Continuité
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13 septembre 2021

Ciels du lundi 37

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Une nouvelle semaine débute. J'espère que vous allez bien.

Le lundi, c'est le ciel pour Arlette, mais avant de commencer, un grand merci à Brigitte, pour la superbe carte qu'elle a créé pour mon anniversaire. Un magnifique bouquet de roses ! 

 

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Passons maintenant aux ciels de la semaine. Nous avons eu du beau temps, du bleu et du chaud.

 

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En fin de semaine, quelques nuages, et un magnifique lever de soleil qui nous annonçaient un peu de pluie pour le lendemain. Mais cela n'a pas duré, le bleu a fait son grand retour, le week-end, pour mon plus grand plaisir.

 

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Je n'ai pas fait beaucoup de photos, ayant eu une semaine très occupée en rendez-vous, mais l'essentiel est là.

Pelin de bisettes, prenez soin de vous.

 

C

 

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17 septembre 2021

Le Puy en Velay - Le Grand Séminaire

Le Grand Séminaire (1)

 

 Poursuivons la visite du Puy en Velay, si vous le voulez bien.

 

Le Grand Séminaire (2)

 

Au sortir de la cathédrale, je suis passée devant le camino. Ouvert en 2012 pour accueillir les pèlerins en partance pour Saint-Jacques-de-Compostelle, le Camino s'ouvre aussi au grand public, grâce à une exposition permanente consacrée à l'expérience du chemin de Saint-Jacques, ainsi qu'à son paisible jardin. C'est un lieu de renseignement, de découverte, propice à une pause-café.

C'est sous l'impulsion de Monseigneur Henri Brincard, ancien évêque du Puy-en-Velay, que le Camino est créé. D'abord pour accueillir les 25 000 à 30 000 pèlerins qui prennent chaque année le départ du chemin de Saint-Jacques depuis la cité ponote. Depuis son ouverture en 2012, le Camino renseigne par exemple les pèlerins sur les gîtes disponibles et organise aussi des moments de rencontre entre marcheurs dans une salle dédiée. Mais cet espace propose aussi depuis mai 2016 un parcours qui permet au grand public de mieux comprendre l'expérience que représente ce pèlerinage. L'exposition est installée dans les étages et les sous-sols de l'ancien hôtel particulier, et l'esprit initial des lieux a été conservé avec ses boiseries, ses pierres et ses peintures murales. Des témoignages audio et des vidéos retracent le parcours de plus de 1500 kilomètres qui relie le Puy-en-Velay à Saint-Jacques-de-Compostelle. De nombreux messages sur des panneaux de bois rappellent aussi les étapes de ce parcours spirituel (la souffrance, la fraternité etc.). Et parmi les objets exposés, on trouve une crédencial impressionnante, celle de Jean-François Aillet. Le carnet de ce pèlerin est tamponné des deux côtés et fait 10 mètres de long. Ce grand marcheur a en effet parcouru près de 15 000 kilomètres à pied, dont 5000 le long des chemins de Saint-Jacques. Le Camino attire aussi des visiteurs qui ne s'intéressent pas forcément au pèlerinage, mais viennent chercher un lieu de verdure et de calme dans la vieille ville du Puy-en-Velay, à l'ombre de la cathédrale. C'est le cadre du Café des pèlerins, également installé dans cet ancien hôtel particulier. J'avoue, je ne l'ai pas visité, mais je le mentionne ici pour les personnes qui pourraient être intéressées.

 

Présentation1

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Je suis passée par la Rue Saint-Georges, traversant une terrasse inférieure, autrefois cultivée de vignes et occupée par de très anciennes églises, l’ancien cœur paroissial du Puy en Velay.

 Elle est actuellement entourée des bâtiments du Grand Séminaire et de sa chapelle, de la porte Saint-Georges et d’hôtels particuliers remarquables comme le logis de Pierre Triollenc et l’hôtel des Dauphins de Viennois ou hôtel Grateloup, dont le passage voûté conduit à la cathédrale.

 

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Le Grand Séminaire se dresse au fond d’une petite place. Du Moyen-Age à la fin du XVIIème siècle, trois églises romanes du XIème siècle occupaient cette partie du quartier cathédral, près des fortifications et de Saint-Georges. Du nord au sud, les collégiales Saint-Agrève et Saint-Georges, l’abbaye Saint-Vozy. Elles étaient construites avec de nombreux éléments antiques et leur vocable évoquait les premiers temps chrétiens. Saint-Georges est le légendaire fondateur de l’église du Puy en Velay, Saint-Vozy est considéré comme son premier évêque et Saint-Agrève serait l’un de ses successeurs. Elles possédaient chacune leur assemblée de chamoines et leur cimetière. Par leur ancienneté et leur rôle, elles jouissaient d’un grand prestige et participaient à la vie spirituelle et matérielle du quartier : une école était associée à Saint-Agrève, Saint-Vozy (probablement la plus riche et la plus ancienne) abritait jusqu’à sa destruction au XIXème siècle les tombeaux des évêques du Puy.

 

Le Grand Séminaire (7)

 

Le Grand Séminaire, et la chapelle Saint-Georges datent des XVIIème et XVIIIème siècles. En 1652, l’abbé Jean-Jacques Olier fonde le séminaire du Puy, ainsi que celui de Saint-Sulpice à Paris. Provisoirement installé au pied des grands escaliers de la cathédrale, le centre de formation religieuse fut édifié à la fin du XVIIème siècle, à l’emplacement des églises Saint-Agrève et Saint-Georges. Une première aile fut construite à l’est, sur le rempart de la ville. Sa limite supérieure se distingue encore dans la maçonnerie alors que les jardins cachent des vestiges de fortifications. Jusqu’au XIXème siècle, l’établissement prend de l’ampleur aux dépens de l’église Saint-Vozy. Deux ailes supplémentaires lui donnent sa forme actuelle en U. A la révolution, Saint-Vozy, en ruine, est vendue comme bien national, puis démolie par son propriétaire.

La chapelle du Gand Séminaire résulte de la reconstruction partielle de l’église Saint-Georges entre 1706 et 1709. De l’église romane, elle n’a conservé que l’abside semi-circulaire. En 1749, la construction s’achève par une façade classique, encadrée par deux clochers surmontés de flèches couvertes de tuiles bourguignonnes vernissées. L’emplacement des clochers et les tuiles colorées font l’originalité de la chapelle et permettent de la distinguer sur toutes le vues photographiques de la ville haute.

La construction du Grand Séminaire et sa chapelle a bouleversé le parcellaire médiéval observable dans le reste du quartier cathédral. Ce sont en revanche des lieux où la tradition d’accueil se perpétue, incontournables pour les pèlerins contemporains. Il n’est pas ouvert aux visiteurs. J'ai choisi cette photo du Net pour vous le montrer en entier..

 

Le Grand Séminaire (8)

 

De la place, on voit surtout la chapelle.

 

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Le Grand Séminaire (10)

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Au sortir de la Rue Saint-Georges, une église dont je n’ai pas trouvé le nom.

 

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Un peu plus loin, j’ai trouvé une ancienne échoppe de dentellière où j’ai passé un long moment. Elle est un peu plus éloignée de la cathédrale par rapport aux autres magasins, mais elle vaut le détour. Elle est tenue par une dame de quatre-vingt-douze ans, qui fait de la dentelle depuis qu’elle a six ans. A la fin de l’été, elle prendra sa retraite, sans que personne ne prenne la relève. Ses plus belles pièces partiront dans des musées, mais elle ne sait pas ce qu’il adviendra du reste, à son grand désespoir. Ah ! Si j’avais été à retraite… Nous reviendrons ici pour un autre billet, si vous le voulez bien. Je vous montrerai ses trésors…

 

Le Grand Séminaire (14)

 

Au sortir de là, j’ai fait demi-tour et j’ai repris la direction de la cathédrale, en passant par derrière.

 

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Je suis arrivée devant le baptistère Saint-Jean qui date de la fin du Vème siècle.

 

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Situé face à l’entrée du clocher de la cathédrale, le baptistère Saint-Jean date du début du XIe siècle et servait, jusqu’à la Révolution, de lieu de cérémonie. Les enfants des paroisses du Puy étaient effectivement baptisés sur place. Son portail et les lions stylophores d’inspiration lombarde attirent le regard. Fermé le matin, j’ai pu le visiter en fin de journée.

Il fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 18401, date de la première protection de ce type en France.

 Le baptistère a été construit dès la fin du Vème.- VIème siècles, au nord de la cathédrale, sur un site romain occupé par une terrasse aménagée pour l’édification du sanctuaire romain. Le plan actuel, rectangulaire à abside, a été déterminé dès le premier état, seule une partie d'élévation et les aménagements intérieurs ont été progressivement modifiés, individualisant des espaces distincts correspondant aux évolutions de la liturgie baptismale et aux différents usages. La nef de la première construction était rythmée d’arcatures. Au centre a été mise au jour la cuve à piscine octogonale attestant l’ancienneté de la fonction baptismale. Au cours des VIIIème et IXème siècles, le décor sculpté a été complété par des stucs et des peintures. Les premières modifications structurelles et liturgiques à partir du Xème siècle, les embellissements du XVIIIème, et les restaurations du début du XXème siècle dissimulaient ces étapes indispensables à la compréhension d’un monument exceptionnel en Gaule, conservé en plan et partiellement en élévation, au sein d’un vaste groupe épiscopal a été précisée grâce aux comparaisons avec des ensembles similaires en Europe.

Depuis 2004, cet édifice fait l’objets de plusieurs études qui s’inscrivent dans le cadre d’un projet collectif de recherche regroupant une quinzaine de spécialistes (archéologues, historiens de l’art, historiens, archivistes, architectes) qui tente de restituer l’histoire de ce monument par l’étude des archives, du bâtiment actuel et des vestiges qu’il renferme dans son sous-sol.

 

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En poursuivant mon chemin, je suis passée devant l’hôtel de la Prévôté de Notre-Dame, construit au début du 16ème siècle à l'emplacement de bâtiments plus anciens dont il subsiste un portail roman. L'intérieur contient de nombreux éléments architecturaux et décoratifs remontant à la fin de l'époque médiévale (escalier à vis, pièces voûtées, baies moulurées, ferronneries), aux XVIIème-XVIIIème siècles (menuiseries, cheminées, sols, plafonds à la française), et XIXème siècle (chapelle). L'hôtel en totalité, y compris les décors intérieurs (escalier en vis, pièces voûtées, cheminées, sols en tomettes, vitraux), la cour, le jardin et le mur de clôture avec son portail roman sont protégés.

 

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J’ai continué mon chemin sous le porche Saint-Jean qui protège l’accès nord du transept de la cathédrale. Construit au XIIème siècle, il présente un arc surbaissé et légèrement brisé qui protégeait l’entrée des rois et des princes. La porte que ceux-ci empruntaient est toujours en place.

 

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C’est à ce moment que je suis passée devant l’entrée du cloître dont je vous ai parlé la dernière fois, et j’ai pris la direction de la statue que vous voyez ci-dessous.

 

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Nous la rejoindrons dans le prochain billet, si vous voulez toujours bien me suivre…

A très vite donc.

 

Gros bisous

 

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23 septembre 2021

Le mystérieux carré magique ou Sator

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Suite à mon billet d’hier, vous avez été plusieurs à me demander des explications sur le carré magique que l’on trouve dans la cours du Temple de Diane, à Aiguilhe.

 

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Lors de travaux de réfection de la chapelle Saint-Michel menés en 1851, le peintre restaurateur Anatol d’Auvergne réalisait une étonnante découverte. Sous l’enduit à la chaux de 1823, dans l’embrasure de la fenêtre sud de la tribune de la chapelle, il retrouvait un curieux carré en plâtre.

 Un petit carré d'une dizaine de centimètres de côté, en plusieurs morceaux. Dessus, deux mots restaient lisibles : « rotas » et « opera ». Il n'en fallait pas plus pour l'identifier : il s'agissait d'un « carré magique » ou « carré Sator ».

 

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Des carrés comme celui-ci, ont été retrouvés dans différents sites à travers le monde : à Pompéi, en Syrie… Ils sont composés de cinq mots de cinq lettres (sator, rotas, tenet, opera, arepo) dont la particularité est de pouvoir se lire chacun quatre fois dans différents sens : de bas en haut ou de gauche à droite. Partout, la présence de ce carré magique a été interprétée comme un signe de reconnaissance des chrétiens dans les temps plus reculés où ils étaient persécutés. Pour Sébastien Falcon : « Je reste sur cette notion que le carré était un signe d'appartenance au christianisme au temps des persécutions ».

Dans son livre Le Puy, haut lieu ésotérique, Jacques Derdérian explique que « l'Antiquité et le Moyen âge utilisaient ces carrés magiques et leur attribuaient quelques significations secrètes. Il a toujours conservé ce caractère magique et mystérieux et, bien que rien ne permette de l'affirmer, il est tentant d'imaginer que notre bon chanoine troyen (le chanoine Truannus qui fit ériger la chapelle) l'ait lui-même dessiné afin de laisser, pour qui sait lire les symboles, la clé des mystères des labyrinthes et pourquoi pas des pèlerinages qui sont une forme, à grande échelle, d'un jeu de l'oie initiatique ».

 Depuis 1891, peu de gens le savent, le « carré Sator » découvert à la chapelle Saint-Michel, est conservé dans les collections du musée Crozatier au Puy-en- Velay. Une reconstitution d'un carré magique a été faite sur le sol de la place du temple de Diane à Aiguilhe pour visualiser les cinq mots de cinq lettres qui le composent.

 

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Pour plus de lisibilité, voici ce que Wikipedia nous en dit :

 

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Le carré est composé des cinq mots suivants :

 

    Sator : laboureur, planteur, semeur ; ou métaphoriquement créateur, père, auteur (au nominatif : c'est donc le sujet);

    Arepo : signification inconnue en latin, toutefois ce mot en langue gauloise signifie « charrue » 2 (cas inconnu, peut-être ablatif singulier : complément circonstanciel de moyen) ;

    Tenet : [il/elle] tient (du verbe tenere) ; ou il tient en son pouvoir, voire maintient (3e personne du présent) ;

    Opera : œuvre, travail, soin (ablatif singulier : complément circonstanciel de manière) ;

    Rotas : roues ou rotation, orbite, révolution, cycle (accusatif pluriel : c'est le COD) .

Le mot Arepo est un hapax : il n’apparaît nulle part ailleurs dans la littérature latine. Il est probable qu’il s’agisse d’un nom propre, éventuellement inventé pour faire fonctionner le palindrome. Sa similitude avec arrepo, venant de ad repo, « je rampe vers », est probablement une coïncidence.

 Il n'est pas certain que la phrase ait réellement un sens en latin. La traduction la plus probable serait : « Le laboureur Arepo dirige les roues (c’est-à-dire une charrue) avec adresse. » Est également possible : « Le semeur tient avec soin les roues (de sa charrue). » Une autre cependant, plus proche de la mystique du carré magique, surtout si on la rapproche des premiers chrétiens, pourrait être, si l'on tient compte de la similitude entre arepo et arrepo — qui signifie également et entre autres « être terre à terre » (selon dictionnaire Gaffiot) — : « le créateur, par son caractère terre à terre, maintient l’œuvre de rotation ». Moult interprétations sont possibles si l'on sort du strict contexte « laboureur » et « roue ». Comme c'est un carré magique, il y a autant d'interprétations que de sens de lecture, ce que la langue latine favorise naturellement.

Si la phrase est lue en boustrophédon, la place des mots change mais la traduction reste la même, car l’ordre des mots dans la phrase est très libre en latin. Néanmoins, la place des mots indique les accents mis sur l'importance de tel ou tel mot. Sator étant le premier mot, cela indique que celui-ci est essentiel ; de même que tenet, vu la place centrale, et que rotas, puisque c'est le dernier mot qui reste en mémoire.

Le plus ancien carré connu se trouve dans les ruines de Pompéi où il fut enfoui en 79.

Il en existe une quinzaine en France.

 

Voilà, j'espère que cela aura répondu à votre questionnement.

Belle soirée

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8 septembre 2021

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Coucou tout le monde, comment ça va ? Mine de rien mes quelques jours passés en Haute-Loire, se prolongent en billets. Comme quoi, en peu de temps, on peut voir de nombreuses choses

Aujourd’hui, je vous ramène à Brioude pour la suite de la balade.

 Juste à côté de la basilique Saint Julien se trouvent les anciennes halles aux grain de Brioude.

 

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Suite à l’écroulement de la Halle aux blés (1860), une nouvelle Halle aux grains voit le jour en 1887. Elle servira durant de longues années de marché couvert mais aussi de lieu d'animation. En 1992, cette même Halle aux Grains est entièrement rénovée et transformée en salle de spectacle.

La Halle aux Grains, accueille différentes initiatives culturelles, avec, en face l’office de tourisme.

 

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Lorsqu’on se promène dans la ville, on tombe sur nombre d’échoppes anciennes, de jolis bâtiments. Je vous laisse juger :

 

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Là, on passe devant la Maison de Mandrin où le contrebandier célèbre fit son coup de main sur l’entrepôt royal des tabacs en 1754, qui participe également aux évènements artistiques brivadois.

La maison se compose de deux bâtiments communiquant intérieurement. Le plus premier a été construit au début du XVIème siècle, à la place de la tour flanquant une des portes de l'enceinte claustrale du XIIème siècle. La maison, s'élevant sur deux étages, comporte plusieurs fenêtres dont une baie triple à encadrement gothique. A l'intérieur, une grande pièce voûtée d'ogives avec des clés de voûte en plâtre portant les armoiries d'un chanoine de la famille de Langeac. La maison comprend une autre pièce voûtée d'ogives, ainsi qu'une salle couverte d'un plafond à la française. Au premier étage, une chambre a été dotée au XVIIème siècle d'un décor de boiseries, cheminée, trumeau en stuc. Au XIXème siècle, lors de la construction d'une maison à l'emplacement de la cour de la maison, cette dernière fut rattachée au petit bâtiment accolé à l'ouest. L'édifice, sur deux niveaux, présente une façade à encorbellement en briques et pans de bois avec des consoles ornées de sculptures atlantes réalisées vers 1940.

Louis Mandarin (1725-1755), dit Bonne Humeur, n’a jamais vécu dans cette maison, mais il y négociait du tabac, avec le responsable de l’entrepôt, en 1754, et qu’il dévalisa, en la seule journée du 26 Août. Par contre, en raison de la popularité de ce chevaleresque contrebandier, à la tête d’une armée de plus de 200 hommes, l’ensemble, des bâtiments, du XVIème siècle, est inscrit au Monuments Historiques, depuis 2003. Cette maison est désormais, propriété municipale et est gérée, depuis 1990, en tant que galerie d’art et propose des expositions d’arts plastiques, de peintures et des mini-concerts. C’est également, un centre culturel avec la société savante de l’Almanach de Brioude qui y tient de réunions d’étude sur l’histoire.

Elle fut construite entre le XIIème et le XVIème siècle.

On peut notamment observer, de l’extérieur, la façade à encorbellement en briques et pans de bois, la porte de la Ganivelle et des fenêtres à baie triple à encadrement gothique, et à l’intérieur, une pièce voûtée d’ogives portant encore des armoiries (pour l’intérieur, photos du Net).

 

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Un peu plus loin, L’ancien hôtel Gueffier de Talairat, du XVIIème siècle.

Rien n'est connu des origines de cet hôtel dont la construction ne doit pas remonter au-delà de la fin du 16e siècle. Une grille ferme la cour intérieure dont deux tours et une tourelle en encorbellement marquent l'entrée. Une porte sous fronton s'y remarque, avec menuiserie à la décoration sculptée. Composition dissymétrique de la décoration de la porte. Tympan sculpté aux armes des barons de Talayrat. La porte d'accès à la cour intérieure a reçu une ornementation différente. Trois étages de panneaux supportent un panneau à colonnettes formant judas.

Au premier étage subsistent des portes Louis XV avec mouluration et ferrures, mais on ne peut les voir, le bâtiment étant privé. Le salon de façade a été réalisé selon la mode Empire avec des colonnes cannelées corinthiennes supportant entablements et corniches de stucs bleus et blancs.

 

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Poursuivons notre visite, qui, en fait, tourne autour de la basilique.

 

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On découvre les maisons Canoniales, anciens hôtels particuliers des chanoines de Brioude et les maisons à pans de bois, procédé de construction d’usage général au Moyen Age. Le pan de bois naturellement présent dans le centre de la ville est un élément caractéristique de l’architecture des XIV° et XV° siècles. La plupart de ces maisons relèvent une survivance, au cours du XVI° siècle, de l’esprit médiéval. A cette époque, la plupart des maisons devaient être construites en pans e bois. Par sa souplesse d’utilisation, le bois assure toute l’ossature d’une construction comme il peut n’en constituer qu’une partie, une façade arrière, un étage, un pignon.

 

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Je termine ici la visite de Brioude.

Il me reste juste un endroit à vous montrer, le but de ma visite…

Mais ce sera pour la prochaine fois !

 

Bisettes

 

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3 septembre 2021

La Chaise Dieu

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La dernière fois, je vous ai emmenés visiter l’abbaye de la Chaise Dieu au travers d’un très long billet. C’est tout ce que j’ai pu visiter de l’ensemble des bâtiments abbatiaux qui datent de l’époque mauriste (XVIIe siècle). Pour la suite de la visite, il faut passer par l’office de tourisme, où j’ai été refoulée, n’ayant pas de pass sanitaire. Mais cela ne m'a pas empêchée de m'instruire sur ce que j'ai manqué, afin de le partager avec vous.

De ces bâtiments, seuls les remparts, l’hôtellerie des moines et la maison de l’abbé ont été détruits.

Au XIXe siècle, ils ont été soit privatisés soit utilisés par l’administration.

En 2018, une vaste campagne de réhabilitation a été entreprise par le Conseil Général, la commune, l’État… pour les restaurer et leur attribuer un nouvel usage. Certains restent libres d’accès, la plupart sont intégrés aux circuits payants proposés par le Syndicat mixte du Projet Chaise-Dieu.

Voici une maquette de l’abbaye au début du XVIII :

 

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En jaune sur le plan : lieux religieux

  1. Nef de l’église abbatiale
  2. Chœur des moines avec le tombeau de Clément VI
  3. Danse macabre (XVe siècle)
  4. Jubé
  5. Grand escalier (XVIIIe siècle)
  6. Tour Clémentine
  7. Cloître
  8. Vestibule
  9. Bibliothèque

En rouge sur le plan : les habitations et lieux de vie

  • 10. Maison du cardinal de Rohan
  • 11. Hôtellerie
  • 12. Cuisines et dépendances
  • 13. Réfectoire
  • 14. Dortoirs et cellules (chambres) des moines
  • 15. Infirmerie

En vert sur le plan : Annexes

  • 16. Greniers, granges, écuries, ateliers

En 1790, au moment de fermer l’abbaye désertée, le prieur Pierre Terrasse signe le 20 mars 1790 une Déclaration générale de tous les biens meubles et immeubles du monastère de La Chaise-Dieu qui décrit ainsi le lieu :

Le monastère de La Chaise-Dieu est situé à l’extrémité de la ville à laquelle il a donné naissance. Les bâtiments qui en dépendent consistent :

– en une grande, vaste et belle église dont le frontispice est remarquable par son architecture et un perron à deux plafonds de vingt-quatre marches chacun, formant au premier repos une plateforme superbe qui embrasse toute a largeur dudit frontispice et des deux tours servant de clochers dont il est flanqué ;

– en deux grands corps de logis réunis ensemble et formant un équerre, ayant un pavillon saillant à l’extrémité de chaque aile, et de trois étages. Ces deux bâtiments réunis servent de logement aux religieux. Dans le premier étage de l’un son les chambres d’infirmerie et dans les bas de l’autre est une chapelle domestique où reposent les cendres de M. Soanen, évêque de Senez ; (n° 14 sur le plan)

– en un autre corps de logis destiné aux étrangers, ayant vue d’un côté sur la cour d’entrée et de l’autre sur le cloître aux deux côtés duquel sont le réfectoire à droite et la bibliothèque à gauche. (n° 11)

Dans la principale cour, ornée d’une fontaine en jet d’eau, il y a une boulangerie, une petite tour ronde servant de colombier et un très vaste hangar pour mettre le bois de chauffage et le bois de construction.
Dans l’arrière-cour sont deux bâtiments assez vastes formant des greniers à blé, à foin, à paille, au-dessous des écuries est un magasin pour le bois de travail (n°16). Il y a aussi une tour carrée à six étages appelée la tour de Clément VI (n° 6) parce que c’est Clément VI, religieux et fondateur de la maison, qui l’a faite bâtir, ainsi que l’église. Dans cette tour sont encore entre autres le trésor de l’église et le chartrier de la maison. Il y a encore dans cette arrière-cour un hangar pour mettre les charrettes.

Les cours et les bâtiments occupent une surface de terrain de trois mille six cent toises carrée (une tise équivaut à environ trois mètres carrés) ou, ce qui est la même chose, deux septerées (environ 63 ares). Derrière les murs de la principale cour sont encore trois parterres ayant chacun un petit pavillon. Au midi de cette même cour est le jardin potager d’une septerée et demie, à la suite duquel est un enclos formant un pré de quatre septerées, y compris les allées plantées en arbres de haute futaie au nombre de 435 gros et petits. Ce jardin et enclos sont entourés d’un mur à chaux et à sable.

Voici ce que sont devenus ces lieux.

Du côté du bourg, la place de l'église :

 

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L’entrée de l’église par le grand escalier. À gauche, on voit l’angle de la maison du Cardinal.

Les pèlerins venant prier sur le tombeau de saint Robert et les voyageurs voulant demander l’hospitalité aux moines se retrouvaient sur la place en contrebas de la façade et du grand escalier. La fontaine leur permettait de se désaltérer après une route que l’on imagine fatigante. Celle que nous voyons actuellement date de 1609. Elle servait naturellement aux casadéens.

Le grand escalier

Les bâtiments abbatiaux que l’on voit de cette place datent du début du XVIIIe. L’escalier que l’on emprunte pour accéder à l’église n’est pas du tout celui voulu par Clément VI, qui était droit et simplement de la largeur du portail. Celui-ci date de 1758. Il compte 44 marches. Son aspect théâtral s’harmonise avec les proportions majestueuses de la façade. Construit dans le même matériau, les pierres de taille de granit lui permettent de s’intégrer parfaitement, malgré un écart de 400 ans.

La maison du cardinal, accolée à l'abbaye :

 

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Cette maison qui ne figure pas sur la maquette, est collée à la façade. Elle a été construite très rapidement pour loger le cardinal de Rohan, abbé comandataire exilé par le roi en son abbaye de La Chaise-Dieu après le scandale du collier de la reine en 1786, et que les moines ne voulaient pas recevoir en clôture. Non seulement le mur de l’abbatiale est mitoyen mais un contrefort s’avance dans les pièces. L’intérieur était très élégant, avec des parquets marquetés, aujourd’hui disparus.

Aujourd’hui, cette maison abrite les bureaux du Festival de musique.

Le porcheLe porche qui suit donnait sans doute accès à une halle. Les pilastres qui subsistent supportaient des voûtes. L’escalier de mauvaise facture qui a été rajouté permet d’arriver dans le cloître par une simple percée, sans porte.

Le bureau de l’office du tourisme est au sommet de cet escalier couvert, ainsi que la boutique du Syndicat mixte du Projet Chaise-Dieu. C’est de là que commencent les visites payantes du site.

L'église abbatiale

Selon la règle de Saint-Benoît que la communauté des moines de La Chaise-Dieu suivait, les moines se retrouvaient sept fois par jour et une fois dans la nuit dans l’église abbatiale afin de chanter l’office divin. Ils arrivaient et sortaient de l’église par le collatéral sud et le vestibule où ils mettaient et enlevaient leurs coules, c’est-à-dire leur habit de chœur.

Du vestibule, en fonction de l’heure de la journée, ils regagnaient soit le dortoir (n° 14) au deuxième étage de l’aile appelée aujourd’hui de l’Écho, en empruntant les grands escaliers (n°5) à leur gauche, soit le réfectoire (n°13) en sortant dans le cloître (n°7), soit leurs différents offices dont la bibliothèque (n°9) qui est au dessus du cloître et par laquelle on arrive en empruntant le grand escalier (n°5).

Les bâtiments de l’abbaye sont distribués autour de trois grandes « cours » : le cloître, la cour des greniers, aujourd’hui place La Fayette, et la place de l’Écho.

Le cloître

 

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Le cloître est le centre du monastère. Celui de La Chaise-Dieu n’a plus que deux côtés : au nord, donnant accès à l’église et à l’ouest, longeant l’hôtellerie. Il faut imaginer le côté sud longeant le réfectoire et le côté est donnant accès aux dortoirs et cellules. Ils ont été détruits d’abord par un incendie peu avant la Révolution, puis par simple vandalisme au cours du XIXe. Construit au XVe et achevés par l’abbé Jacques de Saint-Nectaire au XVIe, ce cloître remplace l’ancien cloître roman voulu par saint Robert.

Dans l’angle sud-ouest, on voit l’emplacement du lavabo qui servait aux ablutions des moines avant d’entrer au réfectoire dont on aperçoit la porte. Juste à l’entrée de ce réfectoire, les pierres des cheminées des cuisines sont encore visibles. Le réfectoire lui-même est devenu, au XIXe siècle, une chapelle : la chapelle des Pénitents.

 

La chapelle des Pénitents

 

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La chapelle des Pénitents à la fin des travaux de restauration en 2008

La chapelle des Pénitents occupe le côté sud du cloître. L’ancien réfectoire des moines a été construit sous l’abbatiat de l’abbé Jacques de Saint-Nectaire dont on voit les armes sur les clés de voûte. Il a été converti en chapelle au XIXe à l’usage de la confrérie des Pénitents blancs. Sur la tribune, sont exposés des symboles de la passion du Christ, utilisés chaque Vendredi Saint par les Pénitents pour la cérémonie de la Passion. Aujourd’hui, la chapelle des Pénitents sert d’église paroissiale l’hiver car elle est plus facile à chauffer que l’abbatiale. Elle a été restaurée en 2007-2008. Un chemin de croix peint par Robert Falcucci orne les murs de la chapelle.

La bibliothèque

 

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La bibliothèque des moines en 2010, à l’époque où elle était la « salle du Trésor » de l’abbaye.

Vaste salle gothique au-dessus de la galerie nord du cloître, la bibliothèque compte cinq fenêtres avec un pupitre en pierre sous chacune de ces fenêtres. De 2001 à 2014, les Amis de l’abbatiale ont pu y exposer le Trésor de l’abbaye.

Aujourd’hui, cette pièce n’est pas encore visible.

L’hôtellerie

« Tous les hôtes qui arrivent seront reçus comme le Christ » Règle de saint Benoît

Pour accueillir leurs hôtes, les bâtiments de l’aile ouest étaient réservés à l’hôtellerie et aux cuisines

Au XIXe, cette aile ouest a servi d’école et de mairie. La mairie a quitté le lieu au début des travaux de restauration, bien après l’école.

Aujourd’hui, elle abrite au rez-de-chaussée les salles casadéennes, lieu d’expositions gratuites, au premier le bureau d’information touristique, la boutique du Syndicat mixte Projet Chaise-Dieu, la « loge du pape Clément VI », première étape du circuit de visite du Syndicat mixte installée dans les anciennes cuisines du monastère. Ce premier étage est de plain-pied avec le cloître.

Au second ont été aménagés les bureaux du Syndicat mixte et les loges des artistes du Festival.

La place La Fayette

 

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 Autrefois « cour des greniers des moines », cette cour, dans laquelle nous pénétrons est aujourd’hui appelée place La Fayette, du nom de Gilbert Motier, seigneur de La Fayette, compagnon de Jeanne d’Arc qui s’illustra pendant la guerre de Cent Ans. Le roi Charles VII le fit maréchal de France. Il mourut en 1463 et fut enterré dans l’abbatiale de La Chaise-Dieu. Une plaque murale à gauche de l’autel de la Vierge du jubé rappelle cette sépulture. C’est un ancêtre du célèbre marquis.

Au nord de la place, dans les bâtiments assez simples du XVIIIe qui servaient de granges un auditorium a été aménagé. Les travaux ont été conduit par Stefan Manciulescu, architecte en chef des Monuments Historiques. Cet auditorium a été inauguré en juin 2010 et a reçu le nom d’Auditorium Cziffra en mémoire du célèbre pianiste à l’origine du Festival de Musique. L’Académie de musique de La Chaise-Dieu et le Festival y donnent des concerts et de nombreuses activités s’y déroulent tout au long de l’année pour la plus grande joie des Casadéens.

Façade de l’auditorium

La salle de l’écho

 

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Au sud, dans l’aile des dortoirs, se trouve la fameuse salle de l’écho à l’acoustique si particulière. Elle est intégrée dans le circuit des visites du Syndicat mixte Projet Chaise-Dieu.

La tour Clémentine

 

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À l’ouest de la place, se trouvent le chevet de l’église et la tour Clémentine.

La construction de cette tour est postérieure à celle de l’église. Elle a été achevée par le pape Grégoire XI, neveu de Clément VI, à la fin du XIVe. On trouve les armes des deux papes sur la façade. Il ne s’agit pas d’un donjon, pas plus que l’abbaye n’est une forteresse ; mais son caractère défensif est évident. Les moines s’y réfugièrent quand l’abbaye fut envahie et saccagée par les Huguenots en 1562 et purent résister plusieurs jours grâce au puits et au four aménagés dans ce qui est aujourd’hui la sacristie au rez-de-chaussée. La tour compte trois autres salles, une à chaque étage. Ces salles ne sont pas aménagées et sont accessibles par un étroit escalier en colimaçon. Enfin, un chemin de ronde couvert couronne l’ensemble. C’est la copie d’une des tours du Palais des Papes d’Avignon.

Chevet de l’abbatiale avec la tour Clémentine

La rue de l’aumône

Dans le prolongement des granges, la rue qui rejoint le centre du bourg s’appelle « rue de l’aumône ». C’est un rappel de la tradition de charité qui régnait à l’abbaye. Là, le frère en charge de la charité, l’aumônier, accueillait les pauvres qui se présentaient chaque jour à la porte qui fermait la rue et leur distribuait du pain.

Ce parcours permet d’admirer les contreforts de l’église (il n’y a pas d’arc-boutants) et la hauteur exceptionnelle des fenêtres qui laissent entrer la lumière dans l’église.

La porte du For

Les moines vivaient en clôture, à l’écart du monde. Il reste peu de traces des murs et des tourelles qui entouraient l’abbaye. Ne subsiste qu’une des portes d’entrée, celle dite du For 4, par laquelle entraient les marchandises livrées dans la cour où se trouvaient les granges et les étables.

La place de l’Écho

 

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Les anciens dortoirs des moines

Les deux bâtiments qui forment un L ont été reconstruits au XVIIe siècle par les mauristes et abritaient les dortoirs des moines et l’infirmerie aux XVIIe et XVIIe siècles. Le plan de l’abbaye de 1643 montre que la place n’existait pas. Au centre se trouvait l’infirmerie et sa chapelle, dont des fouilles en 2004-2005 ont retrouvé les fondations. Il y avait également les cellules des moines robertiens qui refusaient d’intégrer la Congrégation Saint-Maur pour rester fidèles à la règle bénédictine telle qu’elle était vécue à La Chaise-Dieu. Ce qui est représenté comme des remparts sur la maquette était encore des granges et des écuries.

Aujourd’hui, le bâtiment ouest est divisé en plusieurs habitations privées. C’est là que se trouve le Prieuré des frères de Saint-Jean.

Le bâtiment au nord a été entièrement restauré. Au rez-de-chaussée, la chapelle grégorienne existant sur les plans a été retrouvée. En effet, une fois détruites les modifications apportées par les propriétaires pour transformer les lieux en maisons individuelles, il est apparu que les voûtes existaient toujours, certaines avec leur décor. Restauré, cet espace abrite aujourd’hui les tapisseries de chœur dans des conditions optimales de lumière et d’humidité. Dans la deuxième partie du bâtiment, après le porche, se trouve le fac-simile de la danse macabre et la salle de l’écho.

 

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J'ai quand même visité la ville qui offre quelques jolies curiosités et de bien jolies anciennes échoppes. Je vous montre.

 

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En plein été, plein de champignons des bois...

 

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Voilà, j'en ai fini avec la Chaise Dieu. En espérant que cela vous aura plu, même si je n'ai pas pu tout vous montrer.

A bientôt pour la suite. Eh oui, je n'ai pas fini avec le résumé de mes vacances... Du moins si vous voulez bien continuer à me suivre.

 

Je vous fais de gros bisous.

 

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12 septembre 2021

Le Puy en Velay

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Me voici arrivée à la dernière partie de mes vacances. Direction le Puy en Velay.

 

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Je suis partie de bon matin vers ma destination. Je suis passé par Chamalières sur Loire, un joli petit village, petite parenthèse sur ma route.

 

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Chamalières-sur-Loire est une commune du département de la Haute-Loire, 30 km au nord du Puy-en-Velay.

Le village s'est développé le long de la rive droite du fleuve, au pied des monts Miaune et Gerbizon, d'anciens volcans culminant à plus de 1 000 m d'altitude, contre 525 m pour le bourg.

Malgré l'étroitesse de la vallée, l'agriculture, l'arboriculture et même, jadis, la viticulture ont pu connaître un certain essor. Cependant, c'est l'établissement d'un monastère bénédictin au Xe qui va dynamiser le site. Les revenus des moines leur permettent ensuite d'ériger aux XIe et XIIe siècles une église romane remarquable, formant avec les bâtiments conventuels qui le jouxtent un prieuré réputé. L'église abritant des reliques, Chamalières devient alors un lieu de pèlerinage. Fortifié durant la guerre de Cent Ans, l'ensemble est malmené cependant durant les guerres de Religion, au XVIe siècle. Mais l'église et son cloître sont épargnés.

Si les moines ont disparu, l'édifice constitue l'attrait majeur de la localité. Ce patrimoine et l'environnement naturel qui l'entoure font de Chamalières-sur-Loire (environ 504 habitants) une étape intéressante, voire un lieu de séjour pour les touristes amateurs d'histoire et de paysages préservés.

 N’ayant pas eu le temps de m’arrêter, j’ai pris des photos sur le Net. Mais si j’ai l’opportunité de retourner dans ce département, je m’y attarderai, c’est sûr.

 

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Quelques minutes plus tard, j’étais arrivée à destination.

 

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Voici le parcours de ce premier billet :

 

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En rentrant en ville, j’ai pris quelques photos, dont un joli bâtiment, l’immeuble de la verveine. C’est un ancien cinéma aménagé en espace muséographique et de dégustation, agrémenté d'une salle de projection où découvrir en images l'histoire de la Verveine du Velay Pagès qui a fêtée ses 150 ans en 2009. Le bâtiment est splendide, mais je n’ai pas trouvé utile de le visiter, n’aimant pas ces alcools.

 

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Puis je suis passée devant la préfecture et la tour Pannessac.

 

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Les évêques du Puy, comtes du Velay, fortifièrent leur ville par une double enceinte, l'une entourant la ville, l'autre dite "enceinte du cloître" protégeant la cathédrale et le palais épiscopal. La tour Pannessac fait partie de la première enceinte construite au 13e siècle. Ici avec deux de mes photos et deux autres la représentant avant.

 

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J’ai trouvé un parking proche des lieux que je voulais visiter, place Carnot, où se trouvait, en 1934, le marché aux bestiaux, la foire aux bovins, le marché aux ovins.

 

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Juste à côté de l’église Saint Julien

 

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C'est la seule église gothique du Puy en Velay. Son chœur abrite le gisant du connétable Bertrand Du Guesclin. L’église est construite en 1221 puis agrandie au 14ème siècle. Elle possède un très beau portail de style flamboyant. Une fois à l’intérieur, on est surpris par sa nef d’une belle ampleur. Ses magnifiques vitraux du 19ème siècle et 20ème ont été habilement restaurés. Très belles boiseries (chaires, stalles...) et un bel orgue inauguré en décembre 1882

Au 18ème siècle, par manque d'entretien, l'église menace de s'écouler. Des contreforts sont construits puis au 20ème siècle des câbles sont tendus entre les piliers. Malheureusement, l'église ferme en 1971. Elle est ouverte à nouveau au public à Noël 1988.

 

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De là, je pouvais voir les édifices que j’allais visiter, et entreprendre la montée vers la cathédrale.

 

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Commençons à arpenter les rues afin de nous rendre à la cathédrale. Ca grimpe pas mal...

 

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Arrivée en bas de la cathédrale, on est de suite dans le bain. C’est la ville de la dentelle ! Et ici elle s’affiche de partout.

 

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Le Puy-en-Velay est un joyau au cœur de la région Auvergne Rhône-Alpes. C’est aussi la capitale européenne des chemins de Saint-Jacques de Compostelle.

Point de départ de la « Via podiensis » vers St-Jacques de Compostelle et de la Régordane, le Puy-en-Velay est avant tout un site exceptionnel.

 Inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, la Voie du Puy est certainement la voie du Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle la plus empruntée par les pèlerins. Appelée également Via Podiensis, elle fait partie des 4 chemins principaux qui traversent la France et qui convergent vers l’Espagne.

 

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Le Puy-en-Velay, départ du chemin de Régordane, 240km de sentiers, afin de rejoindre Saint-Gilles-du-Gard le long du chemin de Régordane. Chemin de marchands et de muletiers, le GR700 était aussi un chemin de pèlerins se rendant au Puy-en-Velay vers la Vierge noire.

 À croire que Le Puy-en-Velay fait se rencontrer de nombreux grands itinéraires de randonnée pédestre. Départ du mythique chemin vers Saint-Jacques de Compostelle, l’agglomération du Puy-en-Velay est un véritable carrefour pour les marcheurs.

 Sa célèbre Via Podiensis est empruntée par des milliers de pèlerins chaque année et le chemin de Régordane s’élance lui aussi des hauts plateaux volcaniques du Puy-en-Velay. Parcourir le chemin de Régordane, c’est partir à l’assaut de 3 départements : la Haute-Loire, la Lozère et le Gard, véritables paradis du randonneur.

 Au pays des volcans, en Gévaudan, entre Cévennes et Méditerranée, le chemin de Régordane est une voie millénaire de pèlerinage et d’échanges. Admirer ses paysages, découvrir ses récits historiques, fouler ses tracés…

 Le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle ou pèlerinage de Compostelle est un pèlerinage catholique dont le but est d'atteindre le tombeau attribué à l'apôtre saint Jacques le Majeur, situé dans la crypte de la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle en Galice (Espagne). C'est un « Chemin semé de nombreuses démonstrations de ferveur, de pénitence, d'hospitalité, d'art et de culture, qui nous parle de manière éloquente des racines spirituelles du Vieux Continent ».

 Créé et instauré après la découverte des reliques de Jacques de Zébédée au début du IXe siècle, le pèlerinage de Compostelle devient à partir du XIème siècle un grand pèlerinage de la chrétienté médiévale. Mais c'est seulement après la prise de Grenade en 1492, sous le règne de Ferdinand d'Aragon et d'Isabelle la Catholique, que le pape Alexandre VI déclare officiellement Saint-Jacques-de-Compostelle lieu d'un des « trois grands pèlerinages de la Chrétienté », avec ceux de Jérusalem et de Rome.

 Depuis la fin du XXème siècle, l'interprétation du sanctuaire catholique subit une évolution doctrinale : le mot tombeau est disparu des discours des derniers papes depuis Jean-Paul II : Jean-Paul II parlant du mémorial de saint Jacques sans utiliser le mot reliques et Benoît XVI disant simplement que la cathédrale Saint-Jacques-de-Compostelle « est liée à la mémoire de saint Jacques ».

 Les chemins de Compostelle, qui correspondent à plusieurs itinéraires en Espagne et en France, ont été déclarés en 1987 « Premier itinéraire culturel » par le Conseil de l'Europe. Depuis 2013, les chemins de Compostelle attirent plus de 200 000 pèlerins chaque année, avec un taux de croissance de plus de 10 % par an. Les pèlerins viennent essentiellement à pied et souvent de villes proches demandant peu de jours de marche pour atteindre Santiago. Le Camino francés rassemble les 2/3 des marcheurs mais les autres chemins mineurs connaissent une croissance de leur fréquentation supérieure au chemin traditionnel. Les mois d'été sont les plus fréquentés par les pèlerins et les pèlerins espagnols y sont majoritaires (les pèlerins d'origine étrangère dominent le reste de l'année).

 

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Le Puy-en-Velay, la ville au cœur du volcan, est ville d’Art et d’Histoire.

Préservée des atteintes du temps, cette ville de 20 500 habitants réserve bien des surprises aux visiteurs. Il fait bon découvrir l’étonnante la Chapelle St-Michel d’Aiguilhe, la Cathédrale (inscrite au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO tout comme les chemins de St-Jacques), son cloître du XIIe siècle, son musée d’art religieux et le Rocher Corneille et la Statue Notre-Dame de France.

Tout l’environnement de la haute ville est compris dans un secteur sauvegardé de 35 ha où sont protégés les éléments architecturaux des anciennes demeures, ornées de tourelles, de portes sculptées et de fenêtres à meneaux.

Pour l'heure, c’est au pied de la cathédrale que je vous laisse pour aujourd’hui.

 

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Bien entendu, la visite n’est pas terminée. Il faudra revenir ici pour la continuer.

 

En attendant, plein de bisettes

 

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13 août 2021

L'aventure de la dentelle du Puy - Retournac

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Mes vacances ont surtout tourné autour de la dentelle, qui vous le savez, est une de mes passions. J’ai visité trois hauts lieux retraçant son histoire. Le premier est celui de Retournac.

 

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Je tiens à préciser que ce billet va être long et très explicatif. Pour les personnes qui ne veulent pas perdre leur temps, les images devraient vous suffire à découvrir la majesté des dentelles du Puy-en-Velay. Pour les autres, je vous remercie d’avance de lire en totalité cet article qui m’a pris de nombreuses heures de rédaction.

 

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Avant de démarrer, il est bon de se poser une question : comment est née la dentelle aux fuseaux ?

L'origine de la dentelle aux fuseaux remonte à la nuit des temps... Des fouilles ont mis au jour des dentelles fabriquées il y a 2 000 ans à Menphis et Antinoë, en Égypte... En Belgique, c'est une femme de pêcheur qui créa, dit-on, la première dentelle en passant des fils dans les mailles d'un filet. A Venise, une jeune fille essaya d'imiter un corail des mers du Sud appelé "dentelle des fées". A Bruges, la Vierge en aurait révélé le secret à une jeune fille et Sainte Brigitte, influencée par la dentelle italienne en aurait rapporté l'idée en Suède.

 Mais ce sont les grands pèlerinages de Saint Jacques de Compostelle, favorisant un échange artistique et économique sans précédent, qui permettront aux artisans arabes, héritiers des dentelliers égyptiens de transmettre leur savoir. Ainsi, l'histoire de la dentelle aux fuseaux, en France, ne peut se dissocier de celle de la cité du Puy-en-Velay (elle-même ville-étape de l'illustre pèlerinage) et depuis fort longtemps : une fresque du 11e siècle reproduisant un rideau de dentelle atteste de l'ancienneté de la dentelle vellave.

 La Dentelle du Puy a une origine si ancienne qu'elle est légende comme les dentelles de Venise ou de Bruges. La dentelle aux fuseaux, patrimoine prestigieux est inscrite dans la liste des métiers d'art français au Ministère de la Culture.

"Au XVIIIème et XIXème et jusqu'à la première moitié du XXème siècle,  les dentellières "faisaient couvige" (réunion de dentellières) dans les villages de Haute-Loire.

Elles s’installaient à la belle saison près de la montée d’une grange, et l’hiver venu, dans la maison de la Béate.

Afin d'être à l'abri du vent et du soleil et afin de protéger leurs dentelles, sur un fond de cliquetis de fuseaux, en bavardant, chantant ou priant, les dentellières en "couvige" croisaient leurs fuseaux avec rapidité, conscientes que c'était souvent leur unique et précieux gagne-pain.

 

La dentelle aux fuseaux consiste à tisser et tresser des fils, manuellement pour réaliser des pièces fines telles que les :

    Mouchoirs

    Napperons

    Rideaux

    Aubes religieuses

    Cols

    Pièces de forme...

 

 

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Même si l’origine de la dentelle est inconnue…certains auteurs considèrent le Velay comme le berceau de la dentelle.

D’après la légende, c’est en mars 1407 que la dentelle aux fuseaux aurait pris naissance au Puy-en-Velay. Une jeune brodeuse, Isabelle Mamour, aurait inventé la dentelle à l’occasion du Grand Jubilé du 25 mars 1407.

L’évêque, Elie de l’Estrange, lui aurait demandé de décorer le manteau de la Vierge Noire.

En cherchant pendant plus d’un mois à réaliser un ouvrage exceptionnel et des plus fins, elle a l’idée d’attacher à des épingles plusieurs navettes de fils.

Par l’entrelacement des fils maintenus par des épingles, elle obtint un tissu transparent et d’une finesse extrême. C’est ainsi que serait née la dentelle.

Certains prétendent aussi que pendant tout le Moyen-âge la ville du Puy, départ des chemins de saint Jacques de Compostelle, est devenue une grande ville de pèlerinage attirant des foules considérables : pèlerins, marchands et colporteurs.

Ce sont ces derniers qui, peut-être, auraient introduit la Dentelle en Velay et en auraient enseigné les rudiments.

 

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 Du Puy, de Venise ou de Calais, aux fuseaux ou au crochet, aux dessins géométriques ou en forme de fleurs, la dentelle se décline à l’infini. Symbole de luxe et d’un savoir-faire ancestral, la dentelle se compose de fils entrecroisés et de mailles très fine en lin, soie, coton mais aussi argent et or pour les tissus les plus luxueux. La dentelle serait avant tout flamande même si les Vénitiens revendiquent les premières créations au XVIème siècle à Burano. Quelle que soit sa filiation, la dentelle traverse les frontières et les époques pour le plus grand bonheur des couturiers. De Balenciaga à Valentino en passant par Pierre Balmain, la dentelle est indémodable.

En 1390, la dentelle fait déjà parler d’elle dans un traité entre Bruges et l’Angleterre. C’est cependant à la Renaissance que l’Italie sort son épingle du jeu. Très sophistiqués, les points de Venise et de Gênes séduisent les cours européennes. Encore appelée passementerie quelques années auparavant, le mot dentelle pour tissu “à petites dents” apparaît dans un inventaire royal, celui de la sœur de François Ier. La fabrication de la dentelle est encore 100% italienne.

C’est Colbert qui impulse l’ouverture des premières manufactures françaises au XVIIème siècle. Très vite, les dentelles du Nord rencontrent un franc succès : on s’arrache la dentelle blonde, fabriquée aux fuseaux avec de la soie et le point d’Alençon devient la référence. A côté du Nord-Pas de Calais actuel, la Haute-Loire se hisse en tête des régions françaises de production de dentelles.

La dentelle est originellement réservée à un usage strictement masculin. Il faut attendre le XVIIème siècle pour que les femmes commencent à la porter avant de s’en voir réservée entièrement l’usage au XIXème siècle par Napoléon Ier.

 On distingue pas moins cinq types de fabrication de dentelles, des dizaines de styles auxquels il faut ajouter les spécificités régionales.  Parmi les plus utilisées, la fabrication à l’aiguille et aux fuseaux demandent une minutie que seules les dentellières maîtrisent.

La dentelle à l’aiguille : la dentellière jette des fils de bâtis pour suivre les motifs dessinés sur un support papier ou un parchemin. Une fois cette tâche effectuée, on pouvait y rattacher les différents points, principalement point d’Alençon ou d’Angleterre, qui constituent la dentelle et retirer facilement les fils de bâtis.

 Pour la fabrication de la dentelle aux fuseaux, la dentellière devait travailler sur un métier dénommé carreau sur lequel étaient placé des fuseaux. Après avoir fixé des épingles à la tête des fuseaux et sur les points du dessin, elle croisait les fuseaux puis les changeait de place au fur et à mesure en effectuant une rotation entre le pouce et l’index. Les épingles étaient ainsi déplacées au fil du tissage pour s’attaquer à tous les points de dentelle. La dentelle dite blonde ou de Cluny sont de loin les dentelles aux fuseaux les plus connues.

 

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L'aventure de la dentelle du Puy

 

Vers 1860, on recensait 70 000 dentellières en Haute-Loire, pour une population de 300 000 habitants.

La dentelle était fabriquée à la main, le soir à la veillée, dans les fermes de Haute-Loire. Les dentellières travaillaient chez elles, maniant, agenouillées dans la paille, les fuseaux de bois sur leur carreau, sorte de coussin à armature de bois, rembourré de paille et protégé par une toile cirée. Les manufactures passaient commandes et fournissaient modèles et fils.

 Puis, la dentelle était vendue jusqu'en Australie et au Mexique : le Musée des manufactures de dentelles de Retournac témoigne de l'extraordinaire aventure de la dentelle du Puy.

À mi-côte du bourg de Retournac, entre la place du marché où se maintenait le contact avec deux à trois milles dentellières à domicile, et la gare d’où elle expédiait leur production, la manufacture Experton employait une soixantaine de personnes dans un sévère bâtiment industriel de pierre et de briques élevé en 1913. Flanqué d’une extension contemporaine dont les baies s’ouvrent sur la vallée de la Loire et le pays des Sucs, ce bâtiment abrite aujourd’hui le musée que surmonte un centre de documentation spécialisé.

Dans ce gros bourg, quelque 5 000 dentellières travaillaient pour huit fabriques de dentelles vers 1920. C'était alors l'apogée de cet artisanat d'art local qui a embelli tout au long du XIXe siècle les coiffes et les vêtements d'élégantes du monde entier. L'une de ces manufactures, "Auguste Experton et fils", a été rachetée en 1994 par la mairie de Retournac.

Le fonds de la société, 450 000 pièces, dont 100 000 modèles différents, était intact : 220 000 mètres de dentelle enroulée sur des rectangles de carton, 80 000 cartons piqués servant de modèles, 40 000 échantillons, 19 000 motifs ronds ou ovales à incruster sur des nappes ou des rideaux, 10 000 dessins sur calque, une tonne et demie de fil de lin...

Mobilier, matériel, chaîne opératoire, archives, documents textiles, arts décoratifs, dessins et cartons...composent un remarquable panorama de cet artisanat d'art de la dentelle.

 Ce sont les différents fonds des manufactures locales qui composent les très riches collections du musée abrité dans les locaux d'une ancienne fabrique de dentelles à la main. Sur 1 000 m² d'expositions et de démonstrations, le visiteur suit toutes les étapes de la fabrication, depuis les sources d'inspirations du créateur jusqu'à la réalisation du produit.

Voici l'ancienne manufacture de dentelle "Experton frère & Sœur" intacte à laquelle est adjointe une extension contemporaine totalement ouverte sur le paysage. C'est ici que commence notre visite.

 

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Dans l'atelier de la manufacture, des dessinateurs concevaient les modèles, et des ouvrières assemblaient les vêtements et le linge de table ou liturgique qui étaient expédiés d'abord à dos de mulets, puis en train et en bateau à travers l'Europe et dans le monde.

Dans le hall d’accueil, on est reçu par des dentellières qui abandonnent un instant leurs fuseaux pour délivrer le ticket d’entrée. Muni d’un livret/guide, on entame alors un parcours dans l’Histoire de la Dentelle, regroupant des tableaux et des créations contemporaines.

C’est au XVIIIe siècle que la Haute-Loire s’est lancée dans la fabrication de dentelle. Après la Révolution, la dentelle au fuseau prend une part importante dans la mode sur tous les continents ; les pièces réalisées pour les expositions universelles de la fin du XIXe siècle en témoignent.

 

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La visite peut commencer. La première chose que l'on peut admirer, c’est l’œuvre de Karine Proriol, « Entrelacs », un rideau de cocons et de dentelles. De longs fils blancs ponctués de cocons flottent et rythment la surface somme des notes de musique. Cette alternance fragile de cocons et de dentelle vient habiller l’espace et jouer avec la lumière.

 

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La première fenêtre est elle aussi habillée de dentelles et de cocons.

 

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La première salle qu’on visite est celle de l’histoire européenne des dentelles. Des tableaux anciens guident chronologiquement le visiteur. En commence en 1500, pour arriver à nos jours.

Vers 1550, les parties visibles du linge s’ornent de broderies, puis de broderies ajourées, créant ainsi les premières dentelles à l’aiguille, nommées « points coupés ». Hommes et femmes portent la dentelle au col et aux poignets.

La dentelle allie le plein et le vide, l’ombre et la lumière, l’opacité et la transparence. Elle apparaît au XVI° siècle, presque simultanément à Venise et  dans les Flandres, puis en Allemagne, en Angleterre, en France et devient rapidement un art décoratif européen. Dépense fastueuse pour les uns, industrie lucrative pour les autres, la dentelle suscite durant plusieurs siècles une guerre économique entre nations européennes.

D’abord considérée comme un ornement précieux porté par les hommes et les femmes, elle s’affine au XVIII° siècle et prend plus d’importance dans le costume féminin. Durant le XIX° siècle, elle est utilisée en grande quantité dans la mode et l’ameublement.

La production décline au XX° siècle, les efforts de relance ne seront efficaces que jusqu’à la fin de la première guerre mondiale.

La production mécanique, apparue dès le XIX° siècle, concurrence la dentelle main. En Haute-Loire, l’activité manuelle demeure relativement prospère jusque dans les années 1930, puis décroît lentement. Aujourd’hui, l’activité économique de la dentelle repose sur la production mécanique.

 

 

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Au XVI° siècle, un contrat d’apprentissage de 1608 atteste qu’il existait alors une pratique dentellière au Puy-en-Velay, suffisamment maîtrisée pour pouvoir être transmise. Les dessins sont diffusés par l’édition de livres de modèles à Paris, Cologne, Venise, Madrid, Strasbourg, etc. Les techniques sont partagées par des ouvrières ou des contrats d’apprentissage. Les matières premières telles que la soie viennent de Chine ou le lin de Pays-Bas. S’ouvre alors le commerce des dentelles par le biais des colporteurs et marchands sur les foires et dans les grands ports européens de Cadix, Marseille, Gênes,

 

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Alors que le gros point de Venise marque l’apogée de la dentelle italienne au XVII° siècle, partout en Europe, on se ruine pour acquérir ces coûteuses parures. Colbert, ministre de Louis XIV, créé des manufactures royales de dentelles (Aurillac, Le Quesnoy, Alençon) dans lesquelles il emploie des ouvrières d’Italie, des Flandres. Il propose alors la création d’une manufacture royale aux marchands du PUY. Ceux-ci refusent : « Si d’après le désir du Roi, on fabriquait des marchandises plus belles et plus solides, les prix deviendraient plus élevés et les marchands étrangers ne viendraient plus. Le monopole des manufactures royales dura dix ans et certaines villes devinrent des centres dentelliers prospères.

 

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L’Italie et la France se livraient une concurrence farouche. L’Italie développe des dentelles au lacet qui reprennent les mêmes compositions que le gros point, copié par les Flandres, la France et d’autres pays. A la fin du XVII° siècle la France, avec ses manufactures royales, parvient à affaiblir les centres dentelliers italiens : le point de France devient en quelques années, la coqueluche des cours princières européennes.

 

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Le dessin des dentelles « point de France » évolue pour donner le point de Sedan, particulièrement riche et exubérant. Au début du XVIIµµ° siècle, la dentelle des Flandres affirme sa qualité. Les dentelles de Bruxelles se singularisent, elles mettent en œuvre une technique de dentelle aux fuseaux à pièces rapportées. Ainsi, durant tout le XVIII° siècle, les dentelles flamandes concurrencent la France. Le commerce de ces dentelles européennes avec les Indes Occidentales (Amérique latine) est florissant.

 

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 Au XVII° siècle, la dentelle envahit robes et coiffures féminines et se réduit à des cravates et jabots sur le costume masculin. De nouveaux genres de dentelles apparaissent avec des fonds, des réseaux spécifiques entre les motifs. Ces fonds portent le nom des centres dentelliers qui les ont vus naitre : Alençon, Argentant, Valenciennes, Chantilly, Malines, etc. Mais ils sont bien souvent fabriqués en d’autres lieux. Le centre dentelier du Velay occupe une place importante par son nombre d’ouvrières et les quantités de dentelles produites. Les marchandises sont exportées par caravanes de mulet vers l’Espagne, les Flandres et l’Amérique latine. Les dessins de dentelles qui circulent alors ne sont pas très recherchés et ne présentent pas de réelle variété. Les ouvrières vendent leurs dentelles au marchand le plus offrant.

 

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La Révolution a porté un coup à la dentelle. La mode se tourne alors vers le néo-classicisme. Les influences grecques et romaines apportent les lignes élégantes et sobres aux robes pour lesquelles la présence de dentelle ne se justifie plus. Pendant trente ans, le conseil municipal du Puy-en Velay etle conseil général de la Haute-Loire tenteront en vain de maintenir l’activité en achetant notamment des dentelles à perte et en offrant du fil.

L’industrie se réorganisera sous l’impulsion de Théodore Falcon, à partir de 1830. Ce fabricant-dessinateur apportera de la créativité par la richesse et la diversité des dessins qu’il distribue lui-même à ses dentellières avec les conseils techniques nécessaires. Il propose des stages de perfectionnement aux ouvrières de sa fabrique et les récompense par des primes lorsqu’il obtient des prix aux expositions. En parallèle, il offre au musée du Puy sa collection personnelle de dentelles anciennes afin de créer une galerie, vitrine de la fabrique et source d’inspiration des dessinateurs.

 

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 De 1850 à 1880, l’industrie de luxe redémarre en France et dans toute l’Europe. C’est un nouvel âge d’or. Des techniques nouvelles apparaissent en dentelle à l’aiguille comme en dentelle aux fuseaux ; point de gaze, Honiton, Duchesse, guipure du Velay de Mirecourt, etc. D’autres cherchent à imiter les dentelles à la mode : crochet d’Irlande, Carrickmacross, etc. Le commerce est florissant et les dentelles s’exportent ders les Amériques et les empires coloniaux français et britanniques. Le Second Empire est un âge d’or pour la dentelle qui est devenue d’un usage presque exclusivement féminin. Avec la mode de la crinoline, les longueurs utilisées sont très importantes. La dentelle gagne les accessoires tels que châles ombrelles gants, éventails. Les expositions universelles deviennent de prestigieuses vitrines de l’industrie dentellière dans lesquelles les fabricants présentent des pièces exceptionnelles.

 

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La copie de dentelles anciennes se développe au cours de la seconde moitié du XIX° siècle. L’exposition universelle de 1878 à Paris semble être une date dominante : d’importantes pièces anciennes des musées et collections privées sont exposées. Les entreprises et les écoles présentent des copies. Ce mouvement dure depuis plusieurs décennies et touche également les ouvrages de modèles de dentelles et broderies du XVI° siècle, qui sont alors rééditées.

 

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Suivant l’exemple de Théodore Falcon, les fabricants veulent perfectionner leur travail. Ils se rapprochent des dentellières, contrôlent la qualité de la marchandise produite et font appel à des dessinateurs. Le besoin de protection des modèles se fait sentir et le conseil des prud’hommes ouvre ses portes au Puy-en-Velay en 1844. Dans les années 1850-1860, cette nouvelle organisation mène la fabrique à son apogée, avec une explosion du nombre de fabricants aussi bien au Puy que dans les centres secondaires tels que Craponne, Arlanc, Retournac.

 

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 Diminuer les coûts de fabrication des produits textiles motive depuis des siècles les perfectionnements de la mécanisation. Les premiers essais de métiers mécaniques remontent au XVIII° siècle. Des métiers à tulle apparus en Angleterre, se répandent en France, autour de Calais, dès 1807. L’adaptation du système Jacquard sur le métier Leavers vers 1833 permet un véritable essor de la dentelle mécanique. Les guipures chimiques se développent en Suisse, à Saint-Gall et en Saxe à Plauen. En Haute-Loire, les premiers métiers circulaires à dentelle aux fuseaux mécaniques arrivent vers 1902.

L’essor des métiers mécaniques entraîne en Haute-Loire une crispation autour de la dentelle à la main. Les folkloristes définissent un type de la dentellière vellave, stéréotype de l’ouvrière (costume, bijoux, matériel) qui devient indissociable du produit fabriqué. Les marchands s’emparent de cette image pour légitimer la valeur traditionnelle de la dentelle à la main, la condamnant à l’immobilisme.

Aujourd’hui, la pratique reste amateure. Cette activité de loisirs est internationale. Elle a démarré en France à partir des années 1970 à partir du Puy-en-Velay. Des centaines de clubs à travers le monde maintiennent et font évoluer a technique. La dentelle reste un élément très présent dans la mode féminine. La dentelle mécanique fournit généralement les créateurs, même si celle à la main est parfois utilisée. Toutefois, parmi de nombreux artistes qui travaillent le textile, certains utilisent la technique de la dentelle à la main.

 

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J’arrête là ce billet, un des plus longs que j’ai jamais fait.

Nous venons de traverser la première salle, il en reste d’autres à visiter dans de prochains messages.

J’ai conscience d’avoir été longue, mais ces dentelles ne méritent pas la médiocrité. Il leur fallait un écrin pour s’expliquer.

Je vais essayer d’être moins longue les prochaine fois.

 

Bisettes en dentelles

 

 

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7 août 2021

Yssingeaux

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Tout en brocantant, j’ai visité la ville d’Yssingeaux qui recèle de bien jolis bâtiments.

 Parmi les sites patrimoniaux à ne pas manquer, on citera l'ancienne halle aux grains du XIXe siècle dite "Grenette", édifiée en 1828, dotée d'une architecture originale. Au fil du temps, elle abrita successivement une école, un détachement de gendarmerie à cheval, une salle des fêtes, une caserne de sapeurs-pompiers, les bureaux de fonctionnaires des finances, la bascule des poids publics. Restaurée et modernisée, elle est aujourd’hui un haut lieu culturel avec bibliothèque, médiathèque, cinéma, hall d’exposition.

 

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L’église Saint Pierre, construite entre 1819 et 1827, est dédiée au patron de la ville, Saint-Pierre, est un autre point phare de la cité : elle recèle de peintures remarquables classées pour la plupart "monuments historiques" et attribuées à des artistes reconnus pour l’époque comme le flamand Gérard Honthorst, et des copistes réputés tels Sigalon, Corbet, Balze. Je n'ai pas pu explorer l'intérieur, une messe s'y déroulait, je n'ai pas dérangé.

 

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A côté se trouve le bâtiment qui m’a le plus plu. L’ancienne résidence d’été des évêques

Au XVème siècle, Mgr. Jean de Bourbon, évêque du Puy-en-Velay, fit édifier une forteresse : elle servait de résidence d’été aux prélats. Devenu hôtel de ville avec sa tour de l’horloge édifiée en 1850, la bâtisse fut détruite par un terrible incendie en février 1888, puis endommagée encore par deux autres sinistres en 1898 et à l’arrivée de l’électricité en 1905.

 

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En face, d'anciens bâtiments, restaurés en logements.

 

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Après avoir longé ces deux édifices, on se trouve sur la place de l’Hôtel de ville avec sa jolie fontaine.

 

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Continuer à flâner dans la ville, Au hasard des rues, trouver de petits sanctuaires et oratoires, des maisons pittoresques.

 

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La chapelle des Pénitents aux voûtes romanes, dont l'origine remonte aux années 1150 : à la demande du roi et avec l’aide du Comte du Velay et de l’évêque du Puy, les Chevaliers hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem avaient édifié un "refuge" pour les pèlerins qui se rendaient dans la cité mariale. L’histoire de cet édifice cultuel, qui fut un temps église paroissiale, est liée au passé de l’hospice. Mais la chapelle, qui se distingue par ses voûtes romanes et une atmosphère propice au recueillement, deviendra celle des Pénitents peu après la fondation de la Confrérie locale en 1629, un ordre disparu il y a une cinquantaine d’années.

 

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Puis, terminer la balade, et admirer les anciennes devantures de magasins restées en l'état.

 

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Puis, rejoindre la voiture, en regardant les sucs belvédères. Ressources patrimoniales, les sucs sont de véritables belvédères : il faut s’élever jusqu’au sommet de Saussac où des fouilles ont permis de confirmer certains pans de l’histoire d’Yssingeaux, pour apprécier une vision aérienne de sa région. Du phare de Saint-Roch à deux pas du centre-ville, la lecture est facilitée par deux tables d’orientation. Et du haut des Ollières, la vision est tout aussi appréciable. Suc d’Antreuil, d’Alauze, d’Achon, Montaigu, ou de Bellecombe, la plupart sont aisément accessibles, y compris en famille. Des circuits touristiques sont d’ailleurs proposés qui débordent parfois les limites de la commune vers le suc d’Eyme, le massif du Meygal et son mythique Testavoyre, sans oublier le Lizieux…

 

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Extra muros, les maisons d’assemblée comme on les appelle encore, sont les repères les plus caractéristiques d’Yssingeaux. Elles ont été édifiées à partir de la fin du XVIIème siècle pour abriter les « béates » : c’est ainsi que l’on baptisait familièrement les « demoiselles de l’instruction » dites encore « petites sœurs des campagnes ». Mi-religieuses, mi-enseignantes, elles ont œuvré jusqu’à la moitié du XXème siècle : auprès des malades et des vieillards, mais aussi et surtout en faveur des jeunes paysannes, à qui elles apprenaient à lire, à chanter, à écrire, sans oublier le catéchisme. La maison de béate construite en pierre, en bois et lauze, était généralement équipée d’un clocheton : le rez-de-chaussée servait de lieu de classes ou de réunions et l’étage d’habitation. Beaucoup ont été conservées et restaurées, et sont utilisées par la population villageoise pour des rencontres et des veillées.

 

Présentation1

 

Ici se termine la visite d'Yssingeaux qui m'a bien plu. J'espère qu'il en est de même pour vous. Je vous laisse pour le moment sur ce morceau d'histoire de notre patrimoine. J'espère ne pas avoir été trop indigeste dans mes explications, mais quand je vais quelque part, j'aime à m'instruire sur l'endroit et à partager...

Doux bisous

 

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19 juillet 2021

Ciels du lundi 29

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Les ciels de cette semaine ont été bien chargés, et ils ont fait des dégâts dans certaines régions. J'espère d'ailleurs que personne n'a été touché parmi vous.

Alors, je ne vais pas faire comme d'habitude, en vous les montrant au fil des jours. Je choisi de vous montrer des ciels aux douces effluves que j'ai pris lundi dernier, en Drôme Provençale, afin de vous apporter un peu de douceur.

 

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J'ai immortalisé lavandes et tournesols, fleurs qui représentent le mieux l'été, selon moi.

Je suis donc repartie avec de belles images que je partage avec vous.

 

Prenez soin de vous.

 

Bisettes

 

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30 mai 2021

Fête des mamans

Fête des mères (1)

 

En ce dimanche, je viens souhaiter une très belle fête à toutes mes fidèles mamans.

Que votre journée soit douce, et remplie d'amour.

Une pensée pour celles qui ne seront pas avec leurs enfants en cette journée, je suis de tout coeur avec vous.

 

Fête des mères (5)

 

Ma joie sera mitigée, n'ayant que ma plus jeune avec moi.

L'occasion de faire une petite déco de table vraiment toute simple, sur le thème du chat...

 

Fête des mères (2)

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Bisous tout plein !

 

y

 

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19 mai 2021

L’Étoile

L'Etoile (1)

 

A côté de Lons le Saunier, se trouve un petit village où a vécu ma nièce. Nous y sommes allées, mais j'ai fait peu de photos en raison de la pluie.

L'Étoile est une commune française située dans le département du Jura en région Bourgogne-Franche-Comté. Le village est réputé pour ses vins en Franche-Comté et dans une moindre mesure dans le reste de la France. Le travail de la vigne est la principale activité de cette jolie bourgade avec ses vieilles maisons vigneronnes, ses trois châteaux et ses lavoirs.

 Le nom du village viendrait soit des cinq collines qui entourent le village, autrefois toutes surmontées d’un château ; ou alors des petits fossiles en forme d’étoiles datant de l’ère secondaire, que l’on peut trouver au pied des vignes du village.

 

Pentacrines

 

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A l'entrée du village se trouve un ancien pressoir ainsi qu'un grand matériel de pesée. Photo prise de la voiture, je n'ai pas voulu me mouiller...

 

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L'Etoile est bien sûr un village viticole, avec un patrimoine de superbes bâtiments, et une des 4 appellations (AOC) des vins du Jura.

Au firmament des appellations du Jura, L’Étoile est à coup sûr l’une des stars de cette région, reconnue dès 1937 comme AOC. Ne couvrirait-elle qu’à peine 70 ha soit 4 % du vignoble jurassien, sa réputation la place comme l’un de ses plus beaux  fleurons. Elle se décline en vin blanc sec, vin jaune et vin de paille.

 

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C'est l'occasion pour moi, de vous parler vite fait des vins du Jura.

L’Etoile, vin blanc issu du chardonnay et du savagnin.

La nature des sols argilo-calcaires favorise le chardonnay (appelé localement Gamay blanc), omniprésent sur l’appellation jusqu’à représenter 90 % de l’encépagement. Les marnes recouvertes d’argiles à chailles et de fragments calcaires n’affleurent ici que très rarement. Le vignoble de L’Etoile bénéficie donc d’un sol plus léger qu’ailleurs ce qui donne sans doute la spécificité à ses vins. Seules ici sont autorisées la taille en guyot simple ou double et la taille en cordon de Royat.

     Les vins blancs sont issus du chardonnay et du savagnin (cépage accessoire : poulsard appelé localement ploussard). Ils donnent des vins puissants, riches avec des arômes de fruits secs et une longueur en bouche incontestable.

    Les vins de paille proviennent du chardonnay, du poulsard et du savagnin profitant de sols argilo-calcaires et marneux (marnes rouges et grises).

    Les vins jaunes sont issus du seul savagnin.

Moi qui ne suis pas une grande fan de vins, je vous avoue que je n'arrive pas à boire celui du Jura, très typé. Je ne l'apprécie qu'en cuisine, cuit avec du Mont d'Or, de la volaille ou des morilles.

 

Un petit tour rapide du village (photos prises de la voiture et du Net) :

 

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Autre particularité du village, c'est ici qu'est né en 1987 le Centre Athénas, centre de sauvegarde de la faune sauvage qui recueille, soigne et réhabilite des spécimens de la faune sauvage européenne, pour les relâcher dans le milieu naturel.Il a recueilli depuis 34 ans, plus de 34 000 animaux sauvages blessés par notre mode de vie et relâché plus de 18 000 d’entre eux..

C’est le seul Centre de France spécialisé dans l’accueil des félidés. En plus de 30 ans, il a traité 40 lynx et plus de 200 chats forestiers. À travers les soins prodigués et les relâchés effectués, (45% du total, soit 75% des animaux traités), et par la sensibilisation du public à la protection de la faune sauvage et du milieu naturel en général, le Centre participe activement à la protection de la faune et au maintien de la biodiversité.

Implanté sur la commune de L’Étoile dans le Jura. Il accueils et soigne tous les mammifères, oiseaux, reptiles et amphibiens de France.

Le Centre s’appuie sur 285 correspondants bénévoles et a un rayon d’action interrégional couvrant 11 départements :  le Jura, le Doubs, la Haute-Saône, le Territoire de Belfort, la Côte d’Or, la Saône et Loire, l’Ain et le nord de la Haute Savoie, le nord du Rhône, le sud de la Haute-Marne et l’Est de la Nièvre.

Ces dernières années, les sollicitations des particuliers n’ont eu de cesse d’augmenter. Ainsi, les accueils d’animaux ont doublé en 5 ans, et aujourd’hui l’équipe du Centre soigne annuellement plus de 3 500 animaux.

Pour cela, l'association fait aussi appel à notre soutien (dons, adhésion à l'association, parrainage d'animaux, mécénat). Si cela vous intéresse, un clic ICI.

 

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Cette petite commune jurassienne d'à peine six-cents habitants est au final bien intéressante et méritait le détour...

L'occasion pour moi de vous présenter d'autres particularités du département dont je ne vous avais pas encore parlé sur mon ancien blog.

Je vous laisse pour aujourd'hui.

Bisettes

 

y

 

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5 mars 2021

Du rétro en rose

Lampe 4Trine (1)

 

Il y a un plus d’un an, 4Trine m'avait envoyé un colis contenant deux anciens pieds de lampes en bois. Si le premier s'est retrouvée transformée en porte-bijoux, il me restait à m'occuper du second.

 

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Celui-ci, je voulais lui rendre son utilité première pour le salon, mais pour cela, j'ai eu besoin de mon neveu électricien afin qu'il me monte une douille dessus et qu'il me l'électrifie.

 

Lampe 4Trine (2)

 

Je voulais quelque chose de très simple afin de mettre en valeur l'ampoule que j'ai choisie. J'ai peint l'objet en rose pâle pour qu'il s'intègre dans ma décoration d'intérieur, et c'est tout ce que j'ai fait.

 

Lampe 4Trine (3)

 

Pour la finition, j'ai tout simplement opté pour une imitation d'ampoule d'Edison, cela a suffit à créer une belle lampe rétro toute simple et toute mimi !

 

Lampe 4Trine (4)

Lampe 4Trine (5)

Lampe 4Trine (6)

Lampe 4Trine (7)

Lampe 4Trine (8)

Lampe 4Trine (9)

 

Une petite lampe rétro toute simple qui s'intègre très bien chez moi. Pas besoin de fioritures, l'ampoule fait tout. Placée juste à côté du canapé, elle est bien pratique pour la lecture du soir.

 

Vous aimez ?

 

Gros poutous

 

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Lampe 4Trine (10)

9 avril 2021

Carreaux de ciment

Nappe, housse de chaise cache torchon cuisine (1)

 

Quand, au marché (l'été dernier), je suis tombée sur un tissu imitant les carreaux de ciment, je n'ai pas pu faire autrement que d'en acheter. J'aime ces carreaux tout comme les azulejos. Principalement dans une cuisine.

Cela tombait bien, mes chaises auraient besoin d'un bon ponçage pour les repeindre, mais comme c'est un exercice que je ne peux plus faire, j'ai opté pour la réalisation de housses, afin de remplacer aussi mes galettes qui ont bien vécu.

 

Nappe, housse de chaise cache torchon cuisine (3)

Nappe, housse de chaise cache torchon cuisine (2)

 

J'ai réalisé mes housses...

 

Nappe, housse de chaise cache torchon cuisine (4)

 

...et comme il me restait du tissu, j'ai cousu aussi une nappe.

 

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Nappe, housse de chaise cache torchon cuisine (6)

Nappe, housse de chaise cache torchon cuisine (7)

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Nappe, housse de chaise cache torchon cuisine (9)

 

Avec quelques chutes de tissu, et du galon brodé, j'ai fait un devant pour mon cache-torchons.

 

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Nappe, housse de chaise cache torchon cuisine (11)

 

Il n'est rien resté de mon coupon, tout a été utilisé. J'aime bien son côté ancien.

Ainsi j'ai retrouvé le bleu que j'aime tant dans les cuisines. Cela fait un moment que j'ai réalisé tout ça, mais j'avais oublié de vous le montrer. Il n'est jamais trop tard...

 

Bisous tous doux.

 

C

Nappe, housse de chaise cache torchon cuisine (12)

13 janvier 2021

Petit retour en arrière

Fêtes fin d'année (1)

 

Les fêtes sont derrière nous maintenant, mais je ne vous ais pas encore parlé des miennes.

 

Cette année, il y a eu peu de décorations dans les villes environnantes, étant donné la conjoncture. C'est pourquoi, j'ai pris peu de photos. Cependant, j'ai quand même trouvé quelques magasins à la décoration sympathique.

 

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A Noël, j'étais invitée. J'ai quand même cuisiné la partie végétarienne pour ma fille et moi.

 

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Cette année, je me suis amusée à faire deux grosses boîtes de bredeles pour les partager durant les fêtes.

 

Fêtes fin d'année (21)

 

J'ai été bien gâtée, même par mon orchidée sabot qui a refleuri juste avant Noël.

 

Fêtes fin d'année (22)

 

La semaine précédant le Nouvel An, je suis montée dans le Jura où j'ai retrouvé une grande partie de ma famille. Nous avons bien mangé, bien ri, fait de nombreuses parties de cartes entre deux sorties dans la neige. Bon, je l'avoue, nous étions un peu plus que six pour la nouvelle année. Mais comme m'a dit mon médecin, le plus important c'est le moral, et nous avions tous besoin de nous retrouver pour passer de bons moments ensemble.

 

Fêtes fin d'année (23)

 

J'en ai aussi profité pour préparer un anniversaire surprise pour ma fille, qui ne s'est douté de rien et a été très émue.

Fêtes fin d'année (24)

 

 

Bref, j'ai oublié les mauvais côtés de la vie pour uniquement privilégier les bons. Et croyez-moi, cela fait grand bien ! C'est pour cela que je tenais à partager ces jolis moments avec vous, parce que le plus important, cela reste nos proches.

 

Je vous fais plein de bisettes.

 

C

 

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26 mars 2021

Copie non conforme

Cache bijoux Nicole (1)

 

 Lorsque je créé quelque chose, ma sœur a généralement la primeur.

Quand elle a vu le cache-bijoux que je m'étais fait, elle l'a trouvé tellement beau que j'ai eu envie de lui en faire un. Même idée, mais bien sûr avec des pièces différentes.

Pour celui-ci, je suis partie d'un tablier à volant que j'ai placé sur une pièce de broderie anglaise (reste de ce qui avait servi au coussin de mariage de ma nièce). J'ai ajouté un bas de jupon, un ancien col Claudine et un bavoir. Chaque pochette est en broderie anglaise et chacune est différente. Un peu de dentelle fleurs pour finir le tout et le cache-bijoux était terminé. Enfin, après quelques heures de travail...

 

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Cache bijoux Nicole (15)

Cache bijoux Nicole (16)

Cache bijoux Nicole (17)

 

Une association différente mais qui garde l'esprit du premier cache-bijoux. Quand on part de différentes pièces chinées, on ne peut pas faire un parfait copier-coller, et c'est ça qui me plaît.

Un petit cadeau que ma sœur a aimé.

 

Bisous tout doux

 

d

 

 

Cache bijoux Nicole (18)

16 janvier 2021

De et pour les copinettes

Cathyrose & Lylou (1)

 

Mercredi, en rentrant du travail, j'ai eu la surprise de trouver un colis dans ma boîte aux lettres. N'ayant rien commandé, je me suis demandé d'où cela pouvait bien venir.

Eh bien, c'est ma Cathy qui me souhaitait la bonne année en grandes pompes !

 

Une carte adorablement vintage.

 

Cathyrose & Lylou (2)

 

Un petit carnet, trop classe, avec au dos, une épitaphe géniale.

 

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Et clou du spectacle, une chatounnette rose aux moustaches frisées. N'est-elle pas trop chou ?

 

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Encore grand merci à toi Cathy pour ces belles surprises !

 

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Et comme je parle de copinautes, je participe à la première ronde de l'année, chez Lylou-Anne. Elle nous demande d'imaginer une inspiration créative autour de la musique. Je ne suis pas du tout musicienne, mais il y a quelques temps, j'avais relooké une boîte à violon. Je lui ai donc envoyé les photos, la laissant choisir celles qu'elle préfère.

 

 

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Encore une preuve que la blogosphère est synonyme de partage et d'amitié.

Je vous laisse donc, enchantée par ces plaisirs et je vous fais plein de bisettes.

 

C

 

 

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26 septembre 2022

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Cette fois, c'est l'automne. Les ciels s'en ressentent, ils sont plus perturbés, les nuages alternent avec le bleu du ciel. Il fait plus frais, et c'est l'époque où il faut se changer plusieurs fois entre le matin et l'après-midi.

Dans la nuit de vendredi à samedi, on a eu de la pluie. La nature reverdit et les fleurs font leur grand retour.

 

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On ne le voit pas vraiment, mais l'abeille qui butine a sa poche de pollen toute gonflée. Elle se prépare au frimas de l'hiver...

 

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Deux corbeaux qui se bécotaient sur une antenne, ça sent Halloween.

 

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Les couleurs d'automne commencent à faire leur apparition.

 

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C'est l'automne. Les paysages sont différents, mais les balades restent agréables.

Dites-moi, chez vous, c'était comment côté ciel ?

 

Douce semaine

 

Bisous

 

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25 mars 2022

Puristes s'abstenir...

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De ma mère, j'avais hérité de ses vieux fers à repasser.

Pour les ranger, j'ai chiné un ancien porte bûches en fer forgé.

 

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Mon Home Sweet Home étant blanc, j'ai voulu harmoniser tout ça à ma décoration d'intérieur.

Du coup, j'ai tout peint en blanc et j'ai appliqué des transferts roses dessus chaque objet.

 

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Chaque élément a un transfert différent, tout en féminité. Ce qui correspond bien mieux à ma décoration d'intérieur.

Je sais que certain(e)s seront choqué(e)s, d'où le titre de mon message, mais j'assume parfaitement mon choix.

J'ai modernisé des objets anciens pour qu'ils s'adaptent à mes goûts.

Alors, votre jugement ???

 

Bisous ! Bisous !

 

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5 septembre 2021

Brioude

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La dernière fois, je vous ai laissé(e)s à La Chaise Dieu. J’avais prévu d’y passer la journée, mais comme je n’ai pas pu accéder à tous les monuments, j’avais fini ma visite à midi.

Je n’avais pas envie de rentrer si tôt à la chambre d’hôtes, du coup, j’ai pris la destination de Brioude, ville d’art et d’histoire, où on trouve des bâtiments anciens, de qualité et valorisés qui donnent tout son charme et son caractère à la cité.

 

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J’ai déjà visité la ville il y a quelques années, mais il me restait des choses à voir.

Brioude se trouve sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle.

Tout d’abord, je suis passée devant le Doyonné, espace d’Art Moderne et Contemporain. Comme la Basilique Saint-Julien, phare de la cité, ou les maisons canoniales qui structurent un centre ancien préservé, Le Doyenné, propriété de la Ville, recèle une qualité patrimoniale emblématique du riche passé historique de Brioude.

 

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Son plafond armorié est classé Monument Historique, peintures murales.

Bâti en 1165, il a plusieurs vies derrière lui. Logement du Doyen, banque ou encore bibliothèque municipale, il a connu plusieurs affectations et traversé, non sans en récolter quelques lourds stigmates, les siècles. Conséquence : en raison de faiblesses structurelles et de son état dégradé, il a longtemps été fermé au public.

Plus qu’une nécessité, le rénover était un devoir au regard de son intérêt patrimonial et de son emplacement stratégique au cœur de la cité.

Après plus de dix-huit mois d’un chantier aussi exigeant que spectaculaire et rendu possible par l’engagement de nombreuses collectivités, le Doyenné, nouvelle ère, a revu le jour en juillet 2018.

Dans la lignée esthétique de la création des vitraux de la Basilique, le Doyenné marie, lui aussi, harmonieusement l’ancien et le nouveau.

Aujourd’hui, espace d’art moderne et contemporain, Il se compose, sur 600 m², de 5 salles. A l’image de la première, Chagall du coq à l’âne, il a vocation à accueillir chaque année des expositions évènements, uniques en Auvergne.

Sauvegardé et valorisé, Le Doyenné met le patrimoine au service de l’art – et réciproquement - et d’une culture partagée et rassembleuse grâce à des tarifs très abordables.

Je ne suis pas rentrée à l’intérieur, d’une part parce que je n’avais pas de pass sanitaire, d’autre part, parce que le but de ma visite était tout autre. Avançons donc plus loin.

 Nous arrivons à la basilique Saint Julien.

Cette basilique, plus vaste église d’Auvergne, est construite sur l’axe de pèlerinage Clermont/Cahors qui mène à St Jacques de Compostelle. La Basilique romane St Julien de Brioude a été construite au XIe et XIIe siècle par les chanoines comtes en hommage au martyr St Julien, dont le tombeau repose sous la basilique.

De nombreuses découvertes sont à faire dans l’un des fleurons d’art roman de Haute-Loire : pierres polychromes (grès rouge, grès calcaire, basalte, granulite, marbres gris et rose) qui ornent toute la nef, les chapiteaux des plus diversifiés et les peintures murales magnifiquement conservées du XIIe et XIIIe siècle.

Les 37 vitraux de la basilique, beaucoup plus contemporains car datant de 2008, apportent une luminosité particulière et originale pour un tel lieu.

 

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Saint-Julien de Brioude est le fruit du métissage des traditions architecturales aquitaines, "auvergnates" et "vellaves"(ancienne province du Velay). Naturellement, le foisonnement sculpté peut rappeler la Bourgogne (comme le souligne l'ancienne historiographie) mais il évoque surtout l'attachement de la terre auvergnate à la grande aquitaine.

Les solutions architecturales de Brioude montrent l'influence du Puy en Velay et évoque les solutions architecturales de l'Empire romain "germanique" qui prendra plus tard le nom de Saint-Empire romain germanique.

Les phases de construction de la basilique sont nombreuses.

Le chantier initial a duré du premier quart du XIIe siècle jusque dans les années 1200.

La tour lanterne du chœur a été construite en dernier. En effet, le chœur a été élevé au-dessus du tombeau de Julien. L'édicule abritant la tombe du martyr aurait été contourné afin de l'englober dans le nouveau dispositif.

Les dernières transformations importantes remontent au XIXe siècle (façade ouest et clocher carré).

 

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L'intérieur de l'église se caractérise par une belle polychromie de pierres grises, rouges, blanches et noires qui proviennent de carrières voisines : le grès rouge vient d'Allevier (Azérat), le grès calcaire de Beaumont, le basalte de La Vergueur (Saint-Just-près-Brioude) et le marbre de Lauriat (Enval).

Ils s'harmonisent avec le pavement, en galets de l'Allier noirs et blancs, aux motifs géométriques d'arabesques.

Le narthex

En pénétrant à l'intérieur de l'édifice, on débouche directement sur le narthex qui est la partie la plus ancienne du monument puisqu'il date de la fin du XIème siècle. Cet ensemble est constitué de monumentaux piliers cruciformes terminés par une voûte d'arêtes qui soutient un étage.

Pour monter à la chapelle Saint-Michel de manière solennelle, on avait fabriqué un escalier montant depuis le collatéral sud. Cet escalier pouvait être en bois comme on le voit encore à Auzon. Il faut prendre conscience que la basilique médiévale était utilisée comme un lieu de prière régulier au Moyen Âge et que les espaces hauts étaient utilisés chaque jour. Pour monter aux chapelles hautes, des escaliers permettaient aux chapelains de célébrer des messes votives. On célébrait particulièrement des messes votives dans la chapelle Saint-Michel.

On pouvait réciter l'office des morts (office surérogatoire) dans cette chapelle. Mais pendant la période moderne cet office était réalisé dans le chœur liturgique sur les stalles de bois du grand chœur.

 

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La Basilique a perdu ses vitraux anciens à la révolution. Il faudra attendre le XIXe siècle pour que les vitraux commencent à réapparaître dans l'édifice.

En 2004, la ville de Brioude lance un concours international pour la création de nouveaux vitraux pour la basilique Saint-Julien de Brioude. Les lauréats du concours sont les Ateliers Loire à Chartres et l’artiste Kim en Joong. C'est en 2008 qu'a été achevée la mise en place des 37 vitraux contemporains des baies de la nef qui ne possédaient que de simples vitrages

 

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Descendons maintenant dans la crypte qui se trouve sous l’autel, où se trouve le reliquaire de Saint Julien, posé sur un bloc de marbre mouluré qui faisait partie de son tombeau à l’époque carolingienne.

 

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L’orgue de 28 jeux a été construit en 1852-1853. Il fut inauguré le 27 août 1853. Il a trouvé sa place actuelle en 1958. Le buffet d’époque (en sapin, de style néo-roman polychrome à dominante bleu canard) a été détruit lors de son transfert. Depuis 1989, les amis de la Basilique de Brioude participent financièrement à sa restauration plus que nécessaire. L’orgue est classé, depuis 1994, aux Monuments Historiques.

 

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Les trois portes de la façade n'existaient pas au Moyen Âge.

Comme toute cette façade ouest elles ont été interprétées - comme tant de grands édifices français dans le goût néo moyenâgeux du XIXe siècle.

 Le travail de verroterie n'en est pas moins remarquable.

 

 Après cette visite religieuse, je fais une pause. Je vous propose la suite dans un prochain billet où nous parcourrons la ville afin d’aller à ma destination finale.

 

A très vite !

 

 

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1 septembre 2021

La Chaise Dieu - L'abbatiale

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Aujourd’hui, je vous propose de vous emmener vers une autre visite que j’ai effectuée durant mes vacances, La Chaise Dieu. Toutefois, je tiens à vous prévenir par avance que n'ayant pas trouvé où couper mon billet, celui-ci va être très looooong !

 C’est une commune française, située dans le département de la Haute-Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes, à quarante minutes de là où je m'étais posée.

 

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 Elle est célèbre pour l'architecture gothique de son abbaye. Un premier monastère est construit à partir de 1048, sous l'autorité de Robert de Turlande, en remplacement d'un ermitage datant de 1043. Le bâtiment est retravaillé de 1344 à 1350, pour aboutir à l'abbaye actuelle, à la demande de Pierre Roger de Beaufort (Clément VI), pape à Avignon, ancien moine dans les lieux.

 

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À l'intérieur de l'abbatiale se trouvent une fresque sur le thème de la danse macabre, une suite de douze tapisseries dont celle de L'Apparition du Christ à Marie-Madeleine, un orgue du XVIIe siècle et un jubé partageant le chœur en deux parties, l'une réservée aux moines et l'autre au peuple, 144 stalles. À l'extérieur, on peut voir le cloître, la chapelle des pénitents, les bâtiments conventuels autour de la place de l'Écho et de la place Lafayette, la Salle de l'écho et la ville médiévale.

Quand je suis arrivée à la cathédrale, j’ai ri de ce magasin qui proposait des blousons. Très bonne idée, même en été, car ce jour-là, à près de mille mètres d’altitude, il faisait douze degrés à dix heures du matin… Quel été !

 

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Saint Robert fut le fondateur de cette abbaye. Son père était le vicomte de Carlat et portait le nom de Seigneur de Turlande. Etant le cadet de la famille, il fut envoyé à Brioude pour devenir chamoine. En 1026, il fut ordonné prêtre. C'est en allant se confier à Notre-Dame du Puy, en 1043, que son ami Étienne découvre le plateau qui deviendra le lieu où ils s’établiront. Ils commencèrent par ériger une chapelle.

 

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Ils avaient coutume de donner aux nécessiteux tout ce qu’ils avaient et ils ne se réservaient rien pour leurs propres nécessités, mais les donnaient à ceux qui leur demandaient quelque soulagement. Après dix ans d’une telle vie, voyant l’affluence des personnes désireuses de l’imiter dans sa vie avec le Christ, Robert entreprend de construire un monastère. Les premiers bienfaiteurs sont les Turlande, les Mercœur, le comte d’Auvergne et son épouse Philippa de Gévaudan, entre autres. Quand il se lance dans cette nouvelle aventure, Robert a environ 50 ans.

Dès 1052, il obtient des privilèges de la part du pape Léon IX et du roi de France Henri Ier pour son abbaye qui devient une abbaye royale. Le Pape comme le roi et l’évêque d’Auvergne accordent en outre des droits sur des terres et des églises afin de pourvoir à la nourriture des moines.

Pour que la vie commune soit harmonieuse, ils choisirent de suivre la règle de saint Benoît et choisirent de servir Dieu en se vêtissant du froc d’un pauvre moine bénédictin, et vécurent  au rythme des offices qui ponctuent la journée et alternent temps de prière, temps de travail, temps de repos.

 

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 Pendant environ quinze ans, jusqu’à sa mort, Robert va arpenter le Massif Central pour restaurer des églises et monastères et en fonder d’autres. créa un système d’entraide entre tous ces monastères ou prieurés, les uns fournissant le blé quand d’autres produisaient l’huile ou le vin.

L’abbaye de La Chaise-Dieu devient très vite la deuxième abbaye après Cluny en Europe.

 Au milieu de tant d’activité, Robert n’aspirait cependant qu’à une chose : retrouver son Seigneur et jouir de sa présence. Il eut connaissance par une grâce divine du jour de sa mort le vendredi avant les Rameaux. Il redoubla de ferveur et prépara ses frères.

Il mourut le 17 avril 1067 selon la Gallia Christiana, en 1068 selon Dom Tiollier et d’autres auteurs.

À sa mort, « le bilanne laissait pas d’être impressionnant : une abbaye déjà célèbre, riche de vocations sinon de grands biens, sept importants prieurés parmi lesquels un vrai monastère, le Port-Dieu, et six « celles »auxquelles s’ajoutait le monastère des religieuses de Comps. Quant aux petits prieurés, ils étaient déjà nombreux : 27 en Livradois, 5 dans le reste de l’Auvergne, 1 en Limousin, 1 en Agenais, 1 en Lyonnais et 1 en Vivarais ».

Sa tombe se trouvait au seuil de son église abbatiale. Aujourd’hui sa pierre tombale est au niveau du jubé.

 

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Le jubé est cette construction en pierre qui divise l’église en deux parties bien distinctes. Jusqu’au concile de Trente (1545-1562) la quasi-totalité des églises en avait un. Avec le concile de Trente et la dévotion de plus en plus grande au Saint-Sacrement, les jubés ont été détruits. Si celui de La Chaise-Dieu existe toujours, il a connu de nombreuses modifications. Des encoches dans les piles montrent qu’à l’origine, il était beaucoup plus haut. Il a été abaissé au XVIIe pour permettre à l’orgue d’être mieux entendu du chœur. On peut voir les armes du cardinal Serroni sur la porte. Les balustrades à gauche et à droite ne sont pas en pierre mais en bois.

Un crucifix, daté de 1603, œuvre d’un moine de La Chaise-Dieu le surplombe encadré par des statues du XVe représentant la Vierge Marie et l’apôtre saint Jean.

Devant le jubé, à droite, se trouve l’autel de Saint-Robert surmonté d’un tableau sur lequel la Vierge Marie confie au saint son bâton d’abbé. Devant, la pierre tombale d’origine de saint Robert est simplement marquée d’une croix. Le trou dans la pierre permettait aux pèlerins de toucher les reliques du saint.

 

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L'orgue a la particularité d'être composé de deux buffets construits séparément et de styles différents.

En 1683 ont été réalisés la tribune et le petit buffet considéré à présent comme le buffet du positif. Le facteur en est inconnu. La tribune, située au-dessus de l'entrée principale et supportée par quatre atlantes occupe toute la largeur de la nef. Elle ainsi que sa balustrade et le buffet d'orgue de même origine sont richement sculptés. Cet ensemble avait été commandé par un abbé commendataire de La Chaise-Dieu. Mais l'orgue n'a pas été terminé.

Les travaux furent repris en 1726 par un facteur qui installa un nouvel instrument dans un buffet acheté d'occasion et installé derrière le premier et constituant ainsi le Grand Orgue. Ce buffet est moins travaillé que le premier, et d'un style différent.

Peu utilisé après la Révolution, au cours de laquelle, à tout le moins, les buffets n'ont pas été trop vandalisés, l'instrument se dégrade petit à petit, et différents projets de restauration n'aboutissent pas jusqu'à l'intervention en 1966 de György Cziffra qui fonde le festival de musique de la Chaise Dieu, permettant la renaissance de l'intérêt pour l'orgue. Celui-ci est classé aux Monuments Historiques en 1970, restauré une première fois dans les années 1970 et de façon plus aboutie dans les années 1990.

Il possède à présent 40 jeux sur quatre claviers manuels et pédalier à la française, configuration de l'instrument de Marin Carouge, les transmissions sont mécaniques, et le vent assuré par quatre soufflets cunéiformes.

Cet orgue est très adapté à interprétation de la musique française du Grand Siècle, ayant d'ailleurs servi pour de nombreux enregistrements par des organistes de renom.

 

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Après le jubé, on arrive dans la nef.

Au-dessus des 144 stalles de bois (qui accueillaient les chanoines), se trouvait une fresque sur le thème de la danse macabre, une suite de quatorze tapisseries flamandes, soit quatre-vingt mètres linéaires où se déroulent les scènes de l’Ancien et du Nouveau Testament.

Elles ont été réalisées au début du XVIe siècle en fils de laine, lin, soie et fils métalliques. Commandées par l’Abbé de Saint-Nectaire en 1501, elles étaient initialement destinées à une accroche événementielle, lors de temps liturgiques. Accroché en permanence dans l’église abbatiale dès 1927. Cet ensemble a souffert de l’humidité, de l’exposition à la lumière, de l’empoussièrement et de l’effondrement de sa structure.  

Je me suis rendue en ces lieux afin de les voir, mais je n'ai pas pu y accéder, n'ayant pas de pass sanitaire. J'étais fortement déçue. Voici donc une photo du Net, à défaut des miennes... Sur un des murs de l'entrée de l'abbaye, j'ai  pu les voir en format papier, ce qui ne remplace, évidemment pas les vraies...

 

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En mai 2013, elles sont parties en restauration dans les ateliers Chevalier à Colombes (Hauts-de-Seine). Cette intervention minutieuse permet aujourd’hui la mise en valeur d’un trésor qui existait mais qui n’était pas visible.

Quatre étapes de restauration :
-   phase préparatoire : retrait des galons teintés avant nettoyage, dérestauration, tests de résistance au nettoyage
-   phase de nettoyage : par vaporisation d’eau sur table réservée à cet effet
-   phase de restauration : consolidation des tapisseries par l’apport de tissus de support et l’application de différents points de couture de fils mercerisés
-   phase de doublage des tapisseries, afin qu’elles puissent à nouveau être accrochées.

La redécouverte de la chapelle du Collège par Richard Goulois offre l’opportunité d’un espace parfaitement adapté au ré-accrochage des 14 tapisseries. Restauré dans un esprit de lisibilité de l’existant, le lieu allie interventions contemporaines et conditions optimales de conservation et de valorisation de l’œuvre textile.

Afin de livrer un bâti à l’atmosphère stable, l’architecte a engagé un dialogue constant avec les restauratrices pour déterminer chaque point précis de conservation préventive. Depuis le 11 juillet 2019, le nouvel accrochage à hauteur d’homme et l’éclairage subtil des tapisseries permettent aux visiteurs d’apprécier les détails de chaque scène, des visages aux costumes, de la botanique à l’architecture, du message moral à l’anecdote.

Le montant de la restauration s'élève à 300 000 € (part État : 50%) - Durée de l’intervention : 6 ans - Temps passé : 4 600 heures !

 

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Aujourd'hui, dans la nef, il ne reste donc plus que les stalles, fort belles au demeurant. Au centre, on peut voir le Gisant du pape Clément VI.

Pierre Roger est né à Rosiers d’Egletons (diocèse de Tulle) en 1292 d’une famille de petite noblesse. Il est le fils de Guillaume Roger, châtelain du château de Rosiers en Limousin et de Marie du Chambon.

En 1305, à l’âge de 10 ans, il devient novice à la Chaise-Dieu. Destiné à la vie monastique, il est surtout remarqué par sa prodigieuse mémoire, ses facilités d’expression et la justesse de son jugement. L’abbé de La Chaise-Dieu, Hugues d’Arc, l’envoie étudier à la Sorbonne en 1307, alors qu’il n’a encore que 15 ans.

Il y fait des études de philosophie, de théologie et sans doute de droit. Il est fait docteur en théologie en 1323 avant d’avoir achevé le curriculum complet. Ordonné prêtre, il se fait remarquer pour ses talents oratoires. Nommé Proviseur à la Sorbonne, il y enseigne jusqu’en 1327.

En 1327, il quitte l’Université et commence une carrière épiscopale : évêque d’Arras, puis de Sens, enfin archevêque de Rouen, il est nommé cardinal en 1338. Parallèlement, il exerce des fonctions de Garde des Sceaux et de Président de la Cour des Comptes auprès du roi Philippe VI de Valois.

Élu Pape en 1342 en Avignon, il prend le nom de Clément VI. Il entreprend la reconstruction de l’abbatiale afin d’y être inhumé. Il meurt après un pontificat de dix ans. L’abbatiale est presque terminée et il y est enterré en avril 1352.

Le tombeau de marbre noir était à l’origine entouré de quarante-six statuettes, personnages en albâtre représentant des parents du pape Clément VI. Ce socle supporte un gisant de marbre blanc. Le tombeau a été sculpté par Pierre Boye en Avignon de 1346 à 1351. Pierre Boye appartenant à l’atelier de Jean Pépin de Huy, travaillait avec Jean de Soignoles et Jean David pour le pape Clément VI.

Le souverain pontife est représenté avec ses habits sacerdotaux : aube, étole, chasuble et coiffé de la tiare, cette triple couronne que les papes ont portés jusqu’à Paul VI. De nombreuses significations sont données à cette coiffe dont celle-ci :

  • terrestre : il est le chef des États pontificaux
  • religieux : il est le premier des évêques, successeur de l’apôtre Pierre
  • « expert en humanité ».

Ses pieds reposent sur deux lions à l’origine dorés, symboles de son autorité.

Un texte conservé aux Archives vaticanes a permis de dresser la liste des personnages entourant le pape. Ces quarante-six personnages étaient répartis seuls ou en groupe dans des niches sur le soubassement du tombeau et six statues en ronde-bosse étaient sur la table supérieure autour du gisant. En 1562, lors de l’attaque des Huguenots, le tombeau fut profané, le gisant et les statues brisés. Les mauristes ont pu reconstituer le gisant mais il ne reste que cinq fragments des statuettes. L’un, retrouvé lors de travaux dans le cloître, était présenté à La Chaise-Dieu par les Amis de l’abbatiale dans la salle du Trésor aujourd’hui fermée. Un second est conservé dans collection privée. Ces deux fragments complètent les trois autres conservés au Musée Crozatier.

 

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En sortant de la nef, par le côté droit, on tombe sur "La danse macabre" du XVe siècle.

La mort était particulièrement présente au XVe siècle. Les pestes et les guerres (guerre de Cent Ans) décimaient la population qui allait, en Europe, être réduite de moitié entre 1350 et 1450. L’Église faisait de la préparation à la mort un sujet de réflexion très important. L’art de cette époque en porte la marque, qu’il s’agisse des poèmes (François Villon), des jeux scéniques dans les églises, des peintures et sculptures.

Le thème de la danse macabre, illustré pour la première fois au cimetière des Saints-Innocents à Paris au début du XVe siècle, vise à montrer l’égalité de tous devant la mort et son inexorabilité. Il est illustré par des personnages squelettiques entraînant vers la mort des vivants, puissants de ce monde ou hommes du peuple, religieux ou laïcs.

A La Chaise-Dieu, les morts ne sont pas des squelettes, mais plutôt des transis avec la peau sur les os ; les morts dansent et se livrent à de nombreuses facéties. Les vivants, au nombre de 24 sont répartis en 3 panneaux, les puissants, les bourgeois et le peuple. Entre eux, peints sur des piliers, se retrouvent des personnages expliquant le thème : Adam et Ève sur le premier, un prédicateur sur le premier et le dernier. En-dessous un espace était réservé à un texte, message catéchétique ou poème.

La peinture s’étend sur 3 panneaux et 4 piliers.

On a longtemps hésité pour affirmer que l’œuvre sur les panneaux et celle sur les piliers était du même artiste. La référence commune à la fresque du cimetière des Saints-Innocents et l’observation précise des pigments permettent de l’assurer, mais cet artiste reste inconnu.

Le caractère inachevé est évident, même si certains pensent qu’il n’y a que dégradation. Didier Legrand qui fut le dernier restaurateur de la fresque se demande au contraire si l’artiste ne l’a pas voulu dans cet état d’inachèvement.

L’œuvre est difficile à dater avec précision. La plupart des vêtements sont contemporains de Jeanne d’Arc ; il est donc possible que les panneaux aient été réalisé autour de 1450, ce qui ferait de cette fresque la plus ancienne Danse macabre retrouvée en Europe. Par contre, même si les pigments sont les mêmes, il semble que la peinture sur les piliers soit plus tardive, vers 1490. En effet, l’étude récente faite par Madame Laurence Riviale, Maître de Conférence en histoire de l’art à l’Université de Clermont-Ferrand II, et présentée au colloque organisé par le Réseau des sites casadéens en juillet 2011, montre que les transis que l’on devine sur les piliers seraient inspirés par le Dit du Mors de la Pomme et non par le poème de la fresque du cimetière parisien des Saints-Innocents, source de notre fresque.

Des retouches, plus tardives, ont été faites : d’une part, il est difficile d’expliquer la présence d’une vielle à roue sur un bâti en forme de luth : ils étaient plats au XVe siècle et cette forme ronde n’est apparue qu’un siècle plus tard ; d’autre part, certains personnages ont été retouchés au fusain, avec des traits plus gras.

L’œuvre, à l’extérieur du chœur, était destinée aux pèlerins, plutôt qu’aux moines. L’artiste a fait montre d’une élégance et d’une vivacité dans le dessin tout à fait remarquable et qui permet de le comparer à des artistes du XXe siècle. Les personnages peins dans les danses macabres suivent un ordre assez conventionnel, révélateur des hiérarchies sociales de l'époque, avec une alternance de religieux et de laïcs et une quasi-absence de femmes. A la Chaise Dieu, en alternance avec les vivants, la mort est représentée non par un squelette, mais comme un "transi", personnage avec de la peau sur les os.

La fresque se lit de gauche à droite.

Le premier panneau représente les puissants ; le deuxième, les bourgeois, et le troisième, le peuple.

 

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Dans le collatéral nord, sous la fresque de la Danse macabre, deux tombeaux sont présents. Ils ont subi d'importantes mutilations.

Le premier tombeau, couvert d'un gisant en marbre blanc, représente un abbé mitré et passe pour appartenir à Jean de Chandorat, abbé de la Chaise-Dieu pendant 24 années puis évêque du Puy, décédé en 1356. Un second tombeau, reconstruit au XVIème siècle ou après la révolution avec les fragments d'autres tombeaux se situe au-dessous d'une fresque, elle aussi inachevée, datée du XVème siècle, représentant la Vierge Marie.

Le gisant représente une femme, les mains jointes, la tête reposant sur un coussin parsemé d'écussons aux armes de la famille de Vichy. Une tradition ancienne voulait que ce tombeau soit celui de la reine Edith d'Angleterre. Plus raisonnablement, cette sépulture pourrait être celle de Smaragde de Vichy, mariée à Morinot de Tourzel, seigneur d'Allègre en 1387.

Entre ces deux tombeaux, on découvre un bloc de pierre mesurant, environ, deux mètres de long. Cette pierre, connue sous le nom de « pierre d'exposition », servait à laver puis à exposer le corps des moines décédés. Au fond de ce collatéral, une peinture murale, dont il ne reste que quelques traces, représente le Jugement Dernier. Seuls quelques détails de la gueule du Léviathan qui engloutit les âmes impures, coloré de rouge et de noir, sont perceptibles.

 

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Dans le collatéral sud, on découvre un troisième tombeau dont l'enfeu est composé de médaillons sculptés d'anges musiciens. Cet ensemble est plus connu sous le nom de « tombeau des musiciens ». Bien qu'il n'y ait aucune preuve, il est attribué à Reginald de Montclar, abbé de la Chaise-Dieu de 1342 à 1346. Aux dires de plusieurs chercheurs, ce tombeau aurait été réédifié avec des fragments de deux tombeaux jumeaux. Lors de récents travaux, un gisant, daté du XIVème siècle, représentant un évêque, fut mis au jour.

 

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Dans la maison de Dieu (la Casa dei), la mort est finalement bien plus familière qu'il n'y paraît. Sous les hautes voûtes gothiques, dans la pénombre et un silence monacal, tout semble reposer en paix pour l'éternité.

 

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Ici se termine la visite de l'abbatiale d la Chaise Dieu. Une fois n'est pas coutume, j'ai utilisé diverses photos du Net, les miennes n'étant pas terribles. J'avais tellement froid ce jour-là que j'en tremblais et de nombreux clichés étaient flous...

Nous reviendrons à la Chaise Dieu, pour un billet un peu moins éducatif, et peut-être un peu moins long (merci de votre patience !)...

 En attendant, plein de bisous

 

C

 

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5 juin 2023

23 2023 Ciels du lundi & Fête des mères

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Nous voici, comme tous les lundis, réunis pour le rendez-vous avec Arlette.

Cette semaine, on a eu du beau temps et de la chaleur, comme vous pourrez le constater sur la cinquième mosaïque (37° jeudi après-midi au thermomètre de la pharmacie de ma ville), ce qui fait qu'on a eu des orages presque tous les soirs, dont un très violent ce même jeudi.

 

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Hier il a fait beau, malgré un petit passage orageux en début d'après-midi, juste du tonnerre, mais pas de pluie, ce qui nous a laissé l'opportunité d'aller nous promener, ma fille et moi, pour digérer le super repas qu'elle m'a offert pour la fête des mères.

Nous sommes allées dans un petit restaurant de Valence, où nous nous sommes régalées. Nous avons beaucoup aimé une page du menu, je vous laisse découvrir :

 

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Suite à vos commentaires, voici le texte plus lisible et corrigé de ses fautes, parce que moi aussi ça me tire les yeux...

Chers clients & amis

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Bien que ce ne soit  pas végétarien, le chef nous a concocté un délicieux menu qui nous a enchanté les papilles. Ma fille l'avait prévenu en réservant. Souvent on se contente des accompagnements dans la plupart des restaurants où l'on va, mais là a il créé des raviolis maison rien que pour nous, et c'était divinement bon !

 

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Une semaine tourmentée qui a merveilleusement bien fini.

 

J'espère que pour vous aussi.

 

Bisous

 

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3 novembre 2023

Une dernière petite broderie au ruban

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En octobre, il y avait aussi l'anniversaire de Mireille.

Pour elle, j'ai réalisé une autre broderie au ruban.

Je suis partie d'un sac qu'une amie m'a donné en me disant que je saurais bien quoi en faire. En effet, l'idée m'est de suite venue.

 

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J'ai donc sorti mon matériel et j'ai créé des roses rouges en relief, et une initiale "M".

 

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Je l'ai doublé de satin rouge à l'intérieur, et j'ai mis un petit ruban croquet rouge et blanc sur le devant.

 

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Et voilà un petit sac pour y mettre ce qu'elle voudra. Dans un premier temps, je l'ai rempli de bobines de rubans de marquage qu'elle affectionne pour ses propres créations.

 

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Je ne suis pas des plus ravie des photos, mais le rouge est une couleur compliquée à prendre. Mais vous aurez quand même une idée de ce que j'ai créé.

Je vous souhaite une belle fin de semaine.

 

Bisouilles

 

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25 juin 2021

Ce que chat veut...

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Quand j'ai fini et installé mes nouvelles tables de nuit, Minette s'est rapidement accaparé celle dont je ne me sers pas. Je m'en suis rendu compte un midi, en rentrant du boulot. Il y avait du verre sur mon dessus de lit et partout par terre. En fait, il y avait une jolie pampille ancienne dessus et elle l'a fait tomber, l'explosant au sol.

 

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Je pense qu'elle cherchait surtout à dormir contre son défunt frère, comme elle le faisant lors de son vivant.

 

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Du coup, j'ai tout enlevé afin qu'elle ne casse plus rien.

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Je lui ai mis un coussin, mais il n'était pas en harmonie avec la décoration de ma chambre.

 

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L'idée m'est venue de prendre un ancien chemisier de coton que je ne porte plus.

 

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J'en ai fait un coussin déhoussable pour le lavage.

 

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Création validée par Minette qui y passe ses journées quand je suis au travail, et une partie de ses nuits.

 

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Par la suite, j'ai aussi enlevé le cadre, car perdant ses poils, je ne voulais pas qu'elle me le détériore. Mais cela ne l'empêche pas d'y passer de nombreuses heures...

Quand on a un animal, on doit parfois laisser tomber la déco. L'essentiel étant qu'il se sente bien. C'est le cas de ma petite mamie qui est ravie de cette acquisition.

Les vôtres ont-ils aussi des places qu'ils ont choisies au détriment de vos objets ?

 

Gros poutous

 

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4 décembre 2020

Couronne

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Comme chaque année, j'ai créé ma couronne dans le thème de mon Noël. J'en ai pris une en paille, je l'ai entourée de satin et d'organza rouge. Puis, à cause du confinement, je n'ai pas voulu commander n'importe quoi sur Internet. Je me suis donc servi de la nature. J'ai trouvé des branches de sapin avec des pommes de pin dessus, cela convenait parfaitement à mon projet. J'ai ajouté trois gnomes pommes de pin et le tour était joué !

 

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Couronne de Noël (8)

 

S'inspirer de la nature, c'est quand même génial, vous ne trouvez pas ?

 

Bisous tout plein

 

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8 mai 2024

Botanique - Trèfles & Oxalis

 

Qui n’a pas exploré, à quatre pattes, le nez dans l’herbe, les pelouses d’un jardin dans l’espoir de découvrir un trèfle à quatre feuilles ? Mais les chances d’en trouver sont bien minces, de l’ordre de un sur dix-mille…

Le trèfle à quatre feuilles est un de nos porte-bonheur préféré. Chacune des « feuilles » du trèfle a une signification précise. L’une étant la renommée, les trois autres la richesse, l’amour et la santé.

Selon une tradition chrétienne chaque feuille du trèfle, porté par Ève chassée de l'Éden et de forme rappelant la Croix, représente une des vertus théologales. La première feuille est pour l'espérance, la seconde est pour la foi et la troisième est pour la charité ; la quatrième feuille serait donc pour la chance.

 

 

Les 3 feuilles du trèfle sont symboliques de la triple nature de l'existence (début, milieu et fin ou passé, présent et futur).

Le trèfle à trois feuilles est aussi le symbole de l’Irlande.

Le trèfle irlandais, ou shamrock, est l'un des symboles de l'Irlande. Le mot shamrock vient de l'irlandais seamróg qui est le diminutif de seamair et signifie « jeune trèfle ».

Selon la légende, ce symbole nous vient de Saint Patrick en personne qui aurait utilisé le trèfle à 3 feuilles dans sa mission d’évangélisation de l’Irlande. Il se serait servi de ce dernier afin d’illustrer la sainte trinité : Les 3 feuilles représentant en effet le père, le fils et le saint esprit ; et dieu l’incarnation de ces 3 entités (Dieu étant présent dans chacun d’eux).

Il est aujourd’hui devenu le symbole principal du pays et représente la ferveur de ces habitants, mais également la verdure du pays. Pour preuve, l’équipe de rugby nationale est appelée le XV du trèfle.

 

 

Les Fabaceae, ou Leguminosae (Légumineuses), sont une des familles de plantes qui compte environ 765 genres regroupant plus de 19 500 espèces. Elles constituent une source de protéines végétales indispensable pour l'alimentation humaine et animale. C'est notamment la famille des haricots, des pois, du pois chiche, des lentilles, des fèves, des lupins, des gesses, des sojas, des arachides, des tamarins, des caroubes, des fenugrecs, de la luzerne, du trèfle, des acacias, des mimosas.

Aujourd’hui, je vous en présente quatre.

 

Trèfle blanc

 

Le trèfle blanc ou trèfle rampant (Trifolium repens L.) est une plante vivace herbacée de la famille des Fabaceae, comme les petits pois.

On le reconnait grâce à ses feuilles trifoliées, avec un souvent un « V blanc ». Ses feuilles sont plus petites, plus rondes et dentées. Le trèfle blanc possède des fleurs blanches qui penchent vers le bas après avoir été fécondées.

 

 

En phytothérapie - Fleurs, feuilles

 

Le trèfle des prés est traditionnellement utilisé pour ses propriétés médicinales, notamment en cas d’eczéma, de psoriasis mais également pour les symptômes lié à la ménopause. En effet, la médecine populaire traditionnelle ainsi que certaines études scientifiques lui prêtent des qualités thérapeutiques en raison de la présence d’isoflavonoïdes aux propriétés phyto-œstrogéniques, il présente une activité potentielle pour les troubles liés à une diminution des œstrogènes, dont les troubles associés à la ménopause : bouffées de chaleur, irritabilité, maux de tête, fatigue etc.

Il est aussi efficace comme tonique, contre la toux et les irritations des yeux.

Les fleurs de trèfle blanc sont riches en nombreuses vitamines et minéraux, donc le thé de trèfle est bon à boire comme tonique de santé général et pour la détoxification.

Cette plante offre un couvert végétal. Coupée une à deux fois par an, elle fournit une biomasse végétale, riche en matière azotée, idéale pour pailler ou fertiliser les sols, mais aussi pour l’alimentation des animaux. Le trèfle blanc peut rester en place pendant deux ans. Cette plante favorise l’infiltration des eaux dans les sols, et va donc permettre de garder un sol humide pour vos cultures.

 

 

Trèfle rouge

 

Le trèfle des prés pousse principalement dans les bois, en lisière de forêt, dans les prés et près des cours d’eau. Il se trouve principalement en plaine et moyenne montagne.

 

 

En phytothérapie - Fleurs, feuilles

Par voie interne, il soigne la ménopause et prévention des troubles cardiovasculaire, la toux, l’eczéma, le psoriasis et les démangeaisons cutanées. Il a des vertus dépuratives, diurétiques, cholérétiques, expectorantes et antispasmodiques. Soigner la toux spasmodique chez les enfants, notamment la coqueluche. Il a souvent été recommandé en cures printanières dans le but de protéger contre le cancer. Le trèfle rouge est utilisé pour les bouffées de chaleur, le syndrome prémenstruel, l’amélioration des seins et la santé maternelle, ainsi que pour la réduction du cholestérol, l’amélioration de la production d’urine et la circulation sanguine.

Par voie externe, le psoriasis, l’eczéma et les démangeaisons cutanées.

Il existe des crèmes et des onguents renfermant de 10 % à 15 % de sommités fleuries séchées. On peut également utiliser l'infusion (refroidie) en lavage ou en compresse.

Riche en calcium, magnésium, phosphore, potassium, oligo-éléments et en vitamines C, B, E et K, le Trèfle Rouge est une source riche en nutriments et en composés bénéfiques pour la santé. Ainsi, il a une action dépurative reconnue car il débarrasse le sang des diverses toxines accumulées dans l’organisme. On peut le boire en infusion jusqu’à 2 à 3 tasses par jour de fleurs séchées, le prendre en capsules ou en extrait fluide obtenu par macération pour extraire les principes actifs de la plante. Ceci est déconseillé aux enfants, aux femmes enceintes ou qui allaitent.

C'est une source utile de protéines pour les personnes qui suivent un régime végétalien ou végétarien. Le trèfle rouge est aussi riche en fibres alimentaires, ce qui peut aider à améliorer la digestion et à réduire les niveaux de cholestérol dans le sang.

En cosmétique

Le Trèfle Rouge a également des bienfaits pour la peau en cosmétique. En usage externe, le Trèfle Rouge apaise le psoriasis, les démangeaisons cutanées, l’eczéma et les ulcères cutanés. En effet, les fleurs de Trèfle Rouge contiennent des composés anti-inflammatoires qui peuvent aider à réduire l'inflammation de la peau et à calmer les rougeurs et les irritations.

Le Trèfle Rouge contient des antioxydants qui peuvent aider à protéger l’épiderme contre les dommages causés par les radicaux libres qui sont associés au vieillissement prématuré de la peau. On peut retrouver de l’extrait de Trèfle Rouge dans la crème régénérante anti âge qui aide à redensifier les peaux matures en leur donnant plus de fermeté. Le Trèfle Rouge réactive le métabolisme cutané tout en atténuant la profondeur des rides et en favorisant l’oxygénation de la peau. 

Enfin, les propriétés hydratantes du Trèfle Rouge peuvent aider à maintenir la peau douce, souple et hydratée, en prévenant la sécheresse et en protégeant la fonction du film hydrolipidique, la barrière protectrice naturelle de la peau. Ce film participe à protéger l’hydratation et la souplesse naturelle de la peau.

 

 

En cuisine

 

Le trèfle qu’il soit rouge ou blanc, doit être mangé en petites quantités.

En cuisine, on peut utiliser indifféremment le trèfle des prés et le trèfle blanc.

Leurs feuilles sont tendres et ont un goût agréable, elles peuvent être cuites comme un légume, poêlées ou ajoutées à une soupe. A des sauces, au taboulé…

On peut faire sécher les fleurs et les réduire en poudre pour l'ajouter à des préparations type pâtisseries ou pain.+ Les feuilles sont chargées en sucre et peuvent être utilisées en pâtisserie.

Leurs inflorescences sont excellentes crues et s’ajoutent aussi bien aux salades qu’aux desserts. Leurs graines peuvent être récoltées et germées ou mélangées dans la farine pour faire le pain.

Attention toutefois, tous les trèfles ne sont pas comestibles, mieux vaut les acheter chez des producteurs qui n'utilisent pas d'engrais ni de pesticides.

 

 

Oxalis

 

 

Les Oxalis sont très appréciés pour leurs beaux feuillages décoratifs, en forme de cœur ou triangulaire, de couleur pourpre ou vert, semblables à celui du trèfle. Ils se démarquent également par leurs jolies petites fleurs étoilées, blanches, roses, jaunes ou orange selon les variétés.

 

 

Phytothérapie – Racines – Feuilles - Fleurs

 

L'oxalis est une plante comestible bien pourvue en acide oxalique. Elle est diurétique, elle augmente la sécrétion urinaire indispensable en cas de rétention d'eau, d'œdème, d'hypertension. Digestive, elle stimule les fonctions de l'appareil digestif.

Elle a aussi des propriétés médicinales antiscorbutiques et diurétiques.

Par ailleurs, ses feuilles possèdent des propriétés rafraîchissantes idéales pour apaiser la soif pendant les grandes chaleurs. Ainsi, il y a différentes façons de préparer une boisson rafraichissante d'oxalis : par la macération des feuilles, par l'infusion de celles-ci ou tout simplement en les consommant telles qu'elles, avec leur pétiole.

En outre, l'oxalis est connu en tant que dépurative (en quantité modérée) et en tant que fébrifuge.

Utilisation et dosage de l'oxalis

- Utilisation interne

En décoction, faire bouillir 30 à 50 g de feuilles d'oxalis par litre d'eau.

À prendre, froid ou chaud, pendant les chaudes journées d'été.

 

En cuisine

 

De par sa teneur en acide oxalique, comme toutes les plantes de cette famille, l'oxalis Acetosella se consomme crue avec modération.

En culinaire, les jeunes feuilles accompagnent les salades. Elles peuvent assaisonner les potages ou les ragoûts de pommes de terre. Comme les feuilles d'oseille, on peut les utiliser crues ou cuites, mais leur saveur est moins agressive. Les feuilles sont comestibles d’avril à octobre selon les stations et la pluviométrie. Les herboristes conseillent la petite oseille dans des sauces yaourt ou vinaigrette (remplace le vinaigre). L'oxalis doit être utilisé frais. Mangez-le cru ou cuit. L'oxalis a une saveur acidulée et citronnée et se marie bien avec la viande et le poisson.

Quant à ses fruits (capsules), ils ne doivent pas être consommés.

Les fleurs plus rares sont aussi comestibles.

 

 

Trèfle incarnat

 

Le trèfle incarnat est une plante herbacée annuelle, aux tiges velues, érigées et épaisses mesurant jusqu’à 50 cm. Il appartient à la famille des Fabacées, des plantes capables de capter l’azote de l’air au niveau de leurs racines. Ses fleurs d’un rouge profond à rose sont groupées en têtes coniques. Les fruits sont de petites gousses qui contiennent chacune une graine. Comme tous les trèfles, ses feuilles sont constituées de 3 folioles rondes. Cette plante commune se retrouve dans les friches et les terrains siliceux d’Europe tempérée.

 

 

Le trèfle incarnat est un fourrage non météorisant que l'on peut faire pâturer dès la fin de l'hiver. Il permet ainsi de favoriser et de relancer la production laitière en sortie d'hiver, en fournissant aux animaux un fourrage de qualité à une époque où les fourrages verts sont encore rares.

Le trèfle incarnat améliore la structure du sol. Son système radiculaire peu actif du semis à l'hiver le devient ensuite avant même le réveil de l'appareil végétatif aérien. Il colonise de façon exceptionnelle les 15 premiers centimètres du sol. Les racines peuvent descendre jusqu'à 40-60 cm de profondeur. De plus, ce couvert végétal stimule l'activité des vers de terre.

Ces caractéristiques font du trèfle incarnat un engrais vert intéressant d'autant plus que, comme toutes les légumineuses, il fixe l'azote de l'air et enrichit le sol.

 

 

Comme à chaque billet botanique, je vous glisse quelques recettes :

 

 

Ici se termine ce long billet sur quelques membres de la famille des Fabaceae.

Il est temps pour moi de vous souhaiter une belle journée et de vous embrasser bien fort.

A bientôt

 

 

 

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