Ma fille m'a donné la lavande de son jardin, que j'ai fait sécher. J'ai donc eu envie d'en faire des sachets pour envoyer un peu de Provence à des aminettes qui vivent plus haut.
J'ai ressorti mon cercle à broderie et mes rubans et j'ai commencé par faire un sachet pour l'anniversaire de Cathy.
Pour rester dans le thème, j'ai même trouvé des timbres du champ de lavande qui se trouve devant la magnifique Abbaye de Sénanque (Vaucluse), eux-mêmes parfumés avec cette douce odeur que j'aime tant.
Bon, elle n'a pas senti l'odeur des timbres, le sachet s'est trop exprimié, même si je l'avais mis dans un petit sac en plastique...
J'ai été contente de renouer avec mes rubans afin de faire plaisir à mon aminette...
Face aux vicissitudes du vent, on nous montre comment les animaux et la végétation s'en protègent.
La fourrure constituée de poils si nombreux qu'ils emprisonnent une ocuche d'air contre la peau de l'animal. Cette couche va se réchauffer au contact de l'animal et va l'empêcher de se refroidir. De nombreux animaux prennent une fourrure plus dense en hiver pour cette raison.
Le duvet des oiseaux. Pour se protéger du vent, certains oiseaux augmentent leur plumage pendant l'hiver. Les plumes de couverture plus résistantes et lisses font barrage au vent tandis que le duvet du dessous donne du volume pour emmagasiner de l'air et réchauffer l'animal.
Les poils de l'anémone pulsatile. Elle ne craint ni le froid hivernal, ni la sécheresse. Elle résiste au gel à l'aide de son doux duvet de poils qui lui confère une couche d'isolant, bien utile en montagne où on la retrouve communément.
Les champignons que l'on croit souvent passifs, savent créer de faibles courants d'air pour propager leurs spores et assurer ainsi leur reproduction. Le pleurote et le lentin du chêne libèrent de la vapeur d'eau pour refroidir et humidifier l'air qui les entoure, cela crée des différences de température et donc un déplacement d'air.
La nature s'adapte aux vents. Les arbres suivent sa courbe et grandissent en fonction d'elle.
Dotés d'os creux pour alléger leur squelette, de muscles puissants pour activer leurs ailes, de plumes pour favoriser le décollage et la portance dans l'air, les oiseaux possèdent une anatomie en faveur du vol. Pour répondre à leurs besoins énergétiques importants, leur coeur est volumineux, leurs systèmes respiratoire et digestif performants et leur métabolisme plus élevé que celui des autres vertébrés.
Montons sur le tabouret pour voir ce qu'il y a dans ce drôle de lampadaire. Il faut le faire tourner et on voit un oiseau en vol. Ici, on découvre les ailes déployées de différents oiseaux, dont le verdier d'Europe, le martinet noir, le canard colvert, la chouette effraie, le grand corbeau, la cigogne, l'albatros hurleur, le milan royal.
Nous arrivons dans la culture du vent, et principalement de celui qui souffle le plus souvent ici, je parle de la burle.
Omniprésent sur le plateau, le vent fait partie du quotidien. Tantôt redoutable dans son expression la plus appréhendée à travers la burle. Il est aussi ce vent fripon, canaille ou bienvenu selon les circonstances. Une chose est sûre, il fait partie du patrimoine et il faut composer avec. On lui reconnait des vertus comme le séchage à foin à même les prés qui participent à la saveur du fin gras du Mézenc. Là, on l'apprivoise avec quelques éoliennes qui participent à l'autonomie de la région en matière énergétique. Ici encore on se joue des courants d'air en s'élevant dans les airs à l'aide d'un parapente. Et puis, associé à l'imaginaire, le vent est aussi source de développement du pays. En témoigne l'école du vent.
Pénétrons dans la cabane de la burle. Une radio ancienne nous en parle, expliquant la rudesse de l'hiver avec ce vent tournant qui crée des congères pendant l'hiver. A l'aide d'une manivelle, on peut faire envoler les billes de polystyrène comme si c'était la burle qui déplace la neige. On y voit des barrières anti-congères qui sont destinées à lutter contre les amoncellements de neige, provoqués par le vent. Judicieusement placées, elles retiennent la neige et évitent son accumulation trop importante sur les routes. Elles font partie du paysage.
Comme je vous l'ai déjà expliqué dans un de mes précédents billets, les habitants se sont adaptés et ont appris à se protéger du froid. Les anciens aménageaient leur habitat en fonction du vent, guettant son orientation avant de couper le bois, sortir les bêtes, de faire du fromage. Aujourd'hui encore, lorsque la burle souffle fort, pas question de mettre le nez dehors. C'est une question de savoir vivre avec les éléments.
La maison est conçue pour résister. Toitures lourdes, en lauze, sans débord de toit pour ne pas offrir de prise au vent. Ouvertures réduites, système de doubles fenêtres sans volets extérieurs car ils claquent au vent. Maisons situées à l'abri du vent dominant, à flanc de coteau ou sous une butte, parfois en partie enterrée. Les murs peuvent faire jusqu'à un mètre soixante-dix d'épaisseur. Un sas d'entrée, nommé arcasse, donne sur l'étable, c'est souvent l'unique entrée de la maison.
Ce type d'architecture est fait pour défier les siècles... on dit "Qué bien lauza per cent ans là pausa" (qui bien lauze, pour cent ans pose).
Une télévision nous montre l'hiver sous la burle.
Un ouverture se montre à nous, on y voit projeté aux murs et au sol un paysage vu d'en haut. C'est ce que l'on voit quand on essaie les ailes, à l'étage supérieur (billet précédent), ainsi on a vraiment l'impression de voler.
Ici, nous sommes invités à se laisser inspirer par le vent, à prendre une plume d'oiseau et la plonger dans l'encrier afin d'écrire un poème, dessiner... et ensuite à faire sécher notre oeuvre sur la corde prévue à cet effet.
Cela fait, avançons maintenant jusqu'au poste de pilotage du chalair.
Le peuple du vent, appelé volateurs, fut un magnifique et insatiable créateur de machines volantes. Le Chalair dont on découvre ici la reconstitution du poste de pilotage en est une des plus remarquables. Sachez que cet imposant véhicule à fond plat servait à transporter les habitants, les bêtes et les marchandises. De vallée en vallée, l'engin se déplaçait comme sur des nuages de fines gouttelettes de vapeur d'eau. Tentons à notre tour d'activer manettes, manivelles et levier pour ressentir comment pouvait être la conduite de cet étrange bateau volant.
Nous émergeons dans un univers magique en étant plongé dans celui de Jules Verne, de Léonard de Vinci, un film de science-fiction; où l'on peut conjuguer l'apprentissage du jeu et jongler entre la science et l'imagination, passer du réalisme à la poésie.
Une dernière salle, derrière le poste de pilotage, nous expose les peuples du vent.
L'homme a su apprivoiser le vent. Partout dans le monde, il s'en inspire, il le contourne et l'utilise pour construire sa maison, pour se déplacer, ou pour des usages plus surprenants. De nombreux exemples illustrent cette relation particulière. Le cerf-volant, le moucharabieh, le piège à vent, le four à vent, le voilier, l'éolienne de pompage.
Une dernière leçon de pilotage prise, il est temps pour moi de quitter ce lieu.
Merci Professeur Bartavelle pour cette belle leçon sur le vent !
NB : une bartavelle est une perdrix, mais en patois d'ici cela signifie surtout une personne qui aime bavarder, papoter, une commère, une pipelette...
Ce musée est entouré de sentiers de randonnées jalonnés par des oeuvres artistiques, d'aire de pique- nique et un circuit : la virée au pays du vent à faire en solo, en duo, en famille ou entre amis, une journée sur les traces du Peuple du vent. Bande audio et carnet de terrain en poche, partez à la découverte du massif du Mézenc. Sculptures mécaniques, balades et points de vue panoramiques rythment les haltes. La Virée au Pays du peuple du vent est un circuit sur réservation.
Il abrite aussi à certaines dates des ateliers, des sorties nature, des veillées, des randonnées poétiques, des spectacles vivants (comme fabriquer un cerf-volant, un autel à insectes, vivre comme un trappeur, observer des météorites...) et des expositions d'oeuvres artisanales. Il enchante petits et grands. Tout est prévu, même un ascenseur pour les fauteuils roulants.
Je sais c'était long, j'espère que je n'en n'ai pas trop perdu(e)s en cours de route. Mais j'ai tellement aimé ce côté décalé que j'ai fait beaucoup de photos et je me suis peut-être laissée un peu déborder...
Ici s'achève le récit de mes vacances d'été 2023. Je n'ai pas fait que visiter, je me suis aussi reposée et j'ai beaucoup écrit.
Cette semaine, le ciel nous a offert un festival de couleurs. Même si dimanche il a fait gris jusqu'en milieu d'après-midi; le bleu a été présent chaque jour.
Vendredi, il s'est montré incroyable. Je n'ai jamais vu un tel ciel, hélas, mes photos ne lui rendent pas hommage, il était époustouflant que ce soit au lever ou au coucher du soleil.
Mes orchidées commencent à refleurir
Le deux février, j'ai respecté la coutume en faisant des crêpes, tenant de la main droite la vieille pièce de famille, de cinquante francs en argent. Je devrais avoir des sous toute l'année...
Voilà, un joli résumé en photos. Avez-vous eu d'aussi beaux ciels chez vous ???
Eh bien, j'espère que vous avez eu meilleur temps que moi cette semaine ! Ici, les températures ont bien chuté, j'ai remis le blouson et les bottes... A partir de vendredi, cela s'est réchauffé, on a eu un temps très lourd et de la pluie. Bref, j'en ai marre que le soleil nous boude ainsi. Il est temps qu'il nous revienne !
Jeudi, j'ai eu mon petit rayon de soleil, grâce à Cathy. Pour la première fois de ma vie, quelqu'un m'a souhaité ma fête... Elle n'est pas inscrite dans le calendrier, du coup personne n'y pense... Merci ma belle pour ce geste qui m'a beaucoup touchée !
Place aux photos de ciels pour Arlette
En promenade, un chat roux pédant qui ne m'a même pas jeté un regard. Et un autre qui est arrivé dans mon quartier il y a une semaine, affamé et peureux, qui me fait tellement penser à ma minette ! Aidez-moi à ne pas craquer !!! J'ai tout donné à la SPA après sont décès, je ne voulais plus souffrir...
En balade, j'ai trouvé une haie de pivoines. Je les aime tellement que je me suis arrêtée pour les prendre en photos
Et bonheur ! En faisant mes courses, j'en ai trouvé en bouquets dans mon hypermarché. Je me suis empressée d'en acheter !
Voilà, pas beaucoup de bleu cette semaine. Mais de belles fleurs sur mon chemin.
En effet, j'en ai fini de mon passé, tout est liquidé depuis le mois de juin. J'ai récupéré mes santons et je peux enfin en profiter à nouveau. Même si j'ai moins de place qu'avant, je me suis débrouillée pour tous les réunir. Ils sont ravis de se montrer à nouveau dans leurs plus beaux atours.
Et un petit dernier qui est venu rejoindre tout ce beau monde, mais je vous en parlerai une prochaine fois...
Cette année c'est un vrai Noël. Tout est à nouveau en place pour me mettre dans l'ambiance.
Pour cette nouvelle semaine de ciels dédiés à Arlette, rien de bien transcendant. Peu de bleu, beaucoup de gris, et même du brouillard. Mercredi il y avait une légère gelée sur les voitures, sinon, les températures étaient bien automnales.
Je ne sais pas ce qui se passe, mais cette année, je n'arrive pas à me mettre dans l'ambiance. Je n'ai aucune envie de décoration.
Pourtant, ce n'est pas faute d'être allée chercher l'inspiration dans de nombreux magasins. A part des photos, c'est tout ce que j'ai à vous offrir pour le moment.
De belles décorations, de superbes ambiances. Mais cela ne m'a pas pour autant donné l'envie de m'y mettre. En fait, pour le moment j’ai juste envie de ne rien faire. Peut-être que les marchés à venir m'aideront à retrouver la magie de Noël, en tout cas je l'espère...
Je ne sais pas si cela vous est déjà arrivé. Si oui, comment vous en êtes-vous sorties ???
Comme chaque lundi, je vous offre, par le biais d'Arlette, les ciels de la semaine précédente.
Le gris et le bleu se sont chamaillés, mais c'est normal, nous sommes en automne.
La nature prend de jolies couleurs, les fleurs de printemps (pâquerettes) rivalisent avec celles d'été ou de saison et les champignons. Bref, il y en a pour tous les goûts. La preuve en photos.
J'ai fait beaucoup de photos, mais cette semaine, les ciels m'ont inspirée. Désolée, Arlette, tu auras encore plus de mal à choisir que d'habitude.
J'espère que vous aussi, vous avez eu de beaux moments.
Nous avons toutes des photos prises à des moments de vie qu'on ne sait dans quelle catégorie placer. Alors, nous les mettons dans les inclassables, le temps d'en avoir assez pour les réunir dans un billet. C'est le moment pour moi.
Echassiers.
Rencontrés à la fête du vin de ma ville.
Statues
Même jour, même fête, ce couple n'a pas bougé d'un poil, statufié pour le plaisir de nos yeux.
Dans les vignes.
Juste après les vendanges, trouver les déchets comme si le raisin avait été pressé sur place. Cela donne un joli rouge, avant que cela ne sèche et devienne marron.
Piège
Même endroit, un piège à phéromones. Ce n'est pas tous les jours qu'on en voit.
Artistique
En balade, panneau détourné façon tag, et un véhicule improbable.
Au bureau.
Quand la cliente s'installe par terre pour mettre le contenu de son sac au sol, afin de trouver le bon document. J'étais abasourdie !
Toujours au boulot.
Quand on scanne les remises de chèques des clients, il nous arrive de trouver de gentils messages au dos de ceux-ci...
Vous avez un message.
Je crois qu'il est clair !
Shopping.
Un crabe s'installe devant un magasin de vin. Dans le Jura, on aime tellement le fromage qu'on trouve des distributeurs pour en acheter à tout moment de la journée.
Qui la veut s'y pique.
Une prune qui ne veut pas être mangée. Elle est tombée pile poil sur un chardon.
En lévitation.
Alors que je marchais, je voyais au loin ce véhicule qui semblait léviter.
Laboratoire.
Que fait ce personnage de science-fiction dans le laboratoire d'analyses médicales où je suis allée faire ma prise de sang...
Incivilité.
Quand les habitants d'un immeuble prennent la femme de ménage pour leur larbin, alors que les conteneurs de recyclage sont à deux mètres de là. Ca m'énerve !!!
Accrocher les wagons.
Devant une maison abandonnée.
Choisir son sac à main.
Vus dans un magasin. Lequel choisir ?
Cordée.
Sur le pont qui mène au parc, des cordes accrochées. Pour la varrape ?
Animaux de rencontres.
Le chat de mon garagiste se balade dans toute la zone commerciale où il se trouve. De partout, des affiches pour rappeler à qui il appartient, et de ne pas lui donner à manger. Il n'est pas abandonné. Maintenant, qu'il porte le nom du garage autour du cou, il a repris la ligne. Passé un moment, il était obèse.
Chien de galerie marchande. Poisson volant. Et message des moutons.
Un jour de pluie.
Un client a sorti son imperméable.
Au coin d'un chemin.
En balade, trouver une fleur de papier. Quand la nature s'adapte.
Coup de balai.
Balayer le champ ? Balayer les irrespectueux...
En voiture.
Le vendredi je travaille à Valence. Tous les matins, cette petite voiture se gare dans l'emplacement qui lui va comme un gant. Bel avantage. Perso, il m'arrive de tourner un moment avant de trouver un emplacement. Lui, il n'a pas de problème.
En voiture Simone !
Simone est une sorcière verte.
En ville.
Personnages surprenants.
Facebook.
Et pour finir, deux notes d'humour trouvées sur le FB de ma ville. Ce n'est pas de moi, mais je partage, c'est trop excellent !
Voilà, j'en ai fini de six mois de photos insolites et inclassables.
Cette semaine Arlette sera contente, elle aura du bleu. Comme ça fait du bien après une semaine de gris !
En effet, à part jeudi, ce fut du beau temps, agréable, même si nous avons eu beaucoup de vent.
Allez, place aux photos :
Vendredi, une balade vivifiante au bord du Rhône. J'ai vu toute une colonie de hérons blancs, magnifiques et un joli couple de cygnes. Je ne suis pas restée bien longtemps, le Mistral était glacial au bord du fleuve.
Le soir, le château de Beauregard a repris des lumières de fêtes.
Dimanche soir, en rentrant du cinéma où je suis allée voir Avatar, la lune formait un bel ange avec deux nuages.
Des nouvelles de Jiminy. Il se prend de plus en plus confiance en lui et visite toute la maison. Je suis obligée de faire attention pour qu'il ne mange pas mes hampes d'orchidées qui sont prêtes à fleurir. Je ferme bien la porte de ma chambre, je ne tiens pas à le retrouver dans mon lit, parti comme c'est parti...
Voilà, une semaine de ciels en photos. Bien plus agréables que la semaine précédente.
Dimanche dernier, c'était l'anniversaire de ma nièce. Nous étions réunis pour un bon moment en famille.
Ma soeur en a profité pour me donner quelques tissus, dont celui-ci :
J'en ai fait une étole/foulard, lui ajoutant une large dentelle. Cela lui donne un côté chic qui me plait. Je peux la porter aussi bien en étole qu'en écharpe.
Comme quoi un petit bout de tissu peut faire un accessoire chic.
Pour le rendez-vous avec Arlette, il y a un joli choix cette semaine. Différentes couleurs au lever, du bleu en journée. Et le top, c'est qu'en photos, vous n'avez pas à subir le froid et les gelées matinales...
En prime le printemps s'annonce au travers de fleurs rencontrées durant mes balades.
Quelques jolies rencontres.
Une belle semaine de ciels. D'agréables promenades, le retour des fleurs, que demander de plus ?
Juste avant Noël, je suis descendue à Mirmande (Drôme) où il y avait une belle animation, appelée "De crèche en crèche".
Avant de commencer la visite, petit cours explicatif :
Le mot crèche proviendrait du mot "mangeoire, et non pas étable comme beaucoup de gens le pensent.
La crèche provençale présente les différents personnages et petits métiers de la Provence. Elle est apparue au XVIIème siècle. La crèche nous vient d'Italie. Dès le IIIème siècle, des représentations de la Nativité sont gravées sur des couvercles de sarcophages paléochrétiens retrouvés en Arles. On attribue à Saint François d'Assise les premières représentations de la Nativité. C'est lui qui aurait pour la première fois en 1223; mis en scène, dans une église, la naissance du Christ en utilisant les habitants de son village venues entourer des figurines.
La crèche d'église est arrivée d'Italie dès le XIIIème siècle et s'est développée à la Renaissance. Elle était un support de la pratique religieuse et en commémorant la naissance de l'enfant Jésus, elle est devenue le symbole de Noël et de la Nativité pour les croyants. Quelques familles aisées ont commencé à installer des crèches toutes montées chez eux contenant des figurines miniatures.
Si ces crèches ou bélèn en provençal, du nom de la ville de Bethléem, étaient parfois confectionnées par la famille, certaines ont été par des religieuses (les carmélites notamment ou les augustines des couvents du midi de la France) puis offertes.
La crèche provençale mêle en fait le profane et le religieux, ce qui explique que beaucoup de provençaux non croyants la réalisent chaque année.
Marcel Carbonnel, un des grands santonniers de Provence a développé à travers ses santons, les personnages typiques ou célèbres de la région. Certains représentent les petits métiers d'autrefois et montrent la vie du village. C'est à Jean-Louis Lagnel (1764-1822) que l'on attribue la création des premiers santons (de santoun = petit saint). Fabriqués à partir d'argile non cuite, on pouvait les reproduire par moulage. On a découvert les moules qui lui permettaient de les fabriques, datés de 1797 à 1819. Par la suite, fabriquer des santons, donc être santonnier est apparu comme un vrai métier.
Je me suis garée en bas du village pour commencer mes recherches dans l'église Saint-Pierre.
Puis, j'ai commencé ma traversée du village. Découvrant sur un muret de clôture, derrière des vitres, par terre, les différentes crèches exposées.
J'arrête ici pour aujourd'hui afin de ne pas vous saturer.
A très vite pour la visite du village que je vous avais déjà présenté ICI, durant l'été, et la découverte de ses crèches.
Allez, pour continuer à vous mettre dans l'ambiance, je vous emmène avec moi visiter quelques marchés de Noël que j'ai eu le plaisir de faire. Même s'ils ne valent pas ceux d'Alsace, ils ont le mérite de nous proposer de belles idées cadeaux.
A Guilherand-Granges.
Aux Blaches, près de Pierrelatte.
A Saint-Péray.
Et enfin, à Valence.
J'ai été sage, je n'ai pas trop fait chauffer la carte bleue. J'ai voulu goûter à un gâteau et à du thé de Noël syrien, déguster un kouign-amann. J'ai craqué sur cinq petits anges réalisés en capsules de café, et j'ai enfin trouvé un Casse-Noisette rose ! En prime, une petite éponge en laine grattante pour mon bain.
Jusqu'à Noël, je vais continuer à vous faire rêver entre marchés, spectacle et magasins, histoire de vous mettre dans l'ambiance et vous sortir un peu de vos préparatifs.
Nous voici arrivé(e)s au dernier billet sur la Fête de la Renaissance de Viviers.
D'autres animations avaient lieu. Ici, le tir à l'arc. Les archers de Roqueplane camaient dans le jardin du Clos Saint Roch.
Les lanceurs de drapeaux d'Asti ont accompli des prouesses physiques et artistiques dans la tradition de la Renaissance italienne.
Quelques photos du site de l'association, n'ayant pas assisté au spectacle. Je n'y suis allée que le dimanche après-midi, c'était trop court pour tout voir.
L’Académie Amhe de Rochemaure faisait des démonstrations d'escrime, nous montrant des techniques de combat à mains nues, avec des haches, des épées. Avec ou sans armures. Je vous rappelle qu'il faisait trente-six degrés ce jour-là... Il faut avoir la foi et la passion !
Cette année, l'Atelier Prospero nous a présenté quelques créations de Léonard de Vinci. Homme de la Renaissance, génie universel, observateur, expérimentateur, en tant qu'ingénieur et inventeur, il a développé des idées très avant-gardistes, des prototypes d'avions, d'hélicoptère, de sous-marin, et même d'automobile. De nombreux modèles sous forme de maquettes en bois, nous ont été présentés, expliqués sous forme de spectacle humoristique. On a découvert que Léonard de Vinci écrivait sous forme de miroir afin de ne pas faire voler ses idées. Qu'il a inventé le pédalo et divers machines de guerre qui elles, n'étaient pas sympas du tout, en plus de ce qu'on lui connaissait.
Voilà, j'en ai fini. Je tiens à saluer les bénévoles qui ont fait un travail remarquable, même si cette année ils étaient moins nombreux. D'ailleurs, la ville étaient moins investie que la dernière fois. Tout se passait dans la ville haute, celle du bas ayant été abandonnée cette fois. J'espère que cela continuera quand-même, parce que c'est une belle fête, quoi qu'il en soit.
Léon Bel, mobilisé à 36 ans, est affecté aux escadrons du « Train », au « Ravitaillement en Viande Fraîche », dont la mission était de convoyer la viande vers les soldats du front à bord d’autobus de la Ville de Paris réquisitionnés pour l’occasion !
Les soldats commencèrent à dessiner sur les véhicules des « insignes », souvent humoristiques, permettant d’identifier les différentes unités. Le commandant du RVF B70, écrivit à Benjamin Rabier, un illustrateur renommé, qui lui renverra l’image d’un bœuf souriant, qu’un poilu irrévérencieux eut l’idée de baptiser « La Wachkyrie », en référence aux Walkyries si chères aux Allemands…
Le fromage fondu
Au même moment en 1917, Emile, Otto et Gottfried Graf, des Suisses, importent en France la technique de fabrication du fromage fondu, mise au point en Suisse en 1907 par Gerber. Le nouveau fromage est encore inconnu, mais il a de l’avenir : il est bon, économique et sa pâte goûteuse conditionnée dans des boîtes métalliques supporte les longs voyages et les climats chauds.
La première Vache qui rit
De retour à Lons en 1919, Léon Bel reprend les rênes de son entreprise. Son esprit clairvoyant va faire merveille : il pressent l’immense succès du fromage fondu dans ce monde d’après-guerre. Pour lancer sa propre marque, il fait appel au savoir-faire d’Emile Graf, et s’installe dans l’atelier dit « de l’Aubépin.
Le 16 avril 1921, Léon Bel dépose la marque La vache qui rit. Lui vient l’idée de s’inspirer de l’insigne du RVF B70 pour représenter une vache en pied avec une expression hilare.
Léon voit grand. Il fonde en 1922 la « Société Anonyme des Fromageries Bel », société qu’il dirigera jusqu’en 1937, et qu’il transmettra à son gendre Robert Fiévet. Face au succès rapide de sa nouvelle marque, Léon Bel équipe dès 1924 l’atelier de machines modernes permettant d’augmenter la production tout en améliorant les conditions de travail des ouvriers. C’était également l’occasion de mettre au point la couleuse à portions triangulaires, enveloppées au départ dans un papier d’étain et disposée désormais dans des boîtes en carton. Dès la première année il se vend 12.000 boîtes par jour.
Le succès, la naissance d’une image de marque
Léon Bel cherche à faire évoluer l’image de la Vache qui rit. En 1923, il saute le pas en utilisant le dessin de Benjamin Rabier qui lui donne l’aspect sympathique et humain qui lui manquait. Il charge l’imprimeur Vercasson de teinter cette tête de vache en rouge et sur les conseils de sa femme, Anne-Marie, de la parer de boucles d’oreilles en forme de boîte de Vache qui rit. Une manière de féminiser cette vache qui donne son lait pour faire de bons fromages.
La communication
Dès ces premières années, La vache qui rit communique sur un ton souriant et décalé qui ne la quittera jamais. Elle est devenue une starlette dont s’amuse Joséphine Baker. Elle communique dans la presse, participe aux premiers balbutiements de la publicité radiophonique : on entend sur les ondes la chanson « C’est la Vache qui rit », de Jean Rodor et chantée par le bien nommé Constantin le Rieur… En 1935 et 1936 la marque organise également de grands concours permettant de gagner de superbes lots. A partir de 1933, les boîtes de VQR contiennent des images à collectionner qui en font une marque à succès auprès des enfants.
La Vache qui rit sera la première à soutenir les évènements sportifs, grâce à la populaire course cycliste, les Six jours de Paris en 1925, avant de participer à la Caravane du Tour de France dès 1933.
Les nombreuses foires expositions permettent de faire connaître la marque et ses produits dans des constructions aussi éphémères qu’inventives (Salon des Arts décoratifs en 1925, au Salon des Arts ménagers en 1930 et à la Foire de Paris en 1935).
La publicité
Une agence de publicité va porter le nouveau visage de la marque, l’agence Chavane : avec le slogan « La Vache qui rit est un fromage et un bon fromage », elle fait partie de la vie quotidienne, elle s’affiche dans la rue, dans le métro, à l’arrière des autobus, dans la presse, dans les salles de cinéma, voir même dans une émission de radio pour enfants animée par Alain saint-Ogan « La Vache qui rit au Paradis des animaux ». Elle conçoit aussi la panoplie de l’écolier des années 50, avec des protège-cahiers et des buvards grâce au concours des plus grands illustrateurs de l’époque.
Pour acheminer les fromages vers les points de vente au détail, Bel a recours à des grossistes, détaillants, coopératives, soit environ 3.000 grands clients. Il dispose de ses propres dépôts dans toutes les grandes villes de France, d’un réseau de représentants et d’une flotte de véhicules estampillés Vache qui rit. Ces détaillants sont particulièrement choyés par l’entreprise : elle leur fournit du matériel publicitaire qui viendra décorer la boutique. Plaques émaillées, calendriers ou horloges indiquent que la « maison » vend bien la célèbre Vache qui rit.
L'histoire n'est pas finie, elle reprendra au prochain billet.
Une copinette fêtait son anniversaire. Comme je sais qu'elle aime les pochettes, je lui en ai fait trois.
Cependant, là où j'avais envisagé une trousse de toilette, elle a trouvé un tout autre usage. C'est ça la créativité !
En tout cas, j'ai réalisé le tout dans un joli tissu "Camélia japonica", que j'ai doublé de satin bordeau, avec plusieurs pochettes et un élastique pour tenir divers tubes ou mascaras.
Au final, tout sert à son matériel de poterie et c'est parfait ainsi.
Comme tous les lundis, un peu de météo, avec les ciels pour Arlette.
La semaine dernière se résume par un mot : changement. En effet, rien de constant, des couleurs et des nuages qui se modifiaient sans arrêt. D'où le nombre de photos que je vous propose.
Au loin, on voit les restes de neige sur le Vercors.
Mercredi soir, tempête de pluie.
Vendredi, le ciel était bleu, puis il s'est rapidement chargé de nuages, laissant seulement le château de Crussol dans une lumière particulière, au bout d'un arc-en-ciel. C'était magnifique. Dommage, mes photos ne rendent pas la beauté du moment.
Le ciel bleu a fait son retour samedi et dimanche, où j'ai fait une longue promenade, pour prendre aussi quelques photos de fleurs qu'Arlette affectionne tant avec les ciels. Sans oublier quelques animaux de passage.
Le moins qu'on puisse dire, c'est que le ciel a fait son show cette semaine, pour une grande variété d'images que j'ai le plaisir de vous offrir aujourd'hui.
Cette année, je n'ai pas fait de décoration pour Pâques, étant seule avec Minette qui ne peut voyager. Nous ne sommes donc pas montées dans le Jura.
Du coup, nous venons quand même vous souhaiter de belles fêtes pascales, avec quelques cartes postales anciennes commentées.
La tradition des œufs de Pâques vient d’une fête païenne : sous l’Antiquité, les romains s’offraient des œufs peints, pour se porter bonheur. Les pays d’Europe de l’Est ont gardé cette tradition : au printemps, de grands marchés vendent des œufs joliment décorés à offrir à ses proches. En France, c’est une des activités connues des vacances de Pâques : vider les œufs délicatement, les peindre et les attacher avec une ficelle pour les suspendre dans la maison.
L’œuf : un symbole de renaissance
De la coquille sort un être vivant : l’œuf est un symbole fort de la vie, il représente la naissance (ou la renaissance). Une belle image pour les fêtes de Pâques, qui commémorent la résurrection du Christ et pour le printemps, où la nature renaît en sortant de son hibernation.
A l’approche de Pâques, le garde-manger était rempli d’œufs non consommés lors du Carême (période de jeûne de 40 jours pendant laquelle on ne mangeait entre autre ni œuf ni viande). Les œufs trop vieux, impropres à la consommation, étaient conservés et peints pour décorer la table de Pâques. Quant aux œufs frais, ils entraient avec une place de choix dans ce menu de fêtes (oeufs durs mis dans des tourtes, des pâtés ou des brioches et nombreuses pâtisseries).
Pourquoi des œufs en chocolat ?
Au 17è siècle, les œufs peints étaient de plus en plus richement ornés, certains renfermaient même une surprise. L’idée se fit de faire un petit trou des deux côtés de l’œuf pour le vider et le remplir de chocolat. Au 19è siècle, ce sont les œufs tout en chocolat qui firent leur apparition.
Qui sème Les œufs de Pâques : cloche, poule, coucou ou lapin ?
Le jour de Pâques, les enfants parcourent les jardins pour la traditionnelle chasse à l’œuf. Cloches, lapins, poules ou coucou : qui dépose ces œufs en chocolat ? La légende diffère selon les pays !
En France et Belgique, ce sont les cloches qui sèment les œufs en rentrant de leur voyage à Rome
Dans les pays de tradition germanique (Europe de l’Est et du Nord), en Alsace et en Australie, le lapin de Pâques dépose de petits nids garnis de friandises dans les jardins. Bien qu’il ne ponde pas d’œuf, cet animal a été choisi pour son symbole de fertilité et de renaissance.
En Suisse, c’est à un coucou que l’on attribue ce rôle.
Et de manière générale, comme ce sont les poules qui pondent les œufs, elles sont souvent associées aux œufs de Pâques.
Après ce petit cours sur l'histoire et les légendes de Pâques, je vous montre un joli toupeau de chèvres angora, qui ne se retrouveront pas sur vos tables en ces moments festifs. J'ai passé mon mercredi en leur compagnie, un régal. Elles appartiennent à ma copine Pat.
Dimanche dernier, je suis allée me joindre à la liesse de ma ville. C'était Carnaval.
J'ai profité de ce bon moment sous un beau soleil bleu, au son des tambours et autres instruments.
Mon chouchou, ce petit gamin déguisé en lion. Vraiment trop mignon !
Après un tour de ville, tout le monde s'est précipité devant l'Hôtel de Ville, où le bûcher attendait Carmentran.
Après un jugement rapide, il fut décidé, sans aucune surprise de le mettre à mort.
Je n'ai pas attendu la fin de Carmentran, je n'aime pas l'odeur de plastique brûlé. Je suis donc rentrée chez moi, en passant devant cette jolie vitrine.
C'était sympa de s'amuser un peu avec la foule, même si on sait d'avance comment la journée va finir...