Jusqu'à Aiguilhe (1)

 

Nous allons quitter un moment Le Puy en Velay, pour rejoindre le village d'Aiguilhe qui appartient à l'arrondissement de Le Puy-en-Velay et au canton de Le Puy-en-Velay-Nord. En fait, les deux communes se touchent. On sort de l’une pour entrer dans l’autre.

 

Jusqu'à Aiguilhe (2)

 

Pour cela, je suis passée devant la chapelle des Pénitents (XVIème – XVIIème siècles). Les pénitents blancs du Puy en Velay formaient une confrérie laïque, vouée au culte marial, depuis sa fondation en 187. Ils aménagèrent leur chapelle dans l’ancien hôtel particulier d’Allègre dès 1586. A la Révolution, elle est sauvée par les bouchers du Puy. Derrière sa porte (fin XVIème), encadrée par d’élégantes colonnes roses, la chapelle abrite des nombreuses peintures qui en font un véritable musée d’art local. Des scènes de la vie de la Vierge côtoient les emblèmes royaux sur un plafond à caissons aménagé vers 1600. Cet original lieu de culte s’animait chaque Jeudi Saint, à la lueur des lanternes, où les pénitents suivis des fidèles, parcouraient les ruelles du Puy en procession, puis se rassemblent dans leur chapelle pour y célébrer une cérémonie traditionnelle.

 

Jusqu'à Aiguilhe (3)

 

Les rues sont pavées et finissent par faire mal aux pieds au bout d’un moment.

 

Jusqu'à Aiguilhe (4)

 

Je suis passée devant les vestiges de la Tour Saint-Mayol, qui au XIème siècle complétait le bâtiment des mâchicoulis dans le système défensif du quartier cathédral. De base carrée et haute de quatre étages placés en retrait les uns par rapport aux autres, ses ouvertures étaient situées à la base de la toiture. Du côté du cloître, une galerie permettait la circulation entre les deux bâtiments. Cette tour devait son nom à « l’Université Saint-Mayol » (école de clercs) située à proximité et qui jouissait d’une grande notoriété. Détruite en 1848, seuls ses deux premiers étages sont encore existants, mais de nombreuses gravures des XVIIème et XIXème siècles en perpétuent le souvenir..

 

Jusqu'à Aiguilhe (5)

 

Mes pas m’ont ensuite portée vers l’Hôtel du Département, issu de la réhabilitation et extension de l’hôpital général du Puy-en-Velay, datant du 15ème siècle, pour accueillir le Conseil Général de Haute-Loire.

 

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Jusqu'à Aiguilhe (7)

 

Installé au pied du Rocher Corneille, l’Hôpital Général du Puy-en-Velay, est construit en 1677 sur ordre royal. Il est composé de six bâtiments regroupés autour d’une cour d’honneur. Celui-ci constitue une partie importante du site remarquable de la vieille ville du Puy-en-Velay.

En 1992, la ville du Puy et le Conseil Général de Haute-Loire se sont associés pour lancer deux concours avec pour objectif de sauver la ville haute du Puy-en-Velay en y ramenant une population et des activités professionnelles en complément des activités touristiques et culturelles. Outre le Conseil général, le site accueille maintenant le comité d’Expansion économique, le Comité départemental du tourisme et le Conseil d’architecture, d’urbanisme et d’environnement. La toiture de l’ancien hôpital est surélevée par un couronnement qui permet la création de volumes intérieurs bénéficiant d’un éclairage optimal.

Le nouveau bâtiment est pensé comme le prolongement contemporain du bâtiment existant et des constructions de la vieille ville. Cette greffe contemporaine allie modernité et intégration dans un environnement complexe et chargé d’histoire. Modernité, pour répondre aux exigences techniques et polyvalentes d’un grand équipement public, intégration, pour son respect de l’environnement urbain, utilisation de matériaux locaux et respect d’un site remarquable inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.

 

Jusqu'à Aiguilhe (8)

 

Poursuivant par la Rue Grasmanent, je suis arrivée à l’Hôtel Dieu, relié à l’Hôpital Général par un porche gothique du XVème siècle, dont la voûte d’ogives à clé pendante est précédée d’une construction à pans de bois datant de 1678. Les chroniqueurs du XVIème siècle désignent comme fondateurs légendaires de l’Hôtel Dieu, au VIème siècle, les époux Grasmanent. Ceux-ci auraient tenu une auberge, le logis à la tête de bœuf, évoqué à gauche par une sculpture placée au-dessus d’un portail néo-roman. A droite, un portail roman du XIIème siècle donnait accès, au Moyen-Age, à la salle des malades.

 

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Jusqu'à Aiguilhe (11)

 

Me voici alors devant l’Hôtel Dieu.

 

Jusqu'à Aiguilhe (12)

 

Bâtiment séculaire, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, ayant connu de nombreuses vocations au fil de son histoire, l’Hôtel-Dieu du Puy-en-Velay s’affirme aujourd’hui comme un lieu majeur d’expositions et de séminaires.

Construit à la fin du XIe siècle, l’Hôtel-Dieu (appelé Notre-Dame-des-Pauvres) est à ses débuts un lieu de charité puis devient un hôpital à partir du XIVe siècle. Après la Révolution française, le lieu est associé à l’Hôpital Général sous l’appellation « Les Hospices du Puy ». Des actes de chirurgie seront pratiqués jusque dans les années 1930 alors que la construction de l’hôpital Emile Roux débute. A partir des années 1980, le bâtiment est en déshérence. Ce n’est qu’au début des années 2000 que le bâtiment est classé conjointement avec la cathédrale au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle et que plusieurs projets commencent à voir le jour pour le réhabiliter.

 Aujourd’hui, le lieu accueille des expositions temporaires, des ateliers patrimoines, un café restaurant, un centre de congrès et un musée interactif donnant des clés de compréhension sur les patrimoines du territoire. L’Hôtel-Dieu est également un lieu propice aux séminaires. Il dispose d’un auditorium de 150 places équipé de la visioconférence et de la traduction simultanée ainsi que des salles de réunions. Des salons, cocktails, dîners de gala réunissant jusqu’à 300 personnes peuvent aussi être organisés. L’Hôtel-Dieu met également à disposition des organisateurs son restaurant « La Cour de Plaisance » situé dans les anciens bains.

On l’appelle aussi l’Hôtel des Lumières. Il se transforme pour partie en centre d’art numérique. Les deux grandes salles d’expositions proposent deux spectacles d’immersion ; l’un faisant voyager jusqu’au cœur de la terre, le second invitant à suivre les lumières impressionnistes, avec les plus grands peintres de ce courant. Des fresques murales animées entrainant les visiteurs dans un voyage céleste. Les croisées d’ogives, les voûtes sont animées et offrent des perspectives de lumières inédites. L’Hôtel des Lumières dévoile trois scénographies immersives grâce aux toutes dernières technologies de projection et aux sons designs.

 Je n’y suis pas rentrée, par manque de temps, mais aussi parce que de dehors, c’était déjà très bruyant.

 

Jusqu'à Aiguilhe (13)

 

J’ai donc poursuivi ma route, passant devant la chapelle Saint-Alexis, édifice du XVIIIème siècle, inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques, où est présenté un spectacle « Terre de Géants », qui propose d’embarquer à bord de l’aéronef pour vivre une expérience immersive et interactive aux côtés d’Alice et Alec le Géant.

 

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Au gré des rues et de divers bâtiments, je me suis dirigée vers ma destination.

 

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Sur ma route, je suis tombée sur la Chapelle Saint-Clair du XIIème siècle. Plus couramment nommée "Temple de Diane", la chapelle saint-Clair appartenait à l'hôpital des pauvres Saint-Nicolas d'Aiguilhe, qui prit la suite de l’abbaye de Séguret pour accueillir les pèlerins sans ressources. Edifiée à la fin du XIIème siècle, elle est dédiée au temple de Diane, en raison d’un linteau ornementé d’une représentation des phases de la lune qui sont les attributs astronomiques de la déesse Diane. De Dimensions modestes, la chapelle Saint Clair épouse un plan octogonal. A l’extérieur, ses murs ornés d’arcs plulobés adoptent la polychromie de l’arkose claire associée à la brèche volcanique sombre. A l’intérieur, la nef en rotonde est couverte d’une coupole et est aussi flanquée d’une petite abside semi-circulaire. Les chapiteaux romans sont sculptés de masques, de palmette et de petits personnages. La chapelle a été dégagée et restaurée au début du XXème siècle.

 

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Derrière la chapelle se trouve la cour du Temps le, « Le Carré Magique ».

 

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Sur les murs entourant l’édifice, de nombreuses gravures anciennes du Mont Aiguilhe.

 

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Il me reste encore quelques pas à faire, et je serai à destination.

Je vous attends donc au prochain billet, pour la suite de la balade.

 

Bises !

 

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