamel par exemple.
Quelques idées de préparations à la vergerette du Canada :
Sauce froide au yaourt ou à la crème
Pesto
Beurre aux herbes
Fromage blanc aux herbes
Dans une salade composée
Pour parfumer des légumes, des céréales, du poisson ou un écrasé de pommes de terre, des gratins, quiches, etc.
Quelques recettes
(A retrouver dans mes albums, à gauche)
J’avoue que cette plante fait des miracles chez moi. Lorsque j’ai des crises au niveau de mes épaules, j’en fais une infusion et cela me calme mieux que tous les opioïdes que les médecins m’ont prescrits. Rien ne me calme plus que la vergerette du Canada, et c’est bien plus sain que l’allopathie ! La tisane a un petit goût d’artichaut.
Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on ne s'est pas ennuyés avec le ciel cette semaine. Si elle a commencé par du bleu, cela a rapidement changé. D'une heure à l'autre on passait du gris au bleu, puis du bleu au gris, sans oublier des averses de pluie.
Bref, rien de fantastique, mais beaucoup de changements...
Le pourpier commun (Portulaca oleracea L.), aussi appelé porchane, porcellane ou pied de poulet est une plante appartenant à la famille botanique des Portulacaceae (Brassicaceae). Originaire d’Asie occidentale, cette plante est aujourd’hui produite en Europe. Elle propose des fleurs jaunes et des fruits sous la forme d’une capsule à ouverture équatoriale. Nous utilisons essentiellement les parties aériennes de la plante en cuisine et en phytothérapie. Ce légume ancien, considéré comme une salade, possède un goût acidulé unique.
C’est une plante potagère oubliée, qui revient sur le devant de la scène. En effet, ses intérêts nutritionnels et ses bienfaits sur la santé en font l’une des stars de l’été (mais pas que). En effet, le pourpier est disponible tout au long de l’année, hormis en hiver. Ce légume d’antan appartient au régime crétois en raison de sa richesse en caroténoïdes, en polyphénols ainsi qu’en acides gras essentiels oméga 3.
Phytothérapie – Parties aériennes
Le pourpier se distingue par une composition nutritionnelle très riche. En effet, il est l’un des rares légumes à renfermer des acides gras polyinsaturés sous la forme d’oméga 3 et oméga 6. La plante contient d’importantes quantités de vitamine A, C, E et quelques-unes du groupe B (B1, B2, B3 et B9). À cela s’ajoute une excellente composition minérale avec du potassium, du magnésium, du calcium, du phosphore, du cuivre, du sélénium et du fer en quantités.
Il contient de l’acide oxalique (et quelques autres acides organiques comme l’acide citrique, l’acide malique ou l’acide fumarique), des polyphénols (acides phénoliques et flavonoïdes), des caroténoïdes, des alcaloïdes, de l’adénosine ainsi que des polysaccharides.
Effets neuro protecteurs
La plante est antioxydante en raison de sa teneur en polyphénols. Le pourpier protège les neurones ainsi que les tissus nerveux. À ce titre, il s’utilise dans la prévention des lésions cérébrales provoquées par certaines maladies et par l’excès de radicaux libres dans l’organisme. Il protège le cerveau et ses fonctions des facteurs environnementaux qui peuvent affecter ses systèmes.
En d’autres termes, les propriétés antioxydantes majeures du pourpier contribuent à lutter contre les effets néfastes des radicaux libres dans l’organisme. Ces derniers, lorsqu’ils sont présents en excès, altèrent et endommagent les cellules (y compris les cellules nerveuses). Ils provoquent leur vieillissement précoce et accéléré, et peuvent à ce titre favoriser le développement de troubles ou de maladies. Le pourpier protège notre corps et notre système nerveux de ces méfaits. Dans une même mesure, le pourpier offre une protection accrue des dommages causés à l’ADN par les radicaux libres.
Diabète et cholestérol
Certains scientifiques ont reconnu l’intérêt antidiabétique de cette plante potagère. En effet, utilisé comme médication naturelle, le pourpier semble agir sur l’insuline et les lipides sanguins des sujets obèses et/ou diabétiques.
L’administration de pourpier contribue à l’augmentation de l’albumine et du bon cholestérol (HDL). Et ce, au détriment du mauvais cholestérol (LDL) ainsi que des triglycérides sanguins. Le taux de glycémie est aussi impacté de façon bénéfique par les principes actifs du pourpier, en plus de quelques autres indicateurs. Par ailleurs, la prise d’extraits de pourpier protège les vaisseaux sanguins des inflammations et autres complications liées au diabète. On dit de cette plante qu’elle est indiquée en cas d’hypercholestérolémie et d’hypertriglycéridémie.
Antioxydant
Le pourpier est une plante antioxydante par nature. La présence de certains composants dans ses parties aériennes en témoigne, comme les acides phénoliques, les flavonoïdes, les caroténoïdes ou encore, les vitamines E et C. Les extraits aqueux de la plante limitent la dégradation des cellules de l’organisme provoquée par la présence de radicaux libres, protégeant également les cellules du stress oxydatif et de ses effets néfastes. Le pourpier protège des effets négatifs des radicaux libres sur la santé. Vieillissement cellulaire précoce, développement de pathologies cardiovasculaires, etc.
Antimicrobien, antifongique et antibactérien
Les principes actifs du pourpier semblent agir sur les infections d’origine bactérienne, fongique et microbienne. Les parties aériennes de la plante sont riches en polysaccharides pectiques. Ces éléments agissent contre les virus et autres agents infectieux en bloquant leur entrée dans l’organisme. Les extraits de la plante sont efficaces face aux bactéries, mais également face à certains champignons et microbes.
Actions sur le cancer
Les chercheurs ont estimé possible de lutter contre la maladie grâce à ses extraits. Les études conduites à ce jour montrent que les extraits de pourpier réduisent les effets néfastes de certains radicaux et autres éléments qui ont pour habitude d’encourager la prolifération des cellules cancéreuses dans l’organisme.
Les polysaccharides présents dans la plante empêchent la désagrégation des globules rouges sous l’influence des radicaux libres. Ce sont donc les propriétés antioxydantes du pourpier qui s’illustrent dans la recherche contre le cancer.
Les autres bienfaits du pourpier sur la santé
Les extraits de pourpier peuvent avoir des effets bénéfiques en cas de lésions hépatiques graves. Les principes actifs de la plante contrent l’effet de certaines substances nocives pour le foie.
Dans un autre registre, il est intéressant de souligner les bienfaits anti-inflammatoires de cette plante. En effet, par voie topique (appliqué à la surface du corps), le pourpier présente une activité anti-inflammatoire et analgésique majeure. Sa consommation peut également réduire les inflammations vasculaires.
La plante possède des effets émollients liés aux mucilages qu’elle contient. Cela lui permet de prévenir la constipation et lutter contre les sensations de brûlure digestives.
Enfin, le pourpier est souvent présenté comme l’un des rares légumes à proposer une composition nutritionnelle aussi riche. Celle-ci est si intéressante qu’elle mérite d’être soulignée, notamment en ce qui concerne les apports en acides gras (oméga 3 et 6), en vitamines C et E ainsi qu’en minéraux. En raison de sa teneur en vitamine C et en autres nutriments, le pourpier apporte un grand soutien à notre système immunitaire. Ses vitamines (essentiellement celles du groupe B) sont d’une grande utilité pour l’équilibre nerveux.
Utilisation
On peut le consommer frais, et on peut aussi profiter de ses bienfaits en l’utilisant sous forme de complément alimentaire. Dans ce cas, il faut prendre soin de choisir un produit de qualité issu de l’agriculture biologique et d’une extraction respectueuse de sa composition. Enfin, il est aussi possible de trouver et d’utiliser le pourpier sous la forme de feuilles séchées.
Le pourpier est un aliment sécuritaire qui n’est déconseillé qu’aux personnes qui ne le digèrent pas, ce qui est relativement rare. Tout le monde peut le consommer frais ou sous la forme d’un complément alimentaire. Les différents modes d’administration de cette plante et de ses extraits sont sécuritaires et n’impliquent pas d’effets secondaires particuliers. Il reste toutefois utile de solliciter un avis médical avant de débuter une cure de pourpier ou de tout autre végétal.
En cuisine
Parmi les variétés potagères, vous pourrez tester le pourpier vert, le plus classique, le très lumineux pourpier doré à larges feuilles, le pourpier d’hiver Claytone de Cuba, aux feuilles un peu plus imposantes et en forme de cuillère (qui est en réalité une cousine de la même famille que le pourpier). Le pourpier sauvage se trouve quant à lui naturellement dans les lieux incultes, les bords de chemin, mais aussi les pelouses et potager.
Le pourpier peut se consommer frais, comme toute autre salade. Son goût croquant, légèrement acide et salé fait du pourpier un excellent ajout aux salades, soupes (attention, cuit, il perd certaines de ses propriétés) et sandwiches. On l’associe souvent à d’autres crudités : cru, il nous fait profiter de l’ensemble de ses nutriments et principes actifs. Le pourpier se marie particulièrement bien avec les tomates, les salades, le fenouil et le céleri. Il peut aussi s’associer aux agrumes et au melon pour ses apports en vitamine C et en fer.
On peut aussi l’incorporer dans divers plats chauds pour apporter de la texture et du vert dans divers plats : omelettes, risottos, farces, quiches, gratins, samossas, etc.
Il peut aussi simplement être finement ciselé à la dernière minute sur un plat, pour apporter une petite touche de décoration et de croquant.
Au jardin
Cette plante est résilience à la sécheresse. Elle prospère avec un minimum d'eau, ce qui en fait un choix de jardin durable. Tout en améliorant la santé du sol : Ses racines profondes aident à aérer le sol compacté et sa décomposition ajoute de la matière organique précieuse.
Il pousse facilement sans besoin de pesticides ou d'engrais et est naturellement résistante aux ravageurs. Il attire les pollinisateurs : ses fleurs attirent les abeilles et les papillons, améliorant la pollinisation de votre jardin. C’est un couvre-sol efficace, supprimant les mauvaises herbes, retenant l'humidité du sol et prévenant l'érosion en formant un couvre-sol naturel.
Il existe un nuancier de couleurs très large de pourpiers ornementaux. Vous en trouverez des blancs, des jaunes, des bicolores – fuchsia, mauve ou orange à cœur jaune, des presque bleus ou, rose vif à cœur jaune.
Loin d’être une mauvaise herbe, le pourpier est très intéressant en phytothérapie et pour la cuisine. Personnellement, j’adore le manger en salade, avec des tomates.
Voici quelques recettes à base de pourpier que je glisse aussi dans les albums de recettes (colonne de gauche).
J’espère vous en avoir appris un peu plus sur le pourpier.
Quand j'ai repeint mes murs, j'ai enlevé un miroir et je n'ai pas eu envie de le remettre, ne voulant pas percer ce que je venais de peindre.
Il m'est alors venu l'idée de faire comme un trumeau avec des éléments que j'avais à ma portée. Deux petits cadres en bois que ma fille avait réalisés il y a quelques années en CAP de menuiserie.
Un petit miroir de chez A.....
Un petit fronton, cadeau de Mireille.
J'ai acheté des tasseaux et du contre-plaqué pour le fond, ainsi que quatre pieds en bois. J'ai fait mon montage sur le sol avant de tout mettre définitivement en place. J'ai ajouté des moulures que j'ai collées sur les tasseaux pour faire plus joli.
Voilà le résultat final. J'ai ajouté des petites formes en laiton sur les côtés, sur le bas, une plaque qui m'a été offerte par une copinaute (Anita si mes souvenirs sont bons) sur laquelle j'ai collé un charm à mon initiale. Sur le cadre du haut, le petit miroir surmonté du fronton.
Il est volontairement penché, comme une psyché, afin que je puisse me regarder lorsque je choisis mes vestes ou manteaux qui se trouvent dans le placard, juste à côté, sachant que j'ai peu de recul pour me voir dedans, puisqu'il est dans le couloir, en face d'une armoire. C'est d'ailleurs pour cela que j'ai eu du mal à faire les photos...
J'avoue que cela n'a pas été des plus simples à réaliser, parce que l'ensemble est plutôt lourd au final. Mais je suis contente du résultat.
Le hêtre est un arbre indigène de l’Europe. Il est réputé pour la qualité de son bois qui est employé pour le chauffage ou pour fabriquer des meubles. Il sert aussi à fumer les aliments. Il possède également des propriétés médicinales et s’apprête à de nombreuses utilisations.
Comme le châtaignier et le chêne, le hêtre appartient à la famille des Fagacées.
Le hêtre est un arbre majestueux qui peut facilement s’élever jusqu’à 30 – 35 mètres de hauteur. Le tronc d’un hêtre centenaire atteint couramment 2,5 m de circonférence.
La feuille dehêtreressemble à celle ducharme. Pour les différencier, il faut savoir que celle de hêtre a des poils en bordure, contrairement au charme qui n’en n’a pas.
Phytothérapie – Ecorce, bourgeons, feuilles
Depuis la nuit des temps, le hêtre a été utilisé pour soigner divers maux
Dans le domaine de la médecine traditionnelle, cette essence était connue pour ses vertus curatives exceptionnelles. Son bois était carbonisé pour fournir un charbon aux propriétés bactéricides et potentiellement antituberculeuses.
L’herboristerie et la phytothérapie d’antan intégraient le fruit du hêtre dans de nombreuses solutions pour prévenir et soigner certaines pathologies. Écrasée ou bouillie, la faîne permettait d’obtenir un beurre aux vertus parasiticides et vermifuges.
Pour soigner les douleurs aux gencives et les gerçures aux lèvres, il était recommandé de mâcher des feuilles de hêtre.
Jadis, la médecine traditionnelle prescrivait la décoction de feuilles de cet arbre pour soigner les brûlures et les engelures. Ces feuilles étaient souvent directement appliquées sur les affections cutanées.
L’eau stagnante dans les parties creuses du tronc du hêtre était autrefois recueillie. Elle servait à soigner les escarres, tant chez les humains que chez les animaux.
En Grèce, le hêtre était utilisé depuis des millénaires dans le cadre de la gemmothérapie pour atténuer les problèmes rénaux.
Propriétés et bienfaits du hêtre sur la santé
L’écorce de hêtre
Connue pour ses propriétés astringentes, l’écorce de hêtre est employée comme fébrifuge pour faire baisser la fièvre. En herboristerie, elle est cueillie au mois de février sur les jeunes rameaux de 2 à 3 ans et séchée. Elle est alors prescrite en décoction.
Cette écorce peut également être carbonisée et transformée en poudre. Grâce à ses puissantes vertus antiseptiques intestinales, cette poudre est indiquée pour le traitement de la diarrhée ou la gastro-entérite. En usage externe, elle permet de soigner le rhumatisme, les pathologies cutanées persistantes (eczéma ou psoriasis), la goutte et les hydropisies. Cette poudre détient, en outre, des propriétés antiseptiques et anti-inflammatoires. En décoction, elle permet d’atténuer les inflammations de la peau, les démangeaisons et contribue à la désinfection des plaies.
Contenant des tanins, l’écorce du hêtre possède aussi des propriétés vermifuges. Elle représente ainsi un allié précieux pour combattre les vers parasites de l’intestin.
Cette partie du hêtre commun est, en outre, reconnue pour ses vertus désinfectantes respiratoires.
La feuille de hêtre
À l’instar de son écorce, la feuille de hêtre renferme des tanins qui lui confèrent des vertus vermifuges.
Grâce à ses propriétés anti-inflammatoires, la feuille de hêtre aide à traiter les plaies et les prurits cutanés.
La décoction de feuilles de hêtre aide à atténuer les chocs moraux, à réduire les sensations de fatigue physique ou psychique et à traiter certaines affections neurologiques, telles que la maladie d’Alzheimer.
Pour soigner les ampoules, les excoriations et les enflures, les feuilles de hêtre sont directement appliquées sur les zones concernées.
En gemmothérapie
La gemmothérapie et l’herboristerie recourent aux bourgeons de hêtre pour soigner de nombreuses pathologies.
Ces bourgeons détiennent des propriétés régénérantes et dynamisantes. Ils interviennent favorablement au niveau des reins. La consommation de ces bourgeons permet aux personnes souffrant de calculs rénaux ou de sclérose rénale de regagner leur mobilité et leur réactivité. Leurs principes actifs stimulent la sécrétion de l’urine et aident à éliminer les toxines présentes dans le sang, telles que l’acide urique, la créatinine, le cholestérol et l’urée.
Comme ils activent les processus de nettoyage de l’organisme, les bourgeons de hêtre exercent un effet positif dans le traitement de problèmes articulaires dus à un excès d’acide urique. Ils sont recommandés aux personnes sujettes aux gouttes.
Leur efficacité a été maintes fois reconnue pour renforcer le système immunitaire, maintenir une cholestérolémie normale et soulager l’allergie printanière.
Les bourgeons de hêtre sont aussi indiqués en cas de colibacillose, d’inflammations récurrentes et de maladies infectieuses.
Pour l’alimentation
Les jeunes feuilles
En marge de leurs propriétés médicinales, les feuilles de hêtre détiennent des vertus gustatives. Particulièrement riches en glucides et en lipides, elles peuvent être consommées crues en salade, leur saveur étant proche de celle du chou, légèrement acidulé. Elles peuvent aussi être cuites au beurre.
Les faînes (les fruits)
Elles ont un goût de de noisette, et contiennent des lipides. Les boques se ramassent fin septembre, quand elles tombent au sol. En les ouvrant, on découvre le fruit sec en préparation. Il y en a deux-trois par bogue. Ils doivent être marron pour pouvoir les consommer. Il vaut mieux enlever la petite peauqui peut donner des maux de tête en les faisant tremper ou en les torréfiant à la poêle.
On peut aussi en faire de l’huile. Grâce à sa richesse en glucides et en lipides, la faîne contenant environ 40 % de matières grasses, elle fournissait à la pression une huile alimentaire non rancissant qui pouvait aussi servir pour l’éclairage.
Les hommes consommaient les faînes depuis l’ère préhistorique. Ce fruit servait d’aliment d’appoint en période de disette. Il était bouilli, comme des châtaignes, ou broyé pour obtenir un beurre ou encore transformé en farine. Aujourd’hui, les faînes sont grillées et servent d’amuse-gueule en apéritif ou de garnitures de salades.
Les faînes présentent un important intérêt culinaire. Elles peuvent fournir une huile comestible qui se conserve longtemps et qui se bonifie au fil des années. Les résidus issus du processus de fabrication d’huile alimentaire sont destinés à l’alimentation animale, notamment pour ceux de basse-cour, mais ils sont déconseillés pour les chevaux.
Consommées en trop grande quantité, les faînes peuvent être légèrement toxiques. Elles contiennent une substance appelée « fagine » qui est susceptible de provoquer des nausées, des diarrhées, des crampes ou des troubles intestinaux en cas d’excès d’absorption.
L’écorce interne
Aussi appelée liber ou seconde écorce, l’écorce interne du hêtre est comestible. Il est mangé sous forme de bouillie ou transformé en farine pour faire du pain. Autrefois, il faisait partie des aliments de survie pour les habitants des zones rurales et aidait ceux-ci à faire face aux menaces de disettes.
En Scandinavie, la sciure de hêtre était bouillie et séchée au four. Après ces étapes, elle était pulvérisée, puis mélangée avec de la farine pour fabriquer du pain.
L’écorce interne du hêtre était transformée en farine, puis en pain ou sous forme de bouillie et qui était dédiée à la consommation humaine. L’écorce et le fruit de cet arbre figuraient parmi les aliments de survie des habitants de certaines campagnes européennes lors des périodes de disette.
Aux États-Unis et à l’est du Canada, les Amérindiens mangeaient des faînes crues ou cuites. Parfois, ils les écrasaient et les ajoutaient aux gâteaux ou à la pâte à pain.
Le bois de hêtre
De nombreux aliments peuvent être fumés au bois de hêtre
Hêtre : contre-indications
Les contre-indications relatives à la consommation du hêtre et de ses dérivés concernent essentiellement ses fruits. Comme mentionné plus haut, ces dernières peuvent engendrer différentes maladies s’ils sont ingérés en grande quantité.
Par ailleurs, le hêtre est proscrit, sous n’importe quelle forme (infusion de feuilles, décoction ou poudre d’écorce, macérât de bourgeons) aux femmes enceintes et allaitantes et aux enfants de moins de 3 ans.
Quelques recettes
Comme d’habitude, je ne vous mets que des recettes végétariennes. Vous pouvez en trouver d’autres sur le Net, il y en a quelques-unes avec le fumage de viandes ou de poissons au bois de hêtre.
Une semaine qui a commencé par de la grisaille et du brouillard.
Puis, mardi, on y a cru. Le soleil a refait son apparition, montant les températures à vingt-huit degrés.
Un joli ciel rose, mercredi, au coucher.
Puis du bleu léger et des températures lourdes.
Jusqu'à la fin de semaine, où il a eu envie de prendre à nouveau un peu de repos.
Gris et chaleur lourde. Quelques pluies chargées de boue.
Dimanche après-midi, on a eu un léger bleu au milieu du gris, permettant une promenade. Et le soir, la pluie a fait son retour.
Je termine ce billet avec mes orchidées qui sont toujours en fleurs. J'ai rentré un bouquet de pivoines que j'ai acheté et qui est venus rejoindre les roses de la semaine précédente qui ont vraiment bien tenu.
Le petit bouquet de fleurs sauvages du dimanche.
Belle semaine. En espérant que le soleil ait fini de préparer ses rayons...
Le quatorze mai, c'était l'anniversaire de Babeth. Pour elle, j'ai réalisé trois petites pochettes qu'on peut glisser dans son sac ou dans sa valise.
J'ai choisi un tissu discret, blanc avec des petits triangles de ci, de là, de la doublure satin et j'ai posé des napperons et de la broderie anglaise sur chaque pochette.
La plus grande :
Une plus petite :
Et la troisième :
Les trois ensembles :
Un petit cadeau qu'elle a reçu bien après son anniversaire, puisqu'elle était alors chez sa fille, attendant la naissance du bébé de cette dernière.