Il est temps pour nous de visiter le village de Baumes les Messieurs qui fait partie des plus beaux villages de France. C'est un site classé trois étoiles, village préféré des français, qui fait partie du grand itinéraire culturel européen, nommé cité de caractère Bourgogne-Franche-Comté, Natura 2000. Eh oui ! Tout ça !
Baumes les Messieurs est un site clunisien niché au creux d’une reculée spectaculaire. Ce petit village de 200 âmes est l’un des bijoux patrimoniaux du Jura.
Visitons maintenant l’abbaye. Dans la première cour, juste en face de nous, se trouve le logis abbatial.
L'abbaye Impériale Saint Pierre est à l’origine de la naissance du village, elle abrite encore de nombreux trésors et notamment un magnifique retable d’origine flamande du XVIe siècle dans son église romane de la fin du XIe siècle.
La première abbaye a été fondée, restaurée et agrandie par l'abbé Bernon, à la fin du IXème siècle. Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais pourtant ce monsieur partira ensuite de Baume avec quelques compagnons fonder la célèbre et puissante abbaye de Cluny, en Bourgogne ! Baume, tout d'abord « mère de Cluny », puis « fille » après une série de conflits, se fait séculariser en 1760 : il faut savoir qu'elle était une des plus puissantes abbayes de l'est de la France !
Dès le XVIIIème siècle, les bâtiments au sud-est de l'abbaye devinrent les habitations privées des chamoines. En 1759, le pape Clément XIII, en signant le bulle qui érige l'abbaye en chapitre séculier consacre la rupture définitive de Baume avec Cluny et l'ordre des bénédictins.
Les bâtiments ont été plusieurs fois modifiés à la suite de dévastations ou d'incendies. L'abbaye se développe autour de trois cours. La vente des biens de l'abbaye comme biens nationaux commença en 1791. L'ensemble a été vendu comme Bien national à la Révolution en 1793 et classé monument historique en 1849.
Aujourd'hui, une quinzaine de propriétaires, dont le conseil général du Jura et la commune se partagent les bâtiments. Et aussi un lieu de pèlerinage important, puisque le monastère conservait les reliques de saint Désiré. C'est en tombant dans la décadence et en remplaçant les simples moines par des chanoines issus de la noblesse, en 1759, que le nom de l'abbaye passe de « Baume-les-Moines » à « Baume-les-Messieurs » !
La première cour est entourée de bâtiments, dont les façades datent du XVIème siècle, exception faite de l'église (XVème siècle) et du donjon (XIIIème siècle).
La façade qui borde l'entrée de l'église abrite à l'étage le logis abbatial (résidence de l'abbé). L'accès à ces appartements se faisait par un escalier symétrique du XVIIème siècle, qui fut grandement endommagé à la Révolution.
Au rez-de-chaussée de ces bâtiments se trouvent plusieurs salles, dont l'une voûtée du XIIIème siècle, certainement un ancien cellier qui abrite aujourd'hui un restaurant.
La cour est bordée par d'autres bâtiments du XVIème siècle, la tour de justice et l’hôtellerie.
De nombreux artisans nous proposent leur artisanat.
Appelée « Baume-les-Moines » jusqu'au XVIIIe siècle et dédiée à Saint-Pierre, l'institution sera longtemps prospère et constituera l'une des plus importantes abbayes de Franche-Comté avant de tomber en commende au XVIème siècle et de décliner en se sécularisant au XVIIIème siècle puis de disparaître à la Révolution. Les bâtiments conservés (église, résidence de l'abbé, maisons cononiales, cours avec fontaine…) datent de différentes périodes et témoignent d'une implantation monastique marquante dans un site typiquement jurassien de reculée.
L'abbaye est dotée d’une architecture reflétant le cours des siècles et d’un mobilier sacré riche et divers : retable flamand du XVIème siècle et statuaire bourguignonne du XVème, la chapelle des Tombeaux, la nef construite sur la règle bénédictine, a conservé un dallage d'une quarantaine de pierres tombales.
A côté de la maison abbatiale, l’église arbore un joli portail sculpté du XVème siècle. Elle date du XIème siècle, de style roman avec une grande nef (45 mètres de long et près de 14 mètres de haut). Plusieurs modifications furent apportées durant la période gothique (portail, voûte et chœur).
La statue de Dieu nous accueil sur le portail principal.
J'ai pris en photos une partie des fameuses pierres tombales de la nef. Cela s'avère étrange de marcher dessus pour aller jusqu'au coeur de l'église.
L'église abbatiale conserve plusieurs œuvres dont le célèbre retable de Baume, triptyque flamand du XVIème siècle, conservé dans le chœur. Il est de grandes dimensions (4 mètres de haut sur 5,4 mètres de large). Il représente en 25 panneaux de bois taillés, peints et dorés la vie du Christ.
On trouve aussi, dans l'église, des tombeaux dont le plus ancien est celui de l'ermite Renaud. Plusieurs gisants sont toujours conservés, dont ceux de Renaud de Bourgogne comte de Montbéliard, d'Alix de Villars, épouse d'Hugues de Vienne seigneur de Sainte-Croix, de Mahaut de Chalon, fondatrice et première prieure du Sauvement. Si d'autres ont été détruits à la Révolution, il en reste toutefois des vestiges importants de ceux de l'abbé Amé de Chalon (†1432) ou de Jean de Watteville, abbé de Baume (1659-1702). Ainsi que plusieurs dalles funéraires médiévales et modernes.
Malgré de grosses modifications à la fin du Moyen Age, les différentes phases de construction et l’architecture primitive sont aujourd’hui mieux connues. Des vestiges d’une première église sont en effet attestés pour la période carolingienne (IXème-Xème siècle), grâce à un sondage archéologique effectué dans le cœur en 2009. C’est lors d’une seconde grande phase de travaux, à la fin du XIème siècle que fut construite la nef actuelle. Seuls les bas-côtés conservent en partie leurs voûtes d’arêtes romanes. Les parties hautes de la nef centrale furent ensuite rehaussées dans un troisième état (XIIème siècle) avant de supporter le voûtement gothique (XIIème siècle) encore visible aujourd’hui. L’abside pentagonale du chœur a été reconstruite sur l’abside romane entre le XIIIème et le XVème siècle. Lors de la campagne de fouilles de l'abbaye, des vitraux du VIIIème siècle exceptionnels ont été trouvés. Cette découverte est d'après les scientifiques d'intérêt international.
Après un bon nettoyage, puis séchage, un coup de peinture blanche, collage d'une serviette chat, ruban de dentelles et perles autour, et la voilà transformée pour un usage particulier.
Tout comme les humains, les animaux malades ont beaucoup de médicaments. Du coup, cette barquette a trouvé sa fonction : celle de contenir les soins de Minette. Elle commence à en avoir quelques-uns, étant même passée sous CDB pour calmer ses douleurs. Tout cela ne sent pas bon, c'est la raison pour laquelle j'ai tenu à rendre le contenant un peu plus ludique et sympathique.
Petite réalisation utile afin de ne pas perdre les pipettes qui ont tendance à rouler un peu de partout.
Cette année, je n'ai pas trouvé tous mes cadeaux sous le sapin. Il y en a qui sont venus jusqu'à moi par La Poste.
Les copinettes m'ont bien gâtée. Et voici par ordre d'arrivée ce que j'ai reçu.
De 4'Trine : Un joli napperon, un petit chat en plâtre et une chemise de nuit ancienne ayant appartenu à une certaine Irène.
De Mireille, trois jolies boules de Noël, pleines d'originalité, une bougie à la douce odeur de fleur de coton et de musc blanc, deux superbes coupelles.
De Patricia, des petits chats qui accompagnaient un bien jolie décoration de Noël en forme de coeur.
D'Anita, une splendide carte toute en douceur, comme je les aime :
C'est toujours un immense bonheur que d'ouvrir sa boîte aux lettres et de découvrir toutes ces belles choses ! Merci encore une fois à mes copinettes pour toutes ces belles attentions, bien ciblées pour me ravir au plus haut point.
Pendant tout le mois de septembre, je vous ai montré mes vacances d'été. Après avoir repris le travail, j'ai encore eu quelques plaisirs.
J'ai donc profité du feu d'artifice de ma ville.
De jeux anciens
De la fête des vins et du jumelage. Pas de jambon ni de vin pour moi. Je n'ai pas plus assisté à l'élection de la reine des vins, ce n'est pas mon truc. Par contre, je me suis laissée entrainée par une amie pour aller voir le corso.
Le dernier char, le plus beau, sur l'Ardèche !
Et puis il y a aussi eu une exposition.
Cette chapelle était restée à l’abandon depuis des années. Je m'étais même dit que cela ferait une belle habitation si je pouvais l'acheter. Et puis, j'ai oublié. Entre temps, la mairie l'a rachetée pour un euro symbolique et une association a levé des fonds pour la restaurer.
Elle date du XIX e siècle. Du temps de sa splendeur, elle avait un magnifique toit en tuiles polychromes dans le style des hospices de Beaune. Dans la niche, au-dessus de la porte, il y avait une statue de la vierge. Le terme de « prieuré » ferait référence à la maison d’un prieur qui se trouvait près de là et dont le domaine aurait pu aller jusqu’à l’emplacement de cette chapelle. Qui a bien pu vouloir construire cette petite chapelle il y a plus d’un siècle ? Probablement le propriétaire du domaine sur lequel elle se situait à l’époque.
«Elle n’a jamais été consacrée. De ce fait aucun office religieux n’y fut célébré, c’est pourquoi on n’en trouve pas trace dans les archives religieuses de la paroisse. On peut en revanche retracer un peu de l’histoire de l’ancien prieuré qui fut toujours un domaine privé, dans les différents actes notariés de ventes et successions.
Ce fut donc un plaisir pour moi de la découvrir restaurée.
A l'intérieur, deux peintres et deux sculpteurs exposaient quelques-unes de leurs oeuvres.
Joli tableau de la pleine lune derrière le château de Crussol.
J'ai surtout craqué sur les oeuvres de cette artiste qui mélange les matières comme la dentelle et l'argile, et utilise des moyens de cuisson anciens. J'aime son style shabby.
Je n'ai pas eu le plaisir de la rencontrer ce jour-là, j'en ai été désolée. Cependant une vingtaine de jours plus tard, j'ai eu la chance de la voir venir à mon travail. J'ai pu échanger un bon moment avec elle, c'était génial. Elle m'a appris que la robe de mariée que l'on voit ci-dessous, n'était pas complète, qu'elle a aussi une très longue traine. Dommage, j'aurais aimé la voir en entier. Elle vient d'emménager dans ma ville, et les cartons ne sont arrivés que la veille de l'exposition, ce qui fait qu'elle n'a pas pu tout exposer.
Et puis septembre a aussi été l'occasion d'un petit restaurant libanais, en bonne compagnie.
Je vais m'arrête là, c'est déjà beaucoup pour aujourd'hui. Je vais bien finir par retrouver le cours du temps et vous parler d'octobre en octobre, même s'il me reste encore des choses de septembre à vous montrer...
Mon aminette Mireille aime les petites maisons dans sa décoration. J'ai donc voulu lui en réaliser quelques-unes pour la suite de ses cadeaux d'anniversaire.
J'ai cherché ce que j'avais en chutes de bois et je m'y suis mise, mais ça, ce sera pour un prochain billet. Ce faisant, j'ai trouvé un petit bout de tasseau que j'ai coupé en forme de maisons. Je les ai peints, j'ai mis une petite dentelle tout autour et j'y ai ajouté un charm pour l'un, une lettre "B" émaillée que j'ai retrouvé dans mon bazard et qui correspond à l'initiale de son nom de famille. Et hop ! J'en ai fait deux porte-clés.
Et voilà, deux petites réalisations très simples qui font des idées de cadeaux originales...
Saint Clément, est un petit village perché dans les Monts d’Ardèche à 1100 mètres d’altitude. Il domine la vallée de la Saliouse et offre un panorama exeptionnel sur le Mont Gerbier-de-Jonc, le Mont Mézenc et les Alpes.
Il bénéficie d’un point de vue à couper le souffle, Un sentier géologique permet de découvrir l’histoire du relief du village de Saint-Clément, site classé au patrimoine mondial Géopark-UNESCO depuis 2014. Sur le parcours, des tables d’interprétations vous expliquent la géologie du site (12 coulées basaltiques) ainsi que les oiseaux qui peuplaient les lieux il y a quelques millions d’années.
J’ai posé ma voiture derrière l’église.
L’église de Saint-Clément a été bâtie grâce à l’aide des cardinaux Flandin, constructeurs du château de Pourcheyrolles à Montpezat au XIV siècle. Leurs armoiries sont sculptées au-dessus de la porte de l’église. Lors de la visite, à l’entrée, on découvre une magnifique croix dont la base est ornementée d’une pieta. Dans la petite chapelle où se trouvent quatre têtes sculptées qui représenteraient les quatre âges de la Vie. Enfin, dans le chœur, se situe une chaire de 1874 magnifiquement décorée. Sous l’autel, soutenu par une très ancienne cuve baptismale , ornementée d’un rare motif d’entrelacs connu sous le nom de Salomon.
L’auberge du village, restaurée en 2021.
Des maisons typiques du plateau ardéchois
Et toujours le même style de monument qui rappelle que la commune appartient en partie ou en totalité à la zone de production d'origine contrôlée du fin gras du Mézenc, ci-dessus.
Une drôle de construction.
Anémos, la maison soufflée par le vent, réalisée par Catherine Bass
L'artiste "se penche sur les questions environnementales et questionne notre rapport à la nature" a été invitée à installer deux œuvres sur le territoire de Val'Eyrieux dont une à St-Clément à la suite d'un projet artistique initiée par Christine Frantz, professeur d'art plastique à la Cité scolaire du Cheylard. Son œuvre intitulée Anémos (vent en grec ancien) est une maison soufflée par le vent qui laisse s'éparpiller ses matériaux et les objets qu'elle contenait dans un mouvement figé, laissant aux visiteurs le soin d'inventer une suite, de rêver aux fables de leur enfance ou de s'interroger sur l'avenir de notre environnement, tout en intégrant les échappées de la ligne de partage des eaux. Un élément de cette maison s'est envolé très loin... il est à retrouver. Cette œuvre s'inscrit dans les échappées du Partage des eaux.
En venant ici, je suis partie sur les traces du Peuple du vent et j’ai découvert le vent sous toutes ses facettes : le vent et les oiseaux, l’énergie du vent ou encore les sons du vent au fil d’un parcours interactif…
Outres quelques vêtements prêts à porter, du marché, j'ai aussi ramené du tissu. De la laine grise et de la fausse fourrure.
Fausse fourrure qui a fait beaucoup de saletés chez moi, ici ce n'est que la première fournée...
Mais bon, j'ai quand même fini par faire ce que je voulais. Un autre châle, plus long que le premier, et surtout bordé des quatre côtés cette fois.
J'ai volontairement acheté plus de lainage dans le but de me faire une jupe longue fuseau, avec de la dentelle en bas.
Comme il me restait un peu de tissus, je me suis amusée à faire un chapeau. Pas facile sans modèle, mais pour une première, ce n'est pas trop mal. A améliorer, c'est sûr, mais dans l'immédiat, je suis assez contente de moi.
Au final, cela me fait un ensemble assez vintage, mais surtout bien chaud. La jupe vaut un bon pantalon !
Je n'ai pas souvent l'occasion de pouvoir me rendre à ce marché, alors quand j'y vais, je fais le plein de tissus, dentelles et autres. Je ne vous montre pas tout, mais j'en ai profité pour refaire ma garde-robe à prix plus que raisonnable. La couture était un petit plus pour me faire plaisir.
Au mois d'octobre, nous nous réunissions en famille. Mon neveu est venu avec des douceurs pour la gente féminine (j’ai masqué le nom du confiseur). Pour certaines ce fut une boîte de calissons, pour les autres, des guimauves.
Les friandises étaient délicieuses, la boîte était jolie, avec un kiki qui a fini sur un des pots en verre que j'ai achetés en brocante. J'ai ajouté une fleur en tissu, et de la dentelle autour du pot.
Quand j'ai vu le résultat, une idée m'est venue. J'ai passé quelques coups de fil et j'ai récupéré les noeuds des autres boîtes et j'en ai fait mes bougies de l'Avent.
BOUGIES DE L’AVENT
L'Avent commence le quatrième dimanche du mois avant Noël, et dure à peu près un mois. Il arrive donc chaque année à une date différente. Pour les catholiques et les protestants, le premier jour de l'Avent est même le premier jour de l'année religieuse.
Dans le calendrier liturgique catholique, le temps de l’Avent est constitué de quatre semaines, commençant chacune par un dimanche.
Le premier dimanche se nomme Levavi, suivant le trente-quatrième dimanche du temps ordinaire.
Cette année, j'ai trouvé des bougies numérotées. Je les ai glissées dans chacun de mes pots.
Voici donc ma première bougie de l'Avent pour cette année 2022. Sur le petit noeud et sa branche d'eucalyptus, j'ai ajouté des fleurs de tissu violettes.
La première bougie est allumée.
C'est tout ce que j'ai fait pour le moment. Ni couronne, ni sapin, ni cadeaux. Celles qui me connaissent savent que d'ordinaire, je prépare Noël dès le vingt-six décembre de l'année précédente. Cette année, je n'ai aucune inspiration, aucune motivation. Mais là, il ne me reste que quatre semaines pour me bouger. Il va falloir que je réagisse un peu ! Il me faut songer aux décorations, aux cadeaux, au menu. Bref, il me reste tout à faire. Allez, on y croit !
Et voilà la dernière bougie est allumée ! Comme le temps passe vite.
Pour celle-ci, j'ai été déçue. Le dernier kiki (noeud pour celles qui me demandent à chaque fois ce que j'appelle ainsi), n'est jamais arrivé jusqu'à moi. C'est ma fille qui me l'avait envoyé et nous avons cru que la poste l'avait perdu. Sauf qu'il lui a fait retour vendredi, dans sa précipitation, elle avait oublié de mettre mon nom sur l'enveloppe... Ne jamais confondre vitesse et précipitation ! Pour la petite histoire des kikis, revenir à la première bougie...
Bref, du coup, j'ai pris du tulle blanc à la place. Heureusement, ce n'est pas trop choquant. J'aurais quand même préféré que ce soit les mêmes. Snif !
Les quatre bougies sont placées sur ma table, avec de grosses pommes de pin pour rappeler mon thème de l'année.
Le compte à rebours a commencé. Dans une semaine ce sera Noël !
Avant cela, arpentons quelques rues pour le plaisir de voir de vieilles pierres.
Un équilibriste défiait l'apesanteur.
Tout autour de la cathédrale, on découvre des vieux métiers.
Cet artisan créé de jolis arcs.
A côté de lui, une dame s'attèle à la réalisation d'un carquois en cuir.
Les vendeurs de lithothérapie, le tailleur de pierres.
Les paniers en rameaux de vigne.
Et celui qui a retenu le plus d'attention, le souffleur de verre.
En vidéo :
Cette magnifique carafe a vu le jour devant nos yeux. Ma soeur rêvait de l'acheter, hélas, le four étant plein, il n'a pas pu la finir de cuire, et devant nos yeux ébahis, il l'a cassée. Quel dommage !
On trouvait aussi un marché où l'on pouvait acheter des couteaux, des confitures, du miel, des gâteaux, de la charcuterie, etc.
Il me reste encore un billet à vous montrer et on en aura fini avec Viviers. En espérant ne pas vous lasser.
Après avoir vécu des années bien compliquées, je me recentre sur mon bienêtre et la protection de celui-ci, tout en restant dans la médecine douce. C'est pour cela que j'ai eu envie de me créer une fleur de vie. Avant de vous la montrer, je vous donne quelques explications à son sujet :
Signification du symbole sacré
La Fleur de vie est une image représentant le commencement de la vie. Il s’agit d’une représentation universelle, qui évoque la base de la vie et de l’univers. Elle symbolise toutes les formes de vie, que ce soit la nature, les minéraux, les animaux ou les êtres humains.
Cette forme géométrique sacrée est connue pour ses nombreux bienfaits, aussi bien sur l’être humain que dans son environnement. Elle représente également la beauté absolue, la perfection divine.
En d’autres mots, elle représente l’univers et chacun des cercles qui la composent représente une partie de l’univers.
Origine de la Fleur de vie
Ce symbole est utilisé depuis plus de 6000 ans, on l’associe aux croyances spirituelles antiques. Dans différentes cultures à travers le temps, on la retrouve comme motif de décoration, qui protège notre environnement par sa puissance spirituelle. Mais elle est également présente dans de nombreuses cultures pour apporter ses bienfaits à l’être humain.
Plusieurs représentations de la Fleur de vie ont été retrouvées dans le temple d’Osiris, à Abydos, en Égypte. On peut même venir admirer un reste de seuil de porte d’entrée avec la représentation du symbole sacré au Musée du Louvre à Paris, il est issu du palais du roi Assurbanipal en Assyrie et date de 645 avant J-C.
Symbole de la Fleur de vie
La Fleur de vie est une représentation de la vie elle-même à travers une forme géométrique parfaite. Sa forme d’origine en rosace représente les embryons de la vie.
Que cache la forme géométrique sacrée la Fleur de vie ?
La fleur de vie ou encore fleur de vie d’harmonisation possède également des représentations internes de symboles sacrés comme : l’œuf de la vie, la graine de vie, l’arbre de vie et le fruit de la vie. Tous ces symboles se retrouvent à travers la rosace de ce symbole. C’est un symbole sacré qui permet de relier l’esprit cosmique (le ciel) à l’esprit tellurique (la Terre).
Quel secret renferme la Fleur de vie ?
Elle renferme des vibrations spirituelles qui permettent de redynamiser, équilibrer et protéger ce qui l’entoure. C’est un pouvoir très positif qui apporte le bien-être et le bonheur pour ceux qui savent comme elle agit.
Comment se compose la Fleur de vie ?
La Fleur de Vie est composée de plusieurs figures, chacune symbolisant une représentation du monde. Parmi ces figures, on trouve :
La Graine de Vie, qui est composée des 7 cercles extérieurs, lui-même correspondant aux sept jours nécessaires pour la création du monde dans certaines religions.
L’Œuf de Vie, qui est représenté par la partie centrale du symbole et qui représente un embryon cellulaire, dans ses toutes premières heures de formation, symbolisant ainsi toutes les cellules.
Le Fruit de Vie, qui est représenté par 13 cercles prenant la forme d’une étoile, symbolisant les atomes et les différentes structures moléculaires qui sont à la base de la vie.
L’Arbre de Vie, qui représente en quelque sorte notre arbre généalogique. Il est un signe d’unité et d’amour.
Toutes ces parties symbolisent et représentent donc tous les domaines de l’univers. En étudiant ce symbole, on parvient à un certain degré de spiritualité. La fleur de vie représente aussi une onde de forme qui dispose d’un grand pouvoir vibratoire et une forte harmonie énergétique.
La Fleur de Vie contient les solides de Platon, c’est-à-dire cinq formes géométriques qui ont permis de construire l’univers et qui symbolisent les cinq éléments de la nature, représentés par l’eau (l’icosaèdre), l’air (l’octaèdre), le feu (le tétraèdre), la terre (le cube de Métatron) et l’esprit (le dodécaèdre).
Combien de cercles composent la Fleur de vie ?
Elle se présente sous forme de rosace ou mandala, elle possède 19 cercles entiers et 36 demi-cercles. Toutes les parties de la Fleur de vie ont un sens bien précis.
En résumé, cette figure de la géométrie sacrée, permet :
L’accélération et l’harmonisation des énergies
La purification des lieux et objets
Le rechargement des pierres et cristaux
De repousser les énergies négatives
J'ai donc réalisé le mien afin de m'aider à avoir un sommeil plus tranquille. Vous l'aurez compris, il est accroché dans ma chambre.
J'ai dessiné la forme sur un tissu parme, et j'ai réalisé les cercles et demi-cercles en broderie au ruban. J'ai ajouté des perles et j'ai fini par installer le tout sur un support cartonné, cerclé d'un biais en Liberty.
A chacun ses croyances, mais depuis que je l'ai installé, mes nuits sont bien plus sereines.
Bref, on n'est jamais si bien servi que par soi-même.
Et vous ? Avez-vous ce genre de symboles chez vous ?
Vous le savez, cette année, je n'étais pas motivée pour faire un sapin. D'ailleurs, je n'en ai pas vraiment fait un. Le temps de me refaire un stock de décorations, j'ai encore une fois contourné le problème.
Après Forest, mon gnome sapin de l'an dernier, je me suis amusé à créer un sapin mannequin.
J'ai donc pris le mannequin que mes filles m'ont offert il y a quelques années, et à l'aide de trois mètres cinquante de tissu satin, j'ai créé une grande robe au bustier plissé.
J'ai mis une guirlande led avant d'ajouter une armature en grillage à poule.
Sur le grillage, j'ai accroché des branches de cèdre afin de créer une jupe. J'ai ajouté une ceinture en tulle brodé, du tulle et un charm autour du cou, et c'est tout.
J'ai mis à ses pieds ma luge et mes patins à glace décoratifs. Ma dame des neiges pourra ainsi choisir son loisir préféré.
Certaines ajoutent des décorations sur les branches, mais je ne l'ai pas souhaité. Je veux un Noël simplicité cette année. Cela me suffit amplement.
Qui dit sapin de Noël dit cadeaux. Avant de les recevoir, il faut les demander au Père Noël... Cette année, j'ai créé une boîte aux lettres spéciale pour cela. Je suis partie de celle-ci, qui était à mes parents et qui a servi d'une pour mes cinquante ans. Une chance de l’avoir retrouvée au déménagement.
Une impression adaptée à sa largeur, un peu de peinture blanche, un charm, et hop !
C'est ainsi que j'ai trouvé l'inspiration pour gâter mes proches.
Et, comme l'an dernier, je me suis amusée à faire des sacs cadeaux en tissus. Toujours dans le but qu'ils voyagent aux fêtes suivantes vers d'autres destinataires... Mais, je dois vous dire que ceux de l'an dernier n'ont pas quitté leurs propriétaires. Ils n'ont pas voulu s'en séparer...
Les deux premiers, ronds, pour contenir des paniers garnis. Un tissu moderne.
En guise de kikis, de jolis rubans de satin argentés.
Chaque année, j'aime à ajouter une déco maison aux cadeaux. Cette fois, ce sont des petits anges en papier et perle faits main.
Ils sont accrochés à chaque sac. Pour les pochettes réservées aux jeunes qui ont préféré de l'argent, j'ai trouvé de jolies cartes.
D'autres sacs en tissus plus traditionnels. Même Minette a droit au sien...
Tous les sacs sont au pied du sapin, prêts à être distribués.
Je peux maintenant jouer la Mère Noël. Tous mes cadeaux sont prêts à être distribués. Certains sont partis en colis.
J'ai même eu le temps de faire des bredeles. J'en ai déjà offerts, le reste sera pour Noël. J'en ai fait trois la quantité que je vous montre ci-dessous :
(J'ai créé pour vous un nouveau dossier dans mes photos où je vous laisse les recettes, si cela vous intéresse).
Bonjour à vous qui passez par là. Je tiens à vous prévenir que ce billet va sortir de l'ordinaire, du fait qu'il va être plutôt studieux. Ma passion pour la dentelle va se coucher ici, avec plus de mots que de photos. C'est principalement dû au fait que là où je vous emmène, les appareils photos étaient interdits. Je ne vous en voudrai pas si vous ne me lisez pas jusqu'au bout, mais si vous le faite, je vous en remercie d'avance. Allez, c'est parti !
La région du Puy-en-Velay, point de départ d’une des quatre grandes routes européennes pour Saint-Jacques de Compostelle, est depuis fort longtemps reconnue comme un centre important de fabrication de dentelles à la main. Très tôt des usages s’étaient instaurés de désigner sous le nom de "Dentelle du Puy" des dentelles uniquement réalisées à la main dans cette région.
Ce fut le but principal de mes congés d’été et je vous en ai largement fait profiter. Cependant, je n’en ai pas tout à fait terminé avec elle. Aussi, avant d’aller plus loin dans ce billet, je vous fais un petit résumé de ce que j’ai appris, pour celles qui n'auraient pas vu me précédents billets sur le sujet.
D’après les historiens français, l’origine de la dentelle remonte au milieu du XVème siècle. En 1406, une brodeuse, Isabelle Manour, fut choisie par l’évêque du Puy pour confectionner, conformément à la tradition, une robe fine et transparente pour la vierge noire, portée en procession à travers la ville. Pour s’acquitter de sa tâche, elle créa le premier métier à dentelle (carreau).
L’essor commercial n’a pas tardé et dès le début du XVIème siècle la mode s’est emparée de la dentelle. Les nobles en ce temps-là se ruinaient pour en acheter, les titres de noblesse s’évaluaient au volume de dentelle que l’on portait. Dans toutes les maisons de la région les femmes occupaient leurs veillées à confectionner la dentelle du Puy renommée pour sa finesse et sa créativité.
La dentelle constituait un appoint "pécuniaire" non négligeable, c’était une occupation à domicile, les dentellières travaillaient à "façon", les fils et le modèle étaient fournis par le grossiste, le calque était rendu après usage. Chaque famille de la région possédait un, voire deux "carreaux".
En 1776, du fait de ses exportations, la dentelle occupait 80 000 personnes. Le Puy en Velay comptait à cette époque, cent-soixante-treize marchands dont près de dix exportaient à l’extérieur de l’hexagone. Actuellement cette industrie, qui s’est modernisée, connaît un certain essor notamment grâce aux commandes de pays étrangers.
Au XVIème siècle, le Puy-en-Velay est l'un des plus anciens et des plus actifs centre dentellier de France, on y compte soixante-dix-mille dentellières. Situé au départ des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, ce lieu de pèlerinage attire nombre de commerçants et de colporteurs. Des intermédiaires ou leveuses distribuent le travail à faire puis ramassent les dentelles pour les vendre aux négociants du Puy.
En 1665 l'ordre des Béates est créé. L’enseignement du métier de dentellière se fait aux enfants, par des jeunes femmes qui en plus de la technique, transmettent une éducation morale et religieuse. L'inventaire demandé par Colbert en 1668 révèle que la dentelle est l'unique ressource économique de la région.
Au XIXème siècle, avant la grande récession amorcée par la chute du Second Empire, les exportations de dentelles du Puy sont considérables en France. L’art de la dentelle est à son apogée créative et ornementale, mais commence à décliner pour des raisons économiques d’une part et pour des raisons de mode d’autre part.
Au début du XXème siècle, Jules Ferry, fervent défenseur de l’école publique laïque, met fin à l’activité des Béates. Des écoles spécialisées dans la pratique de la dentelle voient le jour, avec plus ou moins de succès. Seule une poignée de passionnés maintiennent cet art en activité, jusqu’à la création de l’Atelier Conservatoire National de la Dentelle.
Cette industrie régionale se poursuivit jusqu’aux années 1920, date à laquelle sont apparus les premiers métiers à dentelle mécanique. Ils étaient les "bourreaux" de la dentelle à la main.
En 1931, le Tribunal Civil du Puy en Velay consacre ces usages locaux, loyaux et constants. Il dit et juge que l’appellation "Dentelle du Puy" est exclusivement réservée à la dentelle faite à la main à l’aide de fuseaux maniés par l’ouvrière. La particularité de cette dentelle est l'utilisation du point d'esprit (ou Cluny de Brioude) qui forme des pétales :
Cette disposition à caractère impératif, confère ainsi à la dentelle faite à la main une appellation d’origine : dénomination d’un pays, d’une région, d’une localité, servant à désigner un produit qui en est originaire et dont la qualité ou les caractères sont dus au terroir, au savoir-faire ancestral, à la tradition.
Le matériel utilisé :
Le Carreau
C’est un coussin carré muni d'un cylindre, sur lequel on dispose tout le matériel. Sur la partie supérieure se trouve le tambour ; il accueille le carton ou modèle du motif à exécuter. Les épingles à tête de verre servent à fixer le fil de lin ou de soie sur le carreau et à respecter le tracé de la dentelle à exécuter.
Aujourd’hui, il est plat et formé de plusieurs carrés qui peuvent être déplacés au gré de l’avancement du travail.
Les Fuseaux
Leur fonction est bien définie. Le fuseau vellave est un petit instrument en bois tourné de 8 à 10 cm de longueur et de forme allongée. La tête retient le fil de lin à l’arrêt. La bobine ou fusée, est la partie centrale qui sert à stocker le fil, enfin, le manche sert à prendre et à diriger le fuseau. Il y a un fuseau avec un fil de trame (guide), les autres s’entrelacent autour de lui pour former le dessin.
Les épingles
Elles sont utilisées pour arrêter le fil afin de suivre le dessin piqué sur le carton. Elles maintiennent donc en place les croisements des fils. Elles sont plus ou moins fines selon la grosseur du fil. Autrefois, elles étaient en cuivre ou laiton car ces matières ne rouillant pas, elles ne tachaient pas la dentelle. Ensuite elles furent en acier inoxydable avec une tête à verre multicolore, et c’est aujourd’hui le modèle le plus courant. On les enfonce sur le carreau à l'aide d'un poussoir.
Le carton
C’est le patron. Les cartons sont les supports des modèles dessinés regroupés par planche de 10 modèles environ et classés par degrés de difficulté.
La matière première
La dentelle se fabrique avec du fil en soie, de la laine, du fil d’or ou d’argent mais surtout avec du fil de lin ou coton.
La dentellière entrelace et croise les fuseaux pour former les points en suivant le tracé du modèle. Les points sont stabilisés à l’aide d'épingles enfoncées sur le carreau.
La complexité de la dentelle réside dans la grande diversité des points qui peuvent demander plusieurs centaines de fuseaux. La dentelle peut être à fils continus ou coupés ou encore à pièces rapportées. La réalisation d’une dentelle au fuseau nécessite trois étapes. Il faut tout d’abord faire le modèle à exécuter. Cette opération qui consiste à transposer, sur papier-calque, le projet de l’artiste en dessin technique, s’appelle la mise en carte. Après validation par la réalisation de plusieurs échantillons, ce dessin technique est reporté sur un carton par le piquage de petits trous marquant l’emplacement des épingles, avant d’être reproduit à l’encre. Des signes conventionnels indiquent à la dentellière les points à exécuter, écriture technique propre au langage de ce savoir-faire.
Après la réalisation de la dentelle, vient la finition qui a pour but d’assembler à l’aiguille les dentelles entre elles ou/et sur un tissu.
La dentelle du Puy depuis 1932, fait l’objet d’une Appellation d’Origine afin de la différencier des dentelles importées du sud-est asiatique ou des dentelles mécaniques.
Dès qu’on arrive dans le centre de la vieille ville, la dentelle s’affiche dans les magasins et dans la rue où dentellières et denteliers (j'ai rencontré deux hommes maniant les fuseaux) qui montrent et expliquent leur savoir-faire.
Je vous propose de regarder le film que j’ai réalisé :
Dans mon billet intitulé « Le Grand Séminaire » datant du dix-sept septembre, je vous avais dit que je reviendrais dans une boutique particulière, celle d’une dame de quatre-vingt-douze ans qui faisait sa dernière saison avant de fermer son magasin. Elle a commencé la dentelle au fuseau à l’âge de six ans et ne s’est jamais arrêtée. Issue d’une lignée de dentellières, elle expose certains modèles réalisés par sa mère et sa grand-mère, mais aussi par elle-même.
Sur de nombreux ouvrages, elle met non seulement le prix, mais aussi le temps passé dessus, l’année de réalisation. Ci-dessus, en orange : fait en 1854 par sa grand-mère, en fil de lin ; quatre mois de travail (395 €) – En jaune : fait en 1920, en fil de lin ; deux mois de travail (260 €). Ci-dessous, en bleu : quatre-cent-soixante-dix heures de travail, deux-cent-cinquante fuseaux ! Son diplôme des victoires de la dentelle obtenu en 1991.
Ci-dessus, certains ouvrages réalisés en 1890, de nombreuses heures de travail affichées. En dessous, quelques dentelles en ruban, mais le prix ne s’entendait pas avec ma bourse, même si j’ai conscience du travail fourni et de la matière utilisée. Snif !
J’ai longuement discuté avec elle, et lui ai acheté quelques cadeaux pour la famille et une amie. Avec elle, ce sont plein de souvenirs de temps (pas si) anciens qui vont s’envoler. C’est dommage, mais qu’y faire ? Elle n’a pas trouvé de repreneur ; et je ne pense pas que ce soit un marché très lucratif à l’heure actuelle.
Avec mes achats, elle a glissé cette jolie carte, avec sa maman en photo :
Cependant, au Puy en Velay, la dentelle se bat pour ne pas tomber dans l’oubli. Je vais vous le prouver en me rendant ici :
La création en 1976 de l’Atelier Conservatoire National permit de relancer l’intérêt pour la dentelle du Puy.
Je m’y suis bien évidemment rendue. Une fois passé la porte, j’ai traversé une grande cour et j’ai monté quelques marches pour me rendre au Ministère de la Culture et du Mobilier National/Atelier Conservatoire National de la dentelle.
Je n’ai pu prendre que ces quelques photos de l’entrée, car les clichés sont formellement interdits. Et on comprend vite pourquoi.
Installé dans des locaux municipaux abritant également le Musée des Beaux-Arts et celui de la Dentelle, ainsi que les bibliothèques, cet atelier est l’héritier de la Manufacture nationale du point de France fondée par Colbert en 1665 afin de freiner les importations de dentelle au point de Venise. Il succède à l’École dentellière, maintenue jusqu’à nos jours par la congrégation des sœurs de la Providence, avec le soutien de la Chambre de commerce d’Alençon.
L’Atelier Conservatoire National de la Dentelle du Puy-en-Velay est créé en 1976, sous l’impulsion du Président de la République Valéry Giscard d’Estaing. Rattaché à l’administration du Mobilier national, l’établissement participe à l’ameublement et à l’enrichissement des collections patrimoniales par la création de dentelles d’après des modèles d’artistes contemporains, pérennisant un savoir-faire de qualité exceptionnelle et participant au rayonnement culturel de la région.
Les deux ateliers de dentelle, hérités, d'une part, pour Alençon, de la Manufacture nationale du Point de France créée par Colbert en 1665 afin de concurrencer la dentelle de Venise, et d'autre part, pour le Puy-en-Velay, des savoir-faire traditionnels de la région de la Haute-Loire, ont été institués en 1976 en tant qu'ateliers nationaux. Ils constituent de véritables conservatoires de la tradition dentellière française.
Chaque année, des dentelles réalisées dans les ateliers nationaux du Puy-en-Velay pour la technique au fuseau et du Point d'Alençon pour la technique à l'aiguille entrent dans les collections, œuvres de centaines d'heures de travail.
Les ateliers réalisent également des broderies. Les œuvres créées sont de deux types : soit des reproductions de motifs des XVIIIème et XIXème siècles, visant à perpétuer l'excellence des techniques traditionnelles, soit des créations contemporaines qui font appel à des couturiers (Paco Rabanne, Chantal Thomass) ou à des artistes plasticiens comme Annabelle d'Huart, Eric Gizard, Corinne Sentou, Didier Trenet, dont les projets sont choisis dans le cadre d'une commission d'acquisitions.
Grâce à la diversité de ces inspirations, la collection réunit aussi bien des pièces traditionnellement liées à l'ameublement (nappes et serviettes de table, par exemple...) que des créations plus purement artistiques.
Ce dynamisme dans la création fait écho à celui de la recherche et de la diffusion de la collection, dont les pièces sont régulièrement prêtées à des musées.
J’ai trouvé une de ces créations sur Internet, afin de vous montrer le genre de travail que ces femmes exécutent :
J’ai été accueillie par une jolie brune aux yeux bleus, passionnée par son métier. Elle m’a expliqué ce qu’elles faisaient en ces lieux. Toutes les personnes travaillant ici connaissent et réalisent chaque étape de la réalisation de la dentelle du Puy. Du dessin, en passant au piquage des cartons, pour finir avec les fuseaux et l’assemblage. Pour vous donner une idée, regardez la vidéo que j’ai trouvée sur le Net, en cliquant sur la photo ci-dessous. On y voit l'atelier que j'ai visité et certaines dentellières à l'ouvrage.
Ensuite, je suis passée à chaque table de travail pour voir les œuvres en cours. J’ai assisté au piquage de carton, j’ai regardé deux personnes qui travaillaient des points de base pour de très fines bandes de dentelle, d'un centimètre de large, dans le but d’accéder au zéro défaut. Il faut régulièrement détourner les fuseaux, le fil se tordant, ce qui provoque des différences d’épaisseur. Elles sont en apprentissage.
Une personne reproduisait des modèles anciens.
Les autres travaillaient à la demande de créateurs. Il m’est difficile d’expliquer par des mots ce à quoi ça correspond. Pour faire simple, je prends l’exemple du premier cas : un immense lustre pour une exposition. Les conservatrices ont recopié le modèle du créateur sur du papier millimétré. Il n’y a pas de photocopie, trop imprécise pour ce genre d’œuvre. Il y a une douzaine de faces de différentes formes et grandeurs, qui vont s’associer les unes aux autres. Les panneaux sont remplis par un filet réalisé aux fuseaux, les carreaux de la trame devant faire un à deux millimètres :
Sur ce filet sont ajoutées, comme des branches d’épis de blé, modernes, réalisés en plusieurs couleurs. Le conservatoire créé d’ailleurs ses propres bains, sur Paris (ces couleurs sont magnifiquement lumineuses). Ces épis se croisent sur la trame. Ils sont réalisés avec du fil de soie et du coton dmc afin d’obtenir un beau relief. Le travail doit être parfait puisqu’il sera visible à l’endroit comme à l’envers, et les raccords entre les différents panneaux ne doivent pas se voir. Le conservatoire de Paris a d’ailleurs crée de fines lamelles en métal de quelques millimètres, pour insérer les dentelles à l’intérieur, et assembler les parties entre elles. Sur chaque tige de métal, de fines leds seront installées pour apporter la lumière.
C’est un travail d’architecte, d’orfèvre, d’artiste impensable. On est loin de l’automatisme des premières dentellières, et un niveau plus haut que ce que je vous ai montré à Brioude, bien qu’ici la couleur soit aussi très présente. Elles sont deux à travailler sur le projet.
Ce qui est particulier, c’est qu’elles ne savent pas toujours où va se trouver l’œuvre et que parfois, elles ne voient même pas le résultat final. L’artiste prend tous les hommages, alors que franchement, n’êtes-vous pas de mon avis, ce sont elles les fées créatrices ?!? Il faut vraiment aimer son travail pour accepter ça.
Une autre réalisation pour un autre artiste. Un cube composé de douze carrés posés face à face, séparés de quelques millimètres les uns des autres, tenus par douze autres carrés positionnés de la même manière, mais dans l’entrecroisement des premiers. Chaque carré est brodé selon les dessins de l’artiste, sur la même trame à petits carreaux que précédemment, dans les couleurs de bains souhaités. Le tout formant un cube. J’ai essayé de vous faire un schéma ci-dessous, avec seulement six carrés, j'espère que vous comprendrez ce que je veux dire... En rouge, j’ai représenté les carrés qui s’intercalent verticalement, mais en fait, ils sont tous de la même couleur. Il faut comprendre que le carré rouge descend jusqu'en bas, n'ayant pas réussi à le faire sur le dessin. En fait, chaque carré est coupé en son centre pour s'intégrer aux autres, mais c'est tellement bien fait qu'on croit qu'ils sont tous d'un seul tenant. De plus, chaque carré est cerclé de très fines lamelles de métal qui cachent les arrêts de fils et contribuent au maintien de l'œuvre.
Une troisième œuvre consiste en un immense tableau moderne sous forme de vagues de diverses couleurs, formant comme des fleurs et feuilles. La broderie se terminant par de nombreux fils qui forment comme une fourrure. Tout est travaillé par des petits morceaux d’une dizaine de centimètres, qui doivent s’assembler avec précision pour former un ensemble parfait. Je dois dire qu’il leur faut aussi un sacré coup d’œil, car j’étais incapable de trouver l’endroit où l’échantillon qu’on m’a montré se plaçait sur le plan ! Une idée de ce que j’appelle « fourrure», mais sur le tableau, ils sont plus longs, et les morceaux ne sont pas unis, ce sont des fondus de plusieurs couleurs :
Bref, je n’ai pas de mots pour expliquer le perfectionnisme de ces artistes pour réaliser de telles prouesses. Vous aurez donc bien compris pourquoi on ne peut pas faire de photos, puisque tout est à l’état de réalisation, et tant qu’une œuvre n’est pas terminée et exposée, elle ne peut être divulguée. J’espère tout de même que vous aurez compris mes explications…
Le conservatoire exécute aussi des commandes particulières pour l’Elysée, comme dernièrement, une commande de rideaux. Nos impôts servent à quelque chose… Attention, si vous voulez visiter l'endroit, sachez qu'il n'est pas ouvert tous les jour, cependant, la visite est gratuite.
Il reste un endroit dédié à la dentelle, au Puy en Velay. C’est le Centre d’Enseignement de la Dentelle Aux Fuseaux. Je suis passée devant, mais je n’ai pas pu y entrer, c’était fermé.
Créé en 1974, le Centre d'Enseignement de la Dentelle au Fuseau poursuit deux missions essentielles : le maintien de la tradition et de la pratique par l'enseignement et la sauvegarde du patrimoine dentellier. Déjà attestée en Velay au XVIème siècle, la production de dentelle périclita quelques temps au XVIIème siècle, suite à un arrêt du Parlement de Toulouse l'interdisant. Le jésuite Jean-François Régis ayant contribué à son rétablissement, il fut consacré saint patron des dentellières.
Au fil des années, le centre a acquis un rayonnement international et ses cours par correspondance, suivis dans le monde entier, en font une référence en matière de formation.
Des salles d'exposition permettent de découvrir chaque année une exposition à thèmes
Des milliers de stagiaires du monde entier sont venus ces vingt dernières années se former au Puy-en-Velay.
Aujourd’hui, la dentelle du Puy en Velay est répertoriée au patrimoine culturel immatériel français, tout comme celle de Calais ou d’Alençon.
Si un jour vous passez par là et avez envie de visiter ces deux endroits, je vous les ai indiqués sur la carte ci-dessous :
C’est ici que je clos le chapitre dentelle de mon séjour. J’ai conscience que j’ai été très explicative pour ce billet, mais sans photos, il m’était difficile de vous faire comprendre ce que j’ai vu… Merci donc aux personnes qui auront eu la patience de me lire jusqu’au bout.
Dernièrement, en me rendant chez Cultura, je suis tombée sur des cercles qui m'ont inspirée.
Ma soeur aime les attrape rêves. Elle s'en était fait un, mais sa petite-fille se l'est accaparé...
Alors, n'ayant pas trouvé mon bonheur dans les magasins de tissus, j'ai cherché dans mon coffre à trésors, et j'ai trouvé ce qu'il me fallait. Des mètres de dentelle plus loin (j'ai entouré tous les cercles), l'ajout de perles, de plumes, l'objet était né.
Mine de rien, cela m'a pris près de huit heures pour arriver à ce résultat final, mais ma soeur le vaut bien.
Ce fut un de ses cadeaux pour son anniversaire, début octobre.
Ce qu'il y a de bien dans la décoration, c'est que rien n'est figé, qu'on peut toujours tout modifier.
Ma sœur m'a donné, il y a de nombreuses années, deux tables de nuit qui avaient bien vécu.
Dans mon ancienne maison, je les avais mises dans ma chambre, après les avoir repeintes en béton ciré gris avec une bande de peinture métallique rose, pour les assortir à mes murs.
Par la suite, j'avais fait des dessus en tissu, à partir de napperons anciens (qui sont maintenant sur les tables de nuit de la chambre d'amis), les trouvant finalement trop modernes.
Puis, le chéri de ma fille m'en avait donné des anciennes que j'avais relookées en rose, avec des transferts. Cela s'accommodait mieux avec mon style.
Cependant, elles n'étaient pas très pratiques, car un peu trop hautes, quand, dans la nuit, on voulait voir l'heure qu'il est. Il falait se relever à presque s'assoir dans le lit. Comme cela m'arrive très souvent, je n'étais pas ravie.
Du coup, j'ai récupéré les anciennes qui avaient séjourné dans le garage de mon ancienne maison, et comme tout ce qui était à cet endroit, elles étaient tachées. Pas grave, je ne comptais pas garder la couleur. En prime, je n'aimais pas les boutons de tiroirs qui ne cessaient de se décoller.
Je suis partie sur une couleur violette et j'ai mis des poignées coques.
Une transformation toute simple. Cependant, j'ai quand même cherché dans mes tissus ce que je pourrais mettre dessus, et là, je suis tombée sur les deux morceaux de jupons que Mireille m'avait offerts. Je n'ai même pas eu besoin de les retoucher, la taille était parfaite ! Je trouve d'ailleurs que ce violet et ce blanc s'assemblent à la perfection.
Du coup, non seulement je vois l'heure sans me relever, mais j'ai aussi plus de place pour mettre mes livres et petites bricoles de filles dans les grands tiroirs.
En prime, j'ai de magnifiques papillons pour m'emmener au pays des rêves ! Que demander de plus ?
Les voilà reparties pour quelques temps, avant, peut-être un autre relooking, dans quelques années. Qui sait ?
Alors que j'avais ma peinture effet béton de sortie, j'en ai profité pour relooker deux pots de yaourts en verre. Il est rare que j'en mange, mais j'ai craqué sur les myrtilles qu'ils contenaient... Et comme les contenants étaient sympathiques, je les ai customisés afin d'en faire des petits vases.
Ici, j'ai juste collé des fleurs en tissu (décos pour mariages), et l'effet me convient tout à fait.
Cela me fait deux petits vases de "luxe" (Deluxe)...
Comme quoi, il ne faut pas grand-chose pour créer.
Mettre un peu de magie de Noël avec de nouvelles décos maison.
En premier, une vieille canne ardéchoise
Devenue une canne à sucre.
Une baisse (hotte de transport ardéchoise)
Peinte en blanc pour jouer la hotte du Père Noël
La cheminée réalisée cette année qui trouve sa place dans cette décoration de saison.
Ajouter sur le manteau quelques objets réalisés ou achetés l'an dernier et cette année. Ne pas oublier la chaussette et le feu.
Mettre l'arbre à gnomes derrière le meuble télévision, avec des branches lumineuses au milieu, pour dégager la table de la salle à manger.
Au-dessus de la fausse cheminée, placer sur le miroir, les petites maisons de Noël de l'année précédente, et sur l'autre miroir, les décorations achetées l'an dernier.
Ne pas oublier de placer les gnomes et gnomettes réalisés cette année.
La déco est en place. Toute simple et concentrée dans la partie jour.
Je l'avoue, j'ai pris goût au Mont d'Or. Un régal pour les papilles.
Et comme je n'aime pas jeter, j'ai aussi pris goût à relooker les boîtes, une fois le fromage fini.
Après un long nettoyage et un séchage de plusieurs jours au soleil, l'odeur finit par partir. Je peints aussi la boîte pour éviter une éventuelle remontée de graisse. Et puis, je la relooke.
C'est la quatrième que je fais. Du satin rose pour la boîte, du blanc pour le couvercle. Puis, j'ai réalisé une fleur blanche, avec des feuilles assorties à la boîte, pour la poser dessus, quelques rubans d'organza, et le tour est joué.
Une nouvelle petite boîte qui sera sans doute offerte, un jour.
Je me suis amusée à la réaliser, tout en faisant une fleur de tissu avec une nouvelle méthode. J'aime bien innover.
Qui dit Noël, dit cadeaux. Les miens étaient tout simples, juste du papier rouge et une étiquette.
Cette année, il m'est venu une idée. Faire des sacs de Noël pour mettre les paquets dedans. Dans l'espoir que l'an prochain ils servent à nouveau, pas forcément pour ceux qui les auront reçus cette année, une sorte de sacs voyageurs, dans l'esprit de partage. Si l'idée plait à ma famille, j'en ferai d'autres chaque année. Qui sait où ils finiront par attérir ?
Bien entendu, j'ai choisi du tissu de Noël avec sapins, rênes, manalas, cadeaux, etc. Je les ai doublés de satin bordeau. Chaque sac a la forme qui convient aux cadeaux qu'il contient.
Ils sont tous finalisés par des gnomes pommes de pin, accrochés avec des rubans de satin rouge.
J'en ai fait des grands, des petits, des pochettes pour recevoir de l'argent ou des chèques.
Vous en pensez-vous de cette idée de sacs cadeaux à partager ?
Cette année, j'ai aussi fait germer le blé de la Sainte Barbe. J'en ai mis dans trois verres, puis j'ai piqué dedans mes gnomes pommes de pin, avant de mettre un joli papier transparent et un gros noeud rouge. Cela a fait trois petits cadeaux à offrir pour porter prospérité à trois personnes.
Ces petites attentions ont été pour moi l'opportunité de faire plaisir à mes proches, en toute simplicité, et peut-être de vous donner des idées pour l'année prochaine, qui sait ?
Le quatorze mai, c'était l'anniversaire de Babeth. Pour elle, j'ai réalisé trois petites pochettes qu'on peut glisser dans son sac ou dans sa valise.
J'ai choisi un tissu discret, blanc avec des petits triangles de ci, de là, de la doublure satin et j'ai posé des napperons et de la broderie anglaise sur chaque pochette.
La plus grande :
Une plus petite :
Et la troisième :
Les trois ensembles :
Un petit cadeau qu'elle a reçu bien après son anniversaire, puisqu'elle était alors chez sa fille, attendant la naissance du bébé de cette dernière.