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24 septembre 2021

Rocher et Chapelle Saint Michel d'Aiguilhe

Rocher & chapelle St Michel d'Aiguilhe (1)

 

Il y au moins deux millions d’années, le bassin du Puy était un immense lac. Les éruptions volcaniques sous-lacustres ont façonné ce paysage.

La lave a rencontré de grandes quantités d’eau en arrivant à la surface. De nombreuses explosions, peu violentes, ont fragmenté la lave pulvérisée qui est retombée aussitôt dans l’eau. Les débris se sont agglomérés en couches multiples et se sont soudés puis transformés en un matériau brun clair. Ainsi est né le tuf volcanique.

Des panneaux entiers de roche retombaient à chaque explosion dans la cheminée. Le Rocher est ainsi constitué de grandes dalles proches de la verticale qui témoignent du fragile entassement dans la cheminée profonde.

L’érosion du tuf volcanique n’a laissé en place que la racine profonde de l’ancienne cheminée. Aujourd’hui, les géologues qualifient ce Rocher de neck, et de dyke l’ancienne fissure remplie de basalte.

 Le rocher d’Aiguilhe, appelé "cheminée de volcan", tire son nom de la forme effilée de son profil. Sa hauteur est de quatre-vingt-deux mètres.

 

Rocher & chapelle St Michel d'Aiguilhe (2)

 

L’origine de la construction de la Chapelle Saint-Michel d’Aiguilhe

 En 950 - 951, Gothescalk, évêque du Puy, prend la tête du premier pèlerinage français à Saint-Jacques de Compostelle. A son retour, à la demande de Truannus, le doyen de l’église du Puy, il fit ériger une chapelle dédiée à Saint-Michel sur le rocher volcanique d’Aiguilhe. Elle est terminée en 962 et inaugurée le 18 juillet. Son fin clocher, en forme de minaret, semble prolonger le doigt rocheux. On y accède par un escalier de deux-cent-soixante-huit marches.

 Parmi les pièces du trésor, découvert en 1955 au moment de la restauration de l’autel, un magnifique Christ reliquaire qui semble être l’œuvre d’une école espagnole du Xème siècle, et un coffret en ivoire byzantin du XIIIème siècle.

 Saint Michel, qui terrasse le dragon, affectionne les lieux élevés. C’est le cas de ce pittoresque piton volcanique, anciennement dédié à Mercure. Comme en bien des lieux, l’archange est associé à la Vierge : il fait face à Notre-Dame-du-Puy, édifiée sur un mont qui était consacré à la déesse celtique Ana, tandis que la statue Notre-Dame-de-France domine symboliquement un ancien Roc du Jayant (autrement dit : du géant).

 Entrons pour la visite :

 

Rocher & chapelle St Michel d'Aiguilhe (3)

Rocher & chapelle St Michel d'Aiguilhe (4)

 

L’extension de l’espace d’accueil offre une nouvelle expérience de visite. Outre le fait de rendre le site accessible aux personnes empêchées, la scénographie permet une lecture détaillée et approfondie de l’œuvre par la mise en place d’une visite virtuelle de la Chapelle Saint- Michel. Il suffit de prendre la manette pour se transporter :

 

Rocher & chapelle St Michel d'Aiguilhe (6)

 

En plus de la visite immersive qui permet au visiteur de se déplacer virtuellement, des maquettes, des films et outils d’interprétation présentent la formation du Rocher, le culte à saint Michel, l’architecture et les fresques de la Chapelle Saint-Michel d’Aiguilhe.

Sur un écran de 8 mètres par 4, les images projetées à 360° offrent une autre forme de visite aux personnes fatiguées ou à mobilité réduite. Cet équipement interactif et immersif, unique en Haute-Loire, permet de se déplacer virtuellement à l’extérieur et à l’intérieur de la Chapelle.

 On arrive ensuite à l’accueil/boutique. Le ticket en main, on passe par la cour où on ferrait les bœufs, pour arriver dans une salle où des maquettes nous expliquent la naissance du rocher.

 

Rocher & chapelle St Michel d'Aiguilhe (7)

 

La formation du Rocher de 2 millions d’années à aujourd’hui, dans un lac jusqu’à sa forme actuelle, est ici présentée en dessins animés. Cette partie dispose de 5 maquettes à des périodes différentes et d’une animation interactive pour comprendre cette curiosité géologique.

 

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Rocher & chapelle St Michel d'Aiguilhe (9)

Rocher & chapelle St Michel d'Aiguilhe (10)

 Rocher & chapelle St Michel d'Aiguilhe (11)

 

Sur la dernière image, ci-dessus, il suffit d'actionner la roue pour faire naître le volcan qui a créé le Rocher Saint-Michel.

Il est temps de sortir et de commencer l’ascension vers la chapelle. A peine quelques marches gravies, on arrive au jardin du Chamoine Martin/Musée des Anges/Oratoire Saint-Gabriel.

 

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Rocher & chapelle St Michel d'Aiguilhe (13)

Rocher & chapelle St Michel d'Aiguilhe (14)

Rocher & chapelle St Michel d'Aiguilhe (15)

 

Je ne m’y suis pas attardée, il était déjà plus de treize heures, il me restait à monter, il faisait très chaud et je commençais à avoir faim…Allez, vous me suivez ? Je vous montre, avec une image du Net, ce qui m’attendait…

 

Rocher & chapelle St Michel d'Aiguilhe (5)

Rocher & chapelle St Michel d'Aiguilhe (16)

 

Gravissant les deux-cent-trente-huit marches, je pouvais admirer la vue, au fur et à mesure de mon avancée. Je ne vous cache pas ma peine, par plus de trente degrés, sachant que plus on monte, plus les marches sont hautes.

 

Rocher & chapelle St Michel d'Aiguilhe (17)

Rocher & chapelle St Michel d'Aiguilhe (18)

 

Me voici finalement arrivée à la chapelle. Un chemin de ronde la contourne, d’où l’on domine, à l’Est, le vieux pont qui enjambe la Borne. J’en ai fait le tour, profitant de l’air appréciable à cette hauteur.

 

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Rocher & chapelle St Michel d'Aiguilhe (20)

Rocher & chapelle St Michel d'Aiguilhe (21)

Rocher & chapelle St Michel d'Aiguilhe (22)

 

 

La construction actuelle, de la fin du XIème siècle, est d’inspiration orientale avec son portail trilobé (en forme de trèfle), son gracieux décor d’arabesques, ses mosaïques de pierres noires, grise, blanches. A l’intérieur, le plan, très irrégulier, épouse les contours du rocher.

 

 

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Rocher & chapelle St Michel d'Aiguilhe (24)

Rocher & chapelle St Michel d'Aiguilhe (25)

 

La complexité du système de voûtes témoigne l’art avec lequel les architectes ont su tirer parti du terrain. Les colonnettes, qui dessinent comme un déambulatoire autour d’une courte nef, sont surmontées de chapiteaux sculptés. La voûte de la petite abside (partie derrière le chœur) est décorée de peintures murales du Xème siècle. A droite, une vitrine abrite des objets d’art trouvés sous l’autel en 1955.

 

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Rocher & chapelle St Michel d'Aiguilhe (27)

 

Livre d’images du temps jadis, le décor des piliers et des voûtes parle de nature et de féérie, des chevaux et de personnages. La Vierge Marie s’efface pour laisser l’ultime hommage au Roi de la terre et du ciel en majesté.

 

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Rocher & chapelle St Michel d'Aiguilhe (31)

 

Il est temps pour moi de redescendre, tout en admirant la vue.

 

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Rocher & chapelle St Michel d'Aiguilhe (34)

 

Arrivée en bas, j’étais rouge comme une pivoine, de par l’effort et aussi tellement il faisait chaud. Mais cela en valait la peine. La silhouette du Rocher d’Aiguilhe et de sa chapelle millénaire surprend celui qui la découvre. Martellange, Meunier, Fragonard et bien d’autres peintres l’ont immortalisée sur leurs toiles. Aujourd’hui, ce sont les photographes qui ont pris le relai.

 Un dernier regard à la scénographie en cours, avant de sortir.

 

Rocher & chapelle St Michel d'Aiguilhe (35)

 

Dehrs, les pavés me rappellent que nous sommes sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle.

 

Rocher & chapelle St Michel d'Aiguilhe (36)

 

Je terminerai le sujet en vous disant qu’à la tombée de la nuit, le Rocher Saint-Michel, quatrième monument préféré des français, s’illumine. Il appartient au réseau des monuments « Puy de Lumières », un mapping vidéo. Je n’ai pas eu l’occasion de le voir, mais les images du Net parlent d’elles-mêmes…

 

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Un dernier coup d’œil au rocher, avant de rejoindre ma voiture.

 

Rocher & chapelle St Michel d'Aiguilhe (38)

 

Après un repas frugal, il me restait un endroit à voir. Je vous en parlerai la prochaine fois.

 

En attendant, je vous embrasse bien fort.

 

 

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Rocher & chapelle St Michel d'Aiguilhe (40)

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22 septembre 2021

Jusqu’à Aiguilhe

Jusqu'à Aiguilhe (1)

 

Nous allons quitter un moment Le Puy en Velay, pour rejoindre le village d'Aiguilhe qui appartient à l'arrondissement de Le Puy-en-Velay et au canton de Le Puy-en-Velay-Nord. En fait, les deux communes se touchent. On sort de l’une pour entrer dans l’autre.

 

Jusqu'à Aiguilhe (2)

 

Pour cela, je suis passée devant la chapelle des Pénitents (XVIème – XVIIème siècles). Les pénitents blancs du Puy en Velay formaient une confrérie laïque, vouée au culte marial, depuis sa fondation en 187. Ils aménagèrent leur chapelle dans l’ancien hôtel particulier d’Allègre dès 1586. A la Révolution, elle est sauvée par les bouchers du Puy. Derrière sa porte (fin XVIème), encadrée par d’élégantes colonnes roses, la chapelle abrite des nombreuses peintures qui en font un véritable musée d’art local. Des scènes de la vie de la Vierge côtoient les emblèmes royaux sur un plafond à caissons aménagé vers 1600. Cet original lieu de culte s’animait chaque Jeudi Saint, à la lueur des lanternes, où les pénitents suivis des fidèles, parcouraient les ruelles du Puy en procession, puis se rassemblent dans leur chapelle pour y célébrer une cérémonie traditionnelle.

 

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Les rues sont pavées et finissent par faire mal aux pieds au bout d’un moment.

 

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Je suis passée devant les vestiges de la Tour Saint-Mayol, qui au XIème siècle complétait le bâtiment des mâchicoulis dans le système défensif du quartier cathédral. De base carrée et haute de quatre étages placés en retrait les uns par rapport aux autres, ses ouvertures étaient situées à la base de la toiture. Du côté du cloître, une galerie permettait la circulation entre les deux bâtiments. Cette tour devait son nom à « l’Université Saint-Mayol » (école de clercs) située à proximité et qui jouissait d’une grande notoriété. Détruite en 1848, seuls ses deux premiers étages sont encore existants, mais de nombreuses gravures des XVIIème et XIXème siècles en perpétuent le souvenir..

 

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Mes pas m’ont ensuite portée vers l’Hôtel du Département, issu de la réhabilitation et extension de l’hôpital général du Puy-en-Velay, datant du 15ème siècle, pour accueillir le Conseil Général de Haute-Loire.

 

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Jusqu'à Aiguilhe (7)

 

Installé au pied du Rocher Corneille, l’Hôpital Général du Puy-en-Velay, est construit en 1677 sur ordre royal. Il est composé de six bâtiments regroupés autour d’une cour d’honneur. Celui-ci constitue une partie importante du site remarquable de la vieille ville du Puy-en-Velay.

En 1992, la ville du Puy et le Conseil Général de Haute-Loire se sont associés pour lancer deux concours avec pour objectif de sauver la ville haute du Puy-en-Velay en y ramenant une population et des activités professionnelles en complément des activités touristiques et culturelles. Outre le Conseil général, le site accueille maintenant le comité d’Expansion économique, le Comité départemental du tourisme et le Conseil d’architecture, d’urbanisme et d’environnement. La toiture de l’ancien hôpital est surélevée par un couronnement qui permet la création de volumes intérieurs bénéficiant d’un éclairage optimal.

Le nouveau bâtiment est pensé comme le prolongement contemporain du bâtiment existant et des constructions de la vieille ville. Cette greffe contemporaine allie modernité et intégration dans un environnement complexe et chargé d’histoire. Modernité, pour répondre aux exigences techniques et polyvalentes d’un grand équipement public, intégration, pour son respect de l’environnement urbain, utilisation de matériaux locaux et respect d’un site remarquable inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.

 

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Poursuivant par la Rue Grasmanent, je suis arrivée à l’Hôtel Dieu, relié à l’Hôpital Général par un porche gothique du XVème siècle, dont la voûte d’ogives à clé pendante est précédée d’une construction à pans de bois datant de 1678. Les chroniqueurs du XVIème siècle désignent comme fondateurs légendaires de l’Hôtel Dieu, au VIème siècle, les époux Grasmanent. Ceux-ci auraient tenu une auberge, le logis à la tête de bœuf, évoqué à gauche par une sculpture placée au-dessus d’un portail néo-roman. A droite, un portail roman du XIIème siècle donnait accès, au Moyen-Age, à la salle des malades.

 

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Jusqu'à Aiguilhe (11)

 

Me voici alors devant l’Hôtel Dieu.

 

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Bâtiment séculaire, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, ayant connu de nombreuses vocations au fil de son histoire, l’Hôtel-Dieu du Puy-en-Velay s’affirme aujourd’hui comme un lieu majeur d’expositions et de séminaires.

Construit à la fin du XIe siècle, l’Hôtel-Dieu (appelé Notre-Dame-des-Pauvres) est à ses débuts un lieu de charité puis devient un hôpital à partir du XIVe siècle. Après la Révolution française, le lieu est associé à l’Hôpital Général sous l’appellation « Les Hospices du Puy ». Des actes de chirurgie seront pratiqués jusque dans les années 1930 alors que la construction de l’hôpital Emile Roux débute. A partir des années 1980, le bâtiment est en déshérence. Ce n’est qu’au début des années 2000 que le bâtiment est classé conjointement avec la cathédrale au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle et que plusieurs projets commencent à voir le jour pour le réhabiliter.

 Aujourd’hui, le lieu accueille des expositions temporaires, des ateliers patrimoines, un café restaurant, un centre de congrès et un musée interactif donnant des clés de compréhension sur les patrimoines du territoire. L’Hôtel-Dieu est également un lieu propice aux séminaires. Il dispose d’un auditorium de 150 places équipé de la visioconférence et de la traduction simultanée ainsi que des salles de réunions. Des salons, cocktails, dîners de gala réunissant jusqu’à 300 personnes peuvent aussi être organisés. L’Hôtel-Dieu met également à disposition des organisateurs son restaurant « La Cour de Plaisance » situé dans les anciens bains.

On l’appelle aussi l’Hôtel des Lumières. Il se transforme pour partie en centre d’art numérique. Les deux grandes salles d’expositions proposent deux spectacles d’immersion ; l’un faisant voyager jusqu’au cœur de la terre, le second invitant à suivre les lumières impressionnistes, avec les plus grands peintres de ce courant. Des fresques murales animées entrainant les visiteurs dans un voyage céleste. Les croisées d’ogives, les voûtes sont animées et offrent des perspectives de lumières inédites. L’Hôtel des Lumières dévoile trois scénographies immersives grâce aux toutes dernières technologies de projection et aux sons designs.

 Je n’y suis pas rentrée, par manque de temps, mais aussi parce que de dehors, c’était déjà très bruyant.

 

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J’ai donc poursuivi ma route, passant devant la chapelle Saint-Alexis, édifice du XVIIIème siècle, inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques, où est présenté un spectacle « Terre de Géants », qui propose d’embarquer à bord de l’aéronef pour vivre une expérience immersive et interactive aux côtés d’Alice et Alec le Géant.

 

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Au gré des rues et de divers bâtiments, je me suis dirigée vers ma destination.

 

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Sur ma route, je suis tombée sur la Chapelle Saint-Clair du XIIème siècle. Plus couramment nommée "Temple de Diane", la chapelle saint-Clair appartenait à l'hôpital des pauvres Saint-Nicolas d'Aiguilhe, qui prit la suite de l’abbaye de Séguret pour accueillir les pèlerins sans ressources. Edifiée à la fin du XIIème siècle, elle est dédiée au temple de Diane, en raison d’un linteau ornementé d’une représentation des phases de la lune qui sont les attributs astronomiques de la déesse Diane. De Dimensions modestes, la chapelle Saint Clair épouse un plan octogonal. A l’extérieur, ses murs ornés d’arcs plulobés adoptent la polychromie de l’arkose claire associée à la brèche volcanique sombre. A l’intérieur, la nef en rotonde est couverte d’une coupole et est aussi flanquée d’une petite abside semi-circulaire. Les chapiteaux romans sont sculptés de masques, de palmette et de petits personnages. La chapelle a été dégagée et restaurée au début du XXème siècle.

 

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Derrière la chapelle se trouve la cour du Temps le, « Le Carré Magique ».

 

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Jusqu'à Aiguilhe (24)

 

Sur les murs entourant l’édifice, de nombreuses gravures anciennes du Mont Aiguilhe.

 

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Jusqu'à Aiguilhe (27)

 

Il me reste encore quelques pas à faire, et je serai à destination.

Je vous attends donc au prochain billet, pour la suite de la balade.

 

Bises !

 

Jusqu'à Aiguilhe (28)

 

Jusqu'à Aiguilhe (29)

19 septembre 2021

La Statue de Notre Dame de France

Notre Dame de France (1)

 

Nouvelle étape dans ma visite du Puy en Velay, la statue de Notre Dame de France.

 

Notre Dame de France (2)

 

Dressée au-dessus des toits de la ville, cette statue offre, aux pieds du visiteur, un point de vue exceptionnel sur le quartier cathédral et tous les trésors architecturaux de la ville.

 

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La statue Notre Dame de France veille sur la ville du Puy en Velay, en Haute-Loire.

Edifiée grâce à la fonte de 213 canons pris aux Russes lors du siège de la ville de Sébastopol, la statue a été inaugurée en 1860. Œuvre du sculpteur Jean Marie Bonnassieux,  elle offre un très joli panorama sur la ville et son environnement. Elle mesure 22,70 m de haut et pèse 835 tonnes, dont 110 tonnes de fer, 680 tonnes de piédestal et 45 tonnes de revêtement en fer. Notre-Dame de France a été édifiée sur le point culminant de la ville : Le Rocher Corneille d'origine volcanique à 757 mètres d'altitude. Ce piton volcanique, vestige du cratère d’un gigantesque volcan, abritait au Moyen-Age, une forteresse militaire et servait de carrière aux monuments de la ville. Au XIXème siècle il fut choisi pour ériger la statue de Notre Dame de France, qui symbolise la victoire du Bien sur le Mal.

 

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L’originalité de la statue monumentale réside dans le positionnement de l’enfant. Inhabituel dans l’art statuaire, la Vierge porte l’Enfant sur le bras droit afin qu’il bénisse la ville sans cacher le visage de sa mère.

Entièrement restaurée en 2013, la Vierge a acquis de nouvelles couleurs et accueille les visiteurs jusque dans sa couronne après la montée de 262 marches. Eh oui, je vous l'ai dit, on en monte des marches dans cette ville... Tout en empruntant le chemin de croix, on commence à dominer la ville. La pente est rude lorsqu'il fait chaud, comme le jour où j'y étais. Heureusement, il y a des fontaines tout au long de la montée.

 

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Me voilà arrivée au pied de la statue représentant la Vierge Marie dont la tête est couronnée d’étoiles. Elle tient debout, avec dans ses bras l’enfant jésus, sur un globe terrestre dont on ne voit que la moitié. Son pied écrase un serpent. L’enfant jésus bénit la ville avec son bras droit. Elle est vraiment imposante !

 

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Plus petite, la statue de Monseigneur de Morlhon, grâce à qui la statue a pu être réalisée, lui fait face.

 

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La chevelure de la Vierge mesure sept mètres de long, son avant-bras trois mètres soixante-quinze, son pied gauche, un mètre quatre-vingt-douze, il écrase un serpent de dix-sept mètres. Le bras droit de l'enfant Jésus pèse six-cents kilogrammes, sa tête, mille-cent tonnes ! La couronne étoilée de la Vierge mesure six mètres et comporte douze étoiles. Dès l'origine, elle était pourvue d'une dorure à la feuille d'or. Les autres décors pourvus d'une dorure se situent sur le piédestal. Il s'agit des blasons armoriés en bas relief, et de toutes les inscriptions en bas-relief, ornant les faces, qui étaient à l'origine entièrement dorés. Les dorures ont été restaurées en 2012.

 

ob_227544_v53-horzNotre Dame de France (15)

 

La structure est autoporteuse et se compose d’un puzzle d’une centaine d’éléments fixés entre eux par des boulons. A l’intérieur un escalier de 33 marches en pierre permet d’accéder à l’intérieur de la statue. Il se poursuit par un escalier en fonte de cinquante-huit marches qui se termine au niveau de la tête de la statue. L’ascension se termine par une échelle de seize barreaux qui permet d’accéder à la couronne de la statue. Cette portion est longtemps restée fermée. A chacun des trois étages, des fenêtres permettent de profiter du panorama sur Le Puy-en-Velay et sa région. En pénétrant à l'intérieur, on découvre de nombreuses plaques de remerciements pour les prières faites à la Vierge.

 

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Les éléments en fonte de la structure de la statue, constituant l'enveloppe extérieure ne s'appuient sur aucune ossature intérieure, l'inertie et l'épaisseur de ces éléments assurant seules la stabilité de l'enveloppe, telle une coque rigide. L'enveloppe extérieure est constituée d'un assemblage de laques en fontes de fer, remoulées à partir de la fonte des canons prélevés à Sébastopol, en Russie, par Napoléon III lors de la guerre de Crimée. Ces plaques sont assemblées tel un mécano par l'intermédiaire de boulons et écrous. Sur la paroi extérieure de l'enveloppe en fonte ont été rapportées et assemblées d'autres plaques, ce sont celles qui donnent les reliefs de la statue ; robe et bras de la vierge, enfant Jésus.

 

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La statue d'une hauteur de seize mères, repose sur un piédestal en maçonnerie d'une hauteur de six mètres soixante-dix, constitué de brèche de Corneille en blocage intérieur, et de grès de Blavozy ou arkose en parement extérieur. Huit raidisseurs assurent l'ancrage de l'enveloppe extérieure de la statue dans le piédestal, tout en assurant son contreventement, de leur résistance dépend donc tout l'équilibre de la statue. Les huit raidisseurs sont reliés entre eux par des tirants horizontaux en acier noyés dans le piédestal, et par un cerclage en fonte. Deux tirants verticaux ancrent chacun des raidisseurs dans les maçonneries du piédestal, et au-delà au cœur du Rocher Corneille.

 L'ascension dans la statue est rythmée par la présence de trios planchers, servant de paliers de repos. Chaque palier est constitué de treize plaques rayonnantes en fonte d'une épaisseur de quinze millimètres. Chacune des plaques épouse les sinuosités des plis de l'enveloppe extérieure. Les plus grandes plaques sont recoupées en deux parties pour des raisons de stabilité et de maniabilité lors de la mise en place. Les treize plaques en fonte reposent sur une ossature en métal, constituée de cornières en acier. Ces cornières se relient à leurs deux extrémités pour s'accrocher sur l'enveloppe extérieure de la statue par l'intermédiaire de boulons.

L'enveloppe extérieure est constituée de soixante-dix-huit plaques principales assemblées par l'intermédiaire de quatre-cent-quarante-trois boulons et écrous auxquels s'ajoutent des plaques rapportées sur l'extérieur. Chacune des plaque pèse entre deux-cents et trois-cent kilogrammes, pour une épaisseur moyenne de trois centimètres et demi. Douze petites fenêtre sont ouvertes dans l'enveloppe et permettent de voir le panorama depuis l'intérieur. Ces fenêtres, disposées par quatre à chaque palier, sont fermées par un volet en fonte épousant les moulurations de l'enveloppe.

 

 

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A l'origine, l'accessibilité au somment de la statue n'avait pas été imaginée. L'installation de l'échelle sommitale a nécessité la dépose de l'ancien garde-corps à balustres, dont il subsiste cependant les embrases dans la marche palière de l'escalier. Autrefois, les enfants pouvaient grimper sur l'échelle, sortir sur le crâne de la Vierge et laisser pendre leurs pieds entre les étoiles de la couronne. Fermé pour des raisons de sécurité, en 1986, cet accès a été à nouveau restitué lors de la restauration de 2012, avec la mise en place d'une coupole panoramique au sommet de la statue. Je ne peux pas vous le montrer en photo, car je ne me suis pas sentie de monter à l'échelle, prise de vertige en mettant mon pied sur la première marche.

 

Notre Dame de France (22)

 

Je suis redescendue, prenant encore quelques photos.

 

Notre Dame de France (23)

Notre Dame de France (24)

 

 Aujourd'hui, la statue Notre-Dame-De-France est propriété de la ville du Puy-en- Velay. Elle est également le monument le plus visité de la Haute-Loire.

C'est donc ici, au pied du chemin de croix, que je vous laisse. La suite de la visite dans un prochain billet !

 

Gros poutous

 

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Notre Dame de France (25)

17 septembre 2021

Le Puy en Velay - Le Grand Séminaire

Le Grand Séminaire (1)

 

 Poursuivons la visite du Puy en Velay, si vous le voulez bien.

 

Le Grand Séminaire (2)

 

Au sortir de la cathédrale, je suis passée devant le camino. Ouvert en 2012 pour accueillir les pèlerins en partance pour Saint-Jacques-de-Compostelle, le Camino s'ouvre aussi au grand public, grâce à une exposition permanente consacrée à l'expérience du chemin de Saint-Jacques, ainsi qu'à son paisible jardin. C'est un lieu de renseignement, de découverte, propice à une pause-café.

C'est sous l'impulsion de Monseigneur Henri Brincard, ancien évêque du Puy-en-Velay, que le Camino est créé. D'abord pour accueillir les 25 000 à 30 000 pèlerins qui prennent chaque année le départ du chemin de Saint-Jacques depuis la cité ponote. Depuis son ouverture en 2012, le Camino renseigne par exemple les pèlerins sur les gîtes disponibles et organise aussi des moments de rencontre entre marcheurs dans une salle dédiée. Mais cet espace propose aussi depuis mai 2016 un parcours qui permet au grand public de mieux comprendre l'expérience que représente ce pèlerinage. L'exposition est installée dans les étages et les sous-sols de l'ancien hôtel particulier, et l'esprit initial des lieux a été conservé avec ses boiseries, ses pierres et ses peintures murales. Des témoignages audio et des vidéos retracent le parcours de plus de 1500 kilomètres qui relie le Puy-en-Velay à Saint-Jacques-de-Compostelle. De nombreux messages sur des panneaux de bois rappellent aussi les étapes de ce parcours spirituel (la souffrance, la fraternité etc.). Et parmi les objets exposés, on trouve une crédencial impressionnante, celle de Jean-François Aillet. Le carnet de ce pèlerin est tamponné des deux côtés et fait 10 mètres de long. Ce grand marcheur a en effet parcouru près de 15 000 kilomètres à pied, dont 5000 le long des chemins de Saint-Jacques. Le Camino attire aussi des visiteurs qui ne s'intéressent pas forcément au pèlerinage, mais viennent chercher un lieu de verdure et de calme dans la vieille ville du Puy-en-Velay, à l'ombre de la cathédrale. C'est le cadre du Café des pèlerins, également installé dans cet ancien hôtel particulier. J'avoue, je ne l'ai pas visité, mais je le mentionne ici pour les personnes qui pourraient être intéressées.

 

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Je suis passée par la Rue Saint-Georges, traversant une terrasse inférieure, autrefois cultivée de vignes et occupée par de très anciennes églises, l’ancien cœur paroissial du Puy en Velay.

 Elle est actuellement entourée des bâtiments du Grand Séminaire et de sa chapelle, de la porte Saint-Georges et d’hôtels particuliers remarquables comme le logis de Pierre Triollenc et l’hôtel des Dauphins de Viennois ou hôtel Grateloup, dont le passage voûté conduit à la cathédrale.

 

Le Grand Séminaire (3)

Le Grand Séminaire (4)

Le Grand Séminaire (5)

Le Grand Séminaire (6)

 

Le Grand Séminaire se dresse au fond d’une petite place. Du Moyen-Age à la fin du XVIIème siècle, trois églises romanes du XIème siècle occupaient cette partie du quartier cathédral, près des fortifications et de Saint-Georges. Du nord au sud, les collégiales Saint-Agrève et Saint-Georges, l’abbaye Saint-Vozy. Elles étaient construites avec de nombreux éléments antiques et leur vocable évoquait les premiers temps chrétiens. Saint-Georges est le légendaire fondateur de l’église du Puy en Velay, Saint-Vozy est considéré comme son premier évêque et Saint-Agrève serait l’un de ses successeurs. Elles possédaient chacune leur assemblée de chamoines et leur cimetière. Par leur ancienneté et leur rôle, elles jouissaient d’un grand prestige et participaient à la vie spirituelle et matérielle du quartier : une école était associée à Saint-Agrève, Saint-Vozy (probablement la plus riche et la plus ancienne) abritait jusqu’à sa destruction au XIXème siècle les tombeaux des évêques du Puy.

 

Le Grand Séminaire (7)

 

Le Grand Séminaire, et la chapelle Saint-Georges datent des XVIIème et XVIIIème siècles. En 1652, l’abbé Jean-Jacques Olier fonde le séminaire du Puy, ainsi que celui de Saint-Sulpice à Paris. Provisoirement installé au pied des grands escaliers de la cathédrale, le centre de formation religieuse fut édifié à la fin du XVIIème siècle, à l’emplacement des églises Saint-Agrève et Saint-Georges. Une première aile fut construite à l’est, sur le rempart de la ville. Sa limite supérieure se distingue encore dans la maçonnerie alors que les jardins cachent des vestiges de fortifications. Jusqu’au XIXème siècle, l’établissement prend de l’ampleur aux dépens de l’église Saint-Vozy. Deux ailes supplémentaires lui donnent sa forme actuelle en U. A la révolution, Saint-Vozy, en ruine, est vendue comme bien national, puis démolie par son propriétaire.

La chapelle du Gand Séminaire résulte de la reconstruction partielle de l’église Saint-Georges entre 1706 et 1709. De l’église romane, elle n’a conservé que l’abside semi-circulaire. En 1749, la construction s’achève par une façade classique, encadrée par deux clochers surmontés de flèches couvertes de tuiles bourguignonnes vernissées. L’emplacement des clochers et les tuiles colorées font l’originalité de la chapelle et permettent de la distinguer sur toutes le vues photographiques de la ville haute.

La construction du Grand Séminaire et sa chapelle a bouleversé le parcellaire médiéval observable dans le reste du quartier cathédral. Ce sont en revanche des lieux où la tradition d’accueil se perpétue, incontournables pour les pèlerins contemporains. Il n’est pas ouvert aux visiteurs. J'ai choisi cette photo du Net pour vous le montrer en entier..

 

Le Grand Séminaire (8)

 

De la place, on voit surtout la chapelle.

 

Le Grand Séminaire (9)

Le Grand Séminaire (10)

Le Grand Séminaire (11)

 

Au sortir de la Rue Saint-Georges, une église dont je n’ai pas trouvé le nom.

 

Le Grand Séminaire (13)

 

Un peu plus loin, j’ai trouvé une ancienne échoppe de dentellière où j’ai passé un long moment. Elle est un peu plus éloignée de la cathédrale par rapport aux autres magasins, mais elle vaut le détour. Elle est tenue par une dame de quatre-vingt-douze ans, qui fait de la dentelle depuis qu’elle a six ans. A la fin de l’été, elle prendra sa retraite, sans que personne ne prenne la relève. Ses plus belles pièces partiront dans des musées, mais elle ne sait pas ce qu’il adviendra du reste, à son grand désespoir. Ah ! Si j’avais été à retraite… Nous reviendrons ici pour un autre billet, si vous le voulez bien. Je vous montrerai ses trésors…

 

Le Grand Séminaire (14)

 

Au sortir de là, j’ai fait demi-tour et j’ai repris la direction de la cathédrale, en passant par derrière.

 

Le Grand Séminaire (15)

 

Je suis arrivée devant le baptistère Saint-Jean qui date de la fin du Vème siècle.

 

Le Grand Séminaire (16)

 

 

Situé face à l’entrée du clocher de la cathédrale, le baptistère Saint-Jean date du début du XIe siècle et servait, jusqu’à la Révolution, de lieu de cérémonie. Les enfants des paroisses du Puy étaient effectivement baptisés sur place. Son portail et les lions stylophores d’inspiration lombarde attirent le regard. Fermé le matin, j’ai pu le visiter en fin de journée.

Il fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 18401, date de la première protection de ce type en France.

 Le baptistère a été construit dès la fin du Vème.- VIème siècles, au nord de la cathédrale, sur un site romain occupé par une terrasse aménagée pour l’édification du sanctuaire romain. Le plan actuel, rectangulaire à abside, a été déterminé dès le premier état, seule une partie d'élévation et les aménagements intérieurs ont été progressivement modifiés, individualisant des espaces distincts correspondant aux évolutions de la liturgie baptismale et aux différents usages. La nef de la première construction était rythmée d’arcatures. Au centre a été mise au jour la cuve à piscine octogonale attestant l’ancienneté de la fonction baptismale. Au cours des VIIIème et IXème siècles, le décor sculpté a été complété par des stucs et des peintures. Les premières modifications structurelles et liturgiques à partir du Xème siècle, les embellissements du XVIIIème, et les restaurations du début du XXème siècle dissimulaient ces étapes indispensables à la compréhension d’un monument exceptionnel en Gaule, conservé en plan et partiellement en élévation, au sein d’un vaste groupe épiscopal a été précisée grâce aux comparaisons avec des ensembles similaires en Europe.

Depuis 2004, cet édifice fait l’objets de plusieurs études qui s’inscrivent dans le cadre d’un projet collectif de recherche regroupant une quinzaine de spécialistes (archéologues, historiens de l’art, historiens, archivistes, architectes) qui tente de restituer l’histoire de ce monument par l’étude des archives, du bâtiment actuel et des vestiges qu’il renferme dans son sous-sol.

 

Le Grand Séminaire (17)

Le Grand Séminaire (18)

Le Grand Séminaire (19)

 

En poursuivant mon chemin, je suis passée devant l’hôtel de la Prévôté de Notre-Dame, construit au début du 16ème siècle à l'emplacement de bâtiments plus anciens dont il subsiste un portail roman. L'intérieur contient de nombreux éléments architecturaux et décoratifs remontant à la fin de l'époque médiévale (escalier à vis, pièces voûtées, baies moulurées, ferronneries), aux XVIIème-XVIIIème siècles (menuiseries, cheminées, sols, plafonds à la française), et XIXème siècle (chapelle). L'hôtel en totalité, y compris les décors intérieurs (escalier en vis, pièces voûtées, cheminées, sols en tomettes, vitraux), la cour, le jardin et le mur de clôture avec son portail roman sont protégés.

 

Le Grand Séminaire (20)

 

J’ai continué mon chemin sous le porche Saint-Jean qui protège l’accès nord du transept de la cathédrale. Construit au XIIème siècle, il présente un arc surbaissé et légèrement brisé qui protégeait l’entrée des rois et des princes. La porte que ceux-ci empruntaient est toujours en place.

 

Le Grand Séminaire (21)

 

C’est à ce moment que je suis passée devant l’entrée du cloître dont je vous ai parlé la dernière fois, et j’ai pris la direction de la statue que vous voyez ci-dessous.

 

Le Grand Séminaire (22)

Le Grand Séminaire (23)

 

Nous la rejoindrons dans le prochain billet, si vous voulez toujours bien me suivre…

A très vite donc.

 

Gros bisous

 

Le Grand Séminaire (24)

 

Le Grand Séminaire (25)

15 septembre 2021

Le Puy en Velay - La cathédrale

La cathédrale (1)

 

 

Lors de mon dernier billet, je vous ai quitté(e)s au pied de la cathédrale du Puy en Velay. Aujourd'hui, voici ce que nous allons visiter :

La cathédrale (2)

 

La Cathédrale du Puy-en-Velay, classée Monument Historique en 1840, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1998, a été classée deuxième monument préféré des Français en 2015.

Bâtie au pied du rocher Corneille, un imposant piton volcanique qui domine le centre historique, la cathédrale Notre-Dame, écrin d’un culte marial sans cesse renouvelé, est un remarquable témoignage de l'art roman aux influences carolingiennes, byzantines et mauresques. Son architecture est déterminée par un site exigu et accidenté et l’emploi de matériaux locaux. C'est par de pittoresques rues en pente partant de la ville basse et un grand escalier de 134 marches que l'on accède à ce magnifique édifice des XIème et XIIème siècles.

 Sur la base d’un édifice paléochrétien puis carolingien, sa construction s’est poursuivie du XIème siècle à la fin du XIIème siècle, d’est en ouest, du chevet à la façade. Cette chronologie est le fruit des recherches des historiens et archéologues. De nouvelles découvertes peuvent la remettre en question.

 

La cathédrale (3)

 

En arrivant, on peut admirer sa majestueuse façade polychrome ornée de mosaïques et la fresque ancienne de son porche occidental, avant d'aller admirer le superbe cloître roman aux arcades polychromes et aux chapiteaux sculptés, ainsi que les belles pièces de collection du trésor situées dans l'ancienne salle des États du Velay. C'est au-dessus du maître-autel que trône la fameuse Vierge Noire du Puy datant du XVIIe siècle.

 Au XIXème siècle, l’édifice a été considérablement transformé, mais les six coupoles et d’admirables décors peints ont été préservés. De 1994 à 1999, une restauration d’ensemble a permis la restitution de l’escalier central fermé au XVIIIème siècle, la réfection des parements intérieurs et le remontage de l’orgue avec son buffet à double face du XVIIe siècle.

 Un nouvel autel a été placé à la croisée du transept, tandis que l’autel des «pèlerins», contre le mur, porte la «Vierge Noire» qui a remplacé la statue primitive, brûlée à la Révolution.

 

La cathédrale (4)

 

 Quand on est au Puy en Velay, il ne faut pas avoir peur de monter des marches. J’ai donc emprunté les cent-trente-quatre premières pour accéder à la cathédrale, il y en aura bien d’autres… Ce n’est vraiment pas une ville pour les fauteuils roulants, surtout avec tous ses pavés !

La cathédrale (5)

 

La façade occidentale se présente tel un gigantesque écran qui fait passer de la ville, du monde et de son bouillonnement d'activités, au silence du lieu sacré.

Le reste de la façade est presque entièrement géométrique. Elle se caractérise par une riche polychromie orientalisante qui fait alterner les claveaux sombres et clairs du bas avec les mosaïques du centre. Ces mosaïques sont formées tantôt de motifs rouges, noirs et blancs en arête de poisson, tantôt de damiers noirs et blancs. Ces motifs géométriques entourent l'arcature aveugle centrale. Au sommet se déploie un ruban plissé rouge et blanc. Les trois niveaux verticaux de la façade correspondent à la nef centrale entourée des deux côtés collatéraux.

 

La cathédrale (6)

 

Arrivée en haut, je me suis retournée pour voir ceci :

 

La cathédrale (7)

 

Sous le premier porche de la cathédrale, on remarque la présence les sculptures représentant les quatre évangélistes. Sous chaque sculpture, des phylactères indiquent leur nom : saint Jean figuré par l’aigle, saint Matthieu par l’homme, saint Luc par le taureau, saint Marc par le lion.

 

La cathédrale (8)

 

La fresque du porche occidental représente la vierge à l'Enfant en majesté, Marie, Mère de Dieu. Autour de Marie, les prophètes Jérémie et Ezéchiel tenant des philactères entourent la scène. Les phylactères sont des extraits de la Parole de Dieu.

 

La cathédrale (9)

La cathédrale (10)

 

Entrons maintenant dans la cathédrale.

 

La cathédrale (11)

La cathédrale (12)

La cathédrale (13)

La cathédrale (14)

La cathédrale (15)

 

La Vierge noire du Puy en Velay, est une statue (XVIIème siècle) qui se trouve actuellement sur le maître-autel. Elle provient de l’ancienne chapelle de Saint-Maurice du Refuge, actuelle chapelle de la visitation sur le site du Département. Elle fut couronnée par l’évêque du Puy au nom du Pape Pie IX, le 8 juin 1856, jour anniversaire de la destruction de la précédente effigie qui fut brûlée par les ultra-révolutionnaires de Louis Guyardin (le représentant de la Convention en mission en Haute-Loire) le 8 juin 1794, jour de Pentecôte devenu celui de l’être Suprême.

Cette vierge Noire aurait été offerte par le Roi Louis IX (Saint Louis) au retour de la 7ème croisade. C’était une statue de cèdre pouvant provenir d’Egypte et représenter une déesse orientale ou une vierge copte (Chrétien d’Egypte ou d’Ethiopie). On ne connait de cette vierge Noire que de rares reproductions d’après un dessin exécuté en 1777 sur les indications du géologue Faugeas de Saint-Fons.

Mais la Cathédrale du Puy possédait déjà une statue de la Vierge bien avant le règne de Louis IX puisque sa présence est signalée dès le Xème siècle et qu’elle aurait servi de modèle aux premières Vierges de Majesté Auvergnates comme l’estiment certains auteurs.

 Chaque 15 août, une procession solennelle de la Vierge "Noire" est faite à travers les rues de la ville.

Son manteau d’été est un ex-voto brodé main par une sœur apostolique de Saint-Jean et offert en 2009. Les motifs floraux sont inspirés d’enluminures médiévales, dans les tons du mobilier liturgique de la cathédrale. Il est en soie brodée de fils d’or et de coton doublé satin.

 

La cathédrale (16)

La cathédrale (17)

 

Ici, on découvre la pierre des Fièvres où auraient été accomplis de nombreux miracles. On raconte qu’au Vème siècle la Vierge Marie est apparue à une noble femme souffrant de fièvres malignes. Elle lui demande de s’allonger sur la pierre pour guérir, puis de transmettre son souhait qu’on construise à cet endroit un lieu de culte qui lui serait dédié. Son vœu fut exaucé et s’il ne reste que peu de traces de l’ancien édifice, l’actuelle cathédrale et son cloître des XIème et XIIème siècles occupent le même emplacement.

 

La cathédrale (18)

La cathédrale (19)

 

Saint Jean-François Régis, apôtre du Velay et du Vivarais (dont j’ai déjà parlé lors de mes billets sur Lalouvesc en Ardèche). Je ne reviendrai pas sur lui, sauf pour ajouter qu’il est le patron des dentellières. Le tombeau de Pierre Le Breton et statue de Saint Joseph.

 

La cathédrale (20)

 

En avançant un peu, on trouve une porte ouvert qui nous amène en extérieur dans une petite cour, à côté de la sacristie Trésor.

 

La cathédrale (21)

La cathédrale (22)

 

Le trésor de la cathédrale se trouve dans la sacristie qui est située à l’extrémité du collatéral sud, sur la droite du chœur, près du porche du For. On peut y remarquer, divers objets d’art sacré, sculptures, peintures et souvenirs liés au pèlerinage à la Vierge Noire.

 On peut ainsi y admirer des œuvres du sculpteur Pierre Vaneau, quatre anges porteurs de torches, un cadre en bois sculpté évoquant la Trinité, entourant un Christ en ivoire, le Martyre de Saint André (XVIIème siècle). Mais on peut aussi y voir une tête de Christ en cuivre ciselé (XVème siècle), provenant d’un monument situé place du For, une croix de procession, croix pommelée (en cuivre) avec branches cylindriques (XVIème siècles) ainsi que des reproductions photographiques représentant des pages de la bible de Théodulfe, manuscrit du IXème siècle.

 Par ailleurs, le trésor abrite divers objets se rattachant à la statue de Notre Dame du Puy, à son pèlerinage et à son histoire : targe de procession ; manteaux, couronnes, pantoufles de la statue, médailles et ouvrages anciens sur les Jubilés, ainsi que des gravures anciennes, représentant la statue de la Vierge noire, vénérée pendant des siècles et brûlée pendant la révolution française. Quelques souvenirs rappellent de plus l’érection de la statue de Notre Dame de France, sur le rocher Corneille en 1860.

 Ici se trouve aussi une boutique de souvenirs pour ceux qui aiment les objets religieux.

 

La cathédrale (23)

La cathédrale (24)

La cathédrale (25)

La cathédrale (26)

 

Me voici maintenant arrivée au porche du For. On sort de la cathédrale par le croisillon Sud (droite) et le porche du For, d'architecture de l'extrême fin du XIIème, situé dans l'angle de ce croisillon: il est couvert d'une voûte d'ogives alors que, par tous ses autres éléments, il est encore roman. L'autre porte est purement romane: les vantaux sont ornés de deux têtes de lions en bronze dont les originaux sont au musée Crozatier.

Au-dessus du porche est une chapelle bâtie vers 1300 dont, à rencontre du porche, les baies sont gothiques tandis qu'elle est voûtée en berceau: malgré la différence de style, elle complète harmonieusement le porche.

Le porche donne sur la place du For (du Messages), en terrasse au Sud du côté de la ville (belle vue), et dont le côté Ouest est bordé par l'Evêché, attenant à la cathédrale: c'est un charmant édifice, avec cloître central, bâti à la fin du XVIème siècle par l'évêque Antoine de Saint-Nectaire. Vis-à-vis, hôtel de Saint-Vidal, des XVème et XVIème, près duquel s'ouvre une pittoresque ruelle en escalier, anciennement connue sous le nom d'escalier Boiteux ou Crebacor (crève-cœur; aujourd'hui, montée du Cloître), qui descend directement à la rue du Cardinal-de-Polignac.

 Cela nous mène à une petite cour, avec une belle croix qui date de 1810. D’ici, on domine une partie de la ville.

 

La cathédrale (27)

La cathédrale (28)

La cathédrale (29)

La cathédrale (30)

La cathédrale (31)

La cathédrale (32)

La cathédrale (33)

 

Ici se termine la visite de la cathédrale du Puy en Velay. Passant à droite sous le porche Saint-Jean, on trouve à gauche l'entrée du cloître, que je n’ai pas pu visiter, n’ayant pas de pass sanitaire. Je vous en parle quand même rapidement :

 Le cloître, de forme rectangulaire, est ouvrage du XIIème siècle, fortement restauré de 1850 à 1857, d'une ordonnance simple et majestueuse, dont les quatre galeries sont voûtées d'arête s; la galerie attenante à la cathédrale, plus ancienne, peut remonter au début du siècle. Les plus beaux chapiteaux sont imités du style corinthien; quelques chapiteaux historiés sont d'une facture moins habile; mais on remarque surtout, au-dessus des écoinçons mosaïques, une splendide corniche où la verve fantaisiste du Moyen Age s'est donnée libre cours avec un sens merveilleux de la décoration. Sa galerie Ouest communique avec le porche de la cathédrale par un passage que ferme une admirable grille romane.

 La galerie Est du cloître est bordée par une vaste salle voûtée en berceau, qui, d'abord salle capitulaire, servit, à partir du XIVème siècle, de chapelle funéraire et de cimetière pour les chanoines ; elle est, de ce fait, connue sous le nom de chapelle des Morts : on y entre par une grille du XVème siècle ; on y voit une grande et belle fresque du XIIIème siècle représentant le Crucifiement, et de nombreuses pierres tombales adossées aux murs. L'étage au-dessus conserve une belle cheminée romane et des restes de peintures se voient dans les combles.

 Le cloître était réservé aux Chanoines (et non aux moines) conseillers de l’Evêque. Cet édifice est célèbre pour sa polychromie et ses chapiteaux historiés.

 Ci-dessous en images du Net :

 

La cathédrale (34)

La cathédrale (35)

La cathédrale (36)

 

Il est temps pour moi de me diriger vers la statue de Notre Dame de France que vous avez pu voir sur l’image ci-dessus…

 Ce sera pour la prochaine fois. En attendant, bisous, bisous !

 

La cathédrale (37)

 

La cathédrale (38)

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12 septembre 2021

Le Puy en Velay

Le Puy en Velay 1 (1)

 

Me voici arrivée à la dernière partie de mes vacances. Direction le Puy en Velay.

 

Le Puy en Velay 1 (2)

 

Je suis partie de bon matin vers ma destination. Je suis passé par Chamalières sur Loire, un joli petit village, petite parenthèse sur ma route.

 

Le Puy en Velay 1 (3)

 

Chamalières-sur-Loire est une commune du département de la Haute-Loire, 30 km au nord du Puy-en-Velay.

Le village s'est développé le long de la rive droite du fleuve, au pied des monts Miaune et Gerbizon, d'anciens volcans culminant à plus de 1 000 m d'altitude, contre 525 m pour le bourg.

Malgré l'étroitesse de la vallée, l'agriculture, l'arboriculture et même, jadis, la viticulture ont pu connaître un certain essor. Cependant, c'est l'établissement d'un monastère bénédictin au Xe qui va dynamiser le site. Les revenus des moines leur permettent ensuite d'ériger aux XIe et XIIe siècles une église romane remarquable, formant avec les bâtiments conventuels qui le jouxtent un prieuré réputé. L'église abritant des reliques, Chamalières devient alors un lieu de pèlerinage. Fortifié durant la guerre de Cent Ans, l'ensemble est malmené cependant durant les guerres de Religion, au XVIe siècle. Mais l'église et son cloître sont épargnés.

Si les moines ont disparu, l'édifice constitue l'attrait majeur de la localité. Ce patrimoine et l'environnement naturel qui l'entoure font de Chamalières-sur-Loire (environ 504 habitants) une étape intéressante, voire un lieu de séjour pour les touristes amateurs d'histoire et de paysages préservés.

 N’ayant pas eu le temps de m’arrêter, j’ai pris des photos sur le Net. Mais si j’ai l’opportunité de retourner dans ce département, je m’y attarderai, c’est sûr.

 

Le Puy en Velay 1 (4)

Le Puy en Velay 1 (5)

 

Quelques minutes plus tard, j’étais arrivée à destination.

 

Le Puy en Velay 1 (6)

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Voici le parcours de ce premier billet :

 

Présentation1

 

En rentrant en ville, j’ai pris quelques photos, dont un joli bâtiment, l’immeuble de la verveine. C’est un ancien cinéma aménagé en espace muséographique et de dégustation, agrémenté d'une salle de projection où découvrir en images l'histoire de la Verveine du Velay Pagès qui a fêtée ses 150 ans en 2009. Le bâtiment est splendide, mais je n’ai pas trouvé utile de le visiter, n’aimant pas ces alcools.

 

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Puis je suis passée devant la préfecture et la tour Pannessac.

 

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Les évêques du Puy, comtes du Velay, fortifièrent leur ville par une double enceinte, l'une entourant la ville, l'autre dite "enceinte du cloître" protégeant la cathédrale et le palais épiscopal. La tour Pannessac fait partie de la première enceinte construite au 13e siècle. Ici avec deux de mes photos et deux autres la représentant avant.

 

Le Puy en Velay 1 (13)

 

J’ai trouvé un parking proche des lieux que je voulais visiter, place Carnot, où se trouvait, en 1934, le marché aux bestiaux, la foire aux bovins, le marché aux ovins.

 

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Juste à côté de l’église Saint Julien

 

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C'est la seule église gothique du Puy en Velay. Son chœur abrite le gisant du connétable Bertrand Du Guesclin. L’église est construite en 1221 puis agrandie au 14ème siècle. Elle possède un très beau portail de style flamboyant. Une fois à l’intérieur, on est surpris par sa nef d’une belle ampleur. Ses magnifiques vitraux du 19ème siècle et 20ème ont été habilement restaurés. Très belles boiseries (chaires, stalles...) et un bel orgue inauguré en décembre 1882

Au 18ème siècle, par manque d'entretien, l'église menace de s'écouler. Des contreforts sont construits puis au 20ème siècle des câbles sont tendus entre les piliers. Malheureusement, l'église ferme en 1971. Elle est ouverte à nouveau au public à Noël 1988.

 

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De là, je pouvais voir les édifices que j’allais visiter, et entreprendre la montée vers la cathédrale.

 

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Commençons à arpenter les rues afin de nous rendre à la cathédrale. Ca grimpe pas mal...

 

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Arrivée en bas de la cathédrale, on est de suite dans le bain. C’est la ville de la dentelle ! Et ici elle s’affiche de partout.

 

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Le Puy-en-Velay est un joyau au cœur de la région Auvergne Rhône-Alpes. C’est aussi la capitale européenne des chemins de Saint-Jacques de Compostelle.

Point de départ de la « Via podiensis » vers St-Jacques de Compostelle et de la Régordane, le Puy-en-Velay est avant tout un site exceptionnel.

 Inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, la Voie du Puy est certainement la voie du Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle la plus empruntée par les pèlerins. Appelée également Via Podiensis, elle fait partie des 4 chemins principaux qui traversent la France et qui convergent vers l’Espagne.

 

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Le Puy-en-Velay, départ du chemin de Régordane, 240km de sentiers, afin de rejoindre Saint-Gilles-du-Gard le long du chemin de Régordane. Chemin de marchands et de muletiers, le GR700 était aussi un chemin de pèlerins se rendant au Puy-en-Velay vers la Vierge noire.

 À croire que Le Puy-en-Velay fait se rencontrer de nombreux grands itinéraires de randonnée pédestre. Départ du mythique chemin vers Saint-Jacques de Compostelle, l’agglomération du Puy-en-Velay est un véritable carrefour pour les marcheurs.

 Sa célèbre Via Podiensis est empruntée par des milliers de pèlerins chaque année et le chemin de Régordane s’élance lui aussi des hauts plateaux volcaniques du Puy-en-Velay. Parcourir le chemin de Régordane, c’est partir à l’assaut de 3 départements : la Haute-Loire, la Lozère et le Gard, véritables paradis du randonneur.

 Au pays des volcans, en Gévaudan, entre Cévennes et Méditerranée, le chemin de Régordane est une voie millénaire de pèlerinage et d’échanges. Admirer ses paysages, découvrir ses récits historiques, fouler ses tracés…

 Le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle ou pèlerinage de Compostelle est un pèlerinage catholique dont le but est d'atteindre le tombeau attribué à l'apôtre saint Jacques le Majeur, situé dans la crypte de la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle en Galice (Espagne). C'est un « Chemin semé de nombreuses démonstrations de ferveur, de pénitence, d'hospitalité, d'art et de culture, qui nous parle de manière éloquente des racines spirituelles du Vieux Continent ».

 Créé et instauré après la découverte des reliques de Jacques de Zébédée au début du IXe siècle, le pèlerinage de Compostelle devient à partir du XIème siècle un grand pèlerinage de la chrétienté médiévale. Mais c'est seulement après la prise de Grenade en 1492, sous le règne de Ferdinand d'Aragon et d'Isabelle la Catholique, que le pape Alexandre VI déclare officiellement Saint-Jacques-de-Compostelle lieu d'un des « trois grands pèlerinages de la Chrétienté », avec ceux de Jérusalem et de Rome.

 Depuis la fin du XXème siècle, l'interprétation du sanctuaire catholique subit une évolution doctrinale : le mot tombeau est disparu des discours des derniers papes depuis Jean-Paul II : Jean-Paul II parlant du mémorial de saint Jacques sans utiliser le mot reliques et Benoît XVI disant simplement que la cathédrale Saint-Jacques-de-Compostelle « est liée à la mémoire de saint Jacques ».

 Les chemins de Compostelle, qui correspondent à plusieurs itinéraires en Espagne et en France, ont été déclarés en 1987 « Premier itinéraire culturel » par le Conseil de l'Europe. Depuis 2013, les chemins de Compostelle attirent plus de 200 000 pèlerins chaque année, avec un taux de croissance de plus de 10 % par an. Les pèlerins viennent essentiellement à pied et souvent de villes proches demandant peu de jours de marche pour atteindre Santiago. Le Camino francés rassemble les 2/3 des marcheurs mais les autres chemins mineurs connaissent une croissance de leur fréquentation supérieure au chemin traditionnel. Les mois d'été sont les plus fréquentés par les pèlerins et les pèlerins espagnols y sont majoritaires (les pèlerins d'origine étrangère dominent le reste de l'année).

 

Le Puy en Velay 1 (24)

 

 

Le Puy-en-Velay, la ville au cœur du volcan, est ville d’Art et d’Histoire.

Préservée des atteintes du temps, cette ville de 20 500 habitants réserve bien des surprises aux visiteurs. Il fait bon découvrir l’étonnante la Chapelle St-Michel d’Aiguilhe, la Cathédrale (inscrite au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO tout comme les chemins de St-Jacques), son cloître du XIIe siècle, son musée d’art religieux et le Rocher Corneille et la Statue Notre-Dame de France.

Tout l’environnement de la haute ville est compris dans un secteur sauvegardé de 35 ha où sont protégés les éléments architecturaux des anciennes demeures, ornées de tourelles, de portes sculptées et de fenêtres à meneaux.

Pour l'heure, c’est au pied de la cathédrale que je vous laisse pour aujourd’hui.

 

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Bien entendu, la visite n’est pas terminée. Il faudra revenir ici pour la continuer.

 

En attendant, plein de bisettes

 

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10 septembre 2021

Brioude – Hôtel de la dentelle

Hôtel de la dentelle Brioude (1)

 

 

Je vous ai fait visiter Brioude au travers de deux billets. Toutefois, il me reste à vous montrer, au cœur de la vieille ville, un bel hôtel particulier des XVème et XVIIIème siècles, caractérisé par de larges baies romanes et, à l’intérieur, par une peinture murale du XVIème siècle, ayant appartenu aux Chanoines - Comtes de Brioude, et qui abrite l'hôtel de la dentelle.

 

 La façade sur rue, le mur intérieur recouvert d'une peinture représentant l'Annonciation sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 25 avril 19631.

 

 

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Cet hôtel héberge l'association qui prit son nom. Fondée dans les années 1980 à l'initiative d'Odette Arpin. Cette association vise à mettre en avant un savoir-faire traditionnel local devenu un art, la dentelle des pays du Puy. Quatre des Meilleures Ouvrières de France y animent des cours et assurent la pérennité de la dentelle dite « de Cluny » en créant des modèles contemporains remarquables. L'ensemble des techniques mises en œuvre dans la création et la réalisation de ces nouveaux modèles constitue « le Cluny de Brioude » », un style de dentelle contemporaine en couleur.

 C’est l’Académie du point d’esprit ! Une référence, un tour de main particulier décliné dans un stage spécial qui rend accessible ce point tant redouté.

Le point d’esprit est tissé par-dessus la dentelle pour rester en relief.

 

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Sur 4 niveaux, on pénètre dans l’univers de la dentelle aux fuseaux. On prend plaisir à découvrir ses multiples facettes, et les trésors exposés- du passé proche jusqu’à 150 ans en arrière grâce à la collection du Conservatoire des Textiles Anciens (CATHLAV). L’Atelier est visible et une vidéo de 15 minutes retrace la fabrication des dentelles de couleur, l’évolution historique, la technique, de cet espace de vie et de travail consacré à la beauté du geste.

Avant de vous emmener à l’intérieur, je tiens à vous préciser que vous ne verrez pas tout ce que j’ai pu découvrir. En effet, les photos y sont interdites.

On entre par la boutique qui propose non seulement des créations mais aussi le nécessaire de la dentellerie.

On monte directement au quatrième étage. Ici, j’ai quand même pu vous ramener des images de jolis trésors qu’on y trouve. Des dentelles, cartons, catalogues de magasins, de représentants, planches de modèles, aunes, demi-aune, bobinoirs, dévidoirs, piquoirs, carreaux, fuseaux, « piquaïres », chaleils (petites lampes à huile), delhi (dentelle), une collection de plioirs allant du 17ème au 20ème siècle, du petit mobilier de dentellier, divers écheveaux, bobines et autres textiles, des matériaux de passementerie…

 

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Après avoir visionné un film d’une quinzaine de minutes, expliquant l’origine et le but de cet hôtel, on descend vers les étages inférieurs.

 On découvre d’abord, derrière une vitre, un atelier de création, parce que l’hôtel de la dentelle est aussi un centre d'enseignement qui propose des stages et des formations diplômantes. D’ici sont sorties quatre meilleures ouvrières de France, depuis la création de l’association. Même si les photos ne sont pas permises, Internet est une bonne source d’approvisionnement…

 

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On y trouve des salles d'exposition, où l'on peut contempler des œuvres aussi bien du passé de plus de 150 ans que des œuvres contemporaines.

Les nombreuses dentelles exceptionnelles présentées rendent compte de la diversité de la production traditionnelle de la dentelle du Puy (cols, robes, dessus d’autel, …) mais également du caractère véritablement européen de cet artisanat qui englobe différentes techniques (crochet, aiguille, fuseaux) et divers styles (Alençon, Bayeux, Valenciennes, Milan, Cluny, Bruges, Bruxelles…).

 Les matériels exposés (carreaux, bobinoirs, fuseaux, plioirs.) permettent quant à eux, de mesurer l'importance économique qu'a toujours représenté cette activité pour le département de la Haute-Loire, et d'aborder de grands thèmes comme la dentelle en tant que marqueur social, les politiques précoces d’import / export, les échanges commerciaux avec l’Europe et les Amériques, la révolution industrielle, la décolonisation, etc...

 Il comprend des dentelles exécutées dans une optique de recherche, des collections d'usage, dédiées aux arts de la table ou destinées à la Haute Couture et aux accessoires du vêtement.

Les dernières créations sont surtout décoratives.

Entre photos du Net, et quelques-unes quand même volées quand on ne me regardait pas, celles que j’ai prises du film que j’ai visionné, voici la suite de la visite :

 Ici, on travaille la couleur et les formes en relief, tout en respectant ce fameux point de Cluny. Des fleurs naissent sous les fuseaux, des rubis, des saphirs aussi.

 

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Une œuvre particulière y a sa place. Un grand saumon (parce qu’à Brioude, il y a la maison du saumon – que je n’ai pas visitée, par manque d’intérêt -, un musée/aquarium. La raison en est que l’Allier, qui longe Brioude, peut ponctuellement jouer le rôle de zones refuges pour les saumons. Ce poisson a été réalisé autour d’un moule.

 

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La couleur s’ajuste pour parer des vêtements ou des accessoires. Le blanc se fait tableaux, comme le portrait de Lafayette. Les fuseaux se font artistes et créatifs, comme ce projet de Tour Eiffel qui verra bientôt le jour, n’étant, pour le moment, qu'un plan sur le papier.

C’est aussi un conservatoire des arts textiles. En effet, au sous-sol des centaines, voire des milliers de pièces anciennes sont rangées, répertoriées pour la plupart, même s’il en reste encore qui ne le sont pas.

 

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Dans la salle du rez-de-chaussée se trouvent de magnifiques robes anciennes ou de grands couturiers, avec divers accessoires.

En 1996, le Cluny polychrome de Brioude fut consacré par le monde de la Haute Couture. Sous l’œil d’Oscar de la Renta et de John Galiano, un échantillon créé ici devint un bustier complet pour la maison Balmain. Mille deux cents heures de travail ! Il fut édité deux fois. Un pour les USA, l’autre est parti en Arabie Saoudite. D’autres couturiers, notamment la maison Dior ont demandé des croquis. Odette Arpin a alors dessiné des modèles de galons, un haut délicat de robe de baptême pour la dentellière italienne Rosa Alba.

 Toutefois, la dentelle du Puy revenant excessivement cher, les grands couturiers n’ont pas persisté dans leurs demandes.

 

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On poursuit la visite par une petite cour, au bout de laquelle se trouve une petite salle où se trouve la copie de la fameuse peinture murale du XVIème siècle dont je vous ai parlé au début.

 

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Quelques images du Net pour finir ce billet et vous exposer une dernière fois le point de Cluny.

 

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C’est vraiment un bel endroit. L’ambiance est différente de celle de Retournac. Même si des pièces anciennes se font la part belle, on accède à une évolution artistique de cette dentelle. On est déjà dans le haut de gamme, avec des créations sophistiquées et colorées, le volume en prime pour certaines pièces. Tout en partageant le savoir-faire par des formations qualifiées et de qualité, ce lieux accueille aussi des expositions temporaires.

 

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Un dernier coup d’œil à la façade, avant de quitter les lieux, la tête dans les nuages, d’avoir vu tant de beautés.

Même si j’ai pu faire peu de photos, j’espère que vous aurez compris qu’à Brioude, on passe à un autre stade de la création des dentelles aux fuseaux. Ce n’est plus la production à grande échelle pour le quidam. On monte en gamme, on est dans le luxe.

 Mais je vais vous surprendre ! Il y a encore mieux ! Plus travaillé, plus haut de gamme ! Je vous en parlerai quand nous serons au Puy en Velay…

 En attendant, il reste des choses à visiter en ma présence. D’ici là, je vous fais de gros poutous. A très vite pour la suite.

 

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8 septembre 2021

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Coucou tout le monde, comment ça va ? Mine de rien mes quelques jours passés en Haute-Loire, se prolongent en billets. Comme quoi, en peu de temps, on peut voir de nombreuses choses

Aujourd’hui, je vous ramène à Brioude pour la suite de la balade.

 Juste à côté de la basilique Saint Julien se trouvent les anciennes halles aux grain de Brioude.

 

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Suite à l’écroulement de la Halle aux blés (1860), une nouvelle Halle aux grains voit le jour en 1887. Elle servira durant de longues années de marché couvert mais aussi de lieu d'animation. En 1992, cette même Halle aux Grains est entièrement rénovée et transformée en salle de spectacle.

La Halle aux Grains, accueille différentes initiatives culturelles, avec, en face l’office de tourisme.

 

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Lorsqu’on se promène dans la ville, on tombe sur nombre d’échoppes anciennes, de jolis bâtiments. Je vous laisse juger :

 

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Là, on passe devant la Maison de Mandrin où le contrebandier célèbre fit son coup de main sur l’entrepôt royal des tabacs en 1754, qui participe également aux évènements artistiques brivadois.

La maison se compose de deux bâtiments communiquant intérieurement. Le plus premier a été construit au début du XVIème siècle, à la place de la tour flanquant une des portes de l'enceinte claustrale du XIIème siècle. La maison, s'élevant sur deux étages, comporte plusieurs fenêtres dont une baie triple à encadrement gothique. A l'intérieur, une grande pièce voûtée d'ogives avec des clés de voûte en plâtre portant les armoiries d'un chanoine de la famille de Langeac. La maison comprend une autre pièce voûtée d'ogives, ainsi qu'une salle couverte d'un plafond à la française. Au premier étage, une chambre a été dotée au XVIIème siècle d'un décor de boiseries, cheminée, trumeau en stuc. Au XIXème siècle, lors de la construction d'une maison à l'emplacement de la cour de la maison, cette dernière fut rattachée au petit bâtiment accolé à l'ouest. L'édifice, sur deux niveaux, présente une façade à encorbellement en briques et pans de bois avec des consoles ornées de sculptures atlantes réalisées vers 1940.

Louis Mandarin (1725-1755), dit Bonne Humeur, n’a jamais vécu dans cette maison, mais il y négociait du tabac, avec le responsable de l’entrepôt, en 1754, et qu’il dévalisa, en la seule journée du 26 Août. Par contre, en raison de la popularité de ce chevaleresque contrebandier, à la tête d’une armée de plus de 200 hommes, l’ensemble, des bâtiments, du XVIème siècle, est inscrit au Monuments Historiques, depuis 2003. Cette maison est désormais, propriété municipale et est gérée, depuis 1990, en tant que galerie d’art et propose des expositions d’arts plastiques, de peintures et des mini-concerts. C’est également, un centre culturel avec la société savante de l’Almanach de Brioude qui y tient de réunions d’étude sur l’histoire.

Elle fut construite entre le XIIème et le XVIème siècle.

On peut notamment observer, de l’extérieur, la façade à encorbellement en briques et pans de bois, la porte de la Ganivelle et des fenêtres à baie triple à encadrement gothique, et à l’intérieur, une pièce voûtée d’ogives portant encore des armoiries (pour l’intérieur, photos du Net).

 

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Un peu plus loin, L’ancien hôtel Gueffier de Talairat, du XVIIème siècle.

Rien n'est connu des origines de cet hôtel dont la construction ne doit pas remonter au-delà de la fin du 16e siècle. Une grille ferme la cour intérieure dont deux tours et une tourelle en encorbellement marquent l'entrée. Une porte sous fronton s'y remarque, avec menuiserie à la décoration sculptée. Composition dissymétrique de la décoration de la porte. Tympan sculpté aux armes des barons de Talayrat. La porte d'accès à la cour intérieure a reçu une ornementation différente. Trois étages de panneaux supportent un panneau à colonnettes formant judas.

Au premier étage subsistent des portes Louis XV avec mouluration et ferrures, mais on ne peut les voir, le bâtiment étant privé. Le salon de façade a été réalisé selon la mode Empire avec des colonnes cannelées corinthiennes supportant entablements et corniches de stucs bleus et blancs.

 

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Poursuivons notre visite, qui, en fait, tourne autour de la basilique.

 

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On découvre les maisons Canoniales, anciens hôtels particuliers des chanoines de Brioude et les maisons à pans de bois, procédé de construction d’usage général au Moyen Age. Le pan de bois naturellement présent dans le centre de la ville est un élément caractéristique de l’architecture des XIV° et XV° siècles. La plupart de ces maisons relèvent une survivance, au cours du XVI° siècle, de l’esprit médiéval. A cette époque, la plupart des maisons devaient être construites en pans e bois. Par sa souplesse d’utilisation, le bois assure toute l’ossature d’une construction comme il peut n’en constituer qu’une partie, une façade arrière, un étage, un pignon.

 

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Je termine ici la visite de Brioude.

Il me reste juste un endroit à vous montrer, le but de ma visite…

Mais ce sera pour la prochaine fois !

 

Bisettes

 

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5 septembre 2021

Brioude

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La dernière fois, je vous ai laissé(e)s à La Chaise Dieu. J’avais prévu d’y passer la journée, mais comme je n’ai pas pu accéder à tous les monuments, j’avais fini ma visite à midi.

Je n’avais pas envie de rentrer si tôt à la chambre d’hôtes, du coup, j’ai pris la destination de Brioude, ville d’art et d’histoire, où on trouve des bâtiments anciens, de qualité et valorisés qui donnent tout son charme et son caractère à la cité.

 

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J’ai déjà visité la ville il y a quelques années, mais il me restait des choses à voir.

Brioude se trouve sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle.

Tout d’abord, je suis passée devant le Doyonné, espace d’Art Moderne et Contemporain. Comme la Basilique Saint-Julien, phare de la cité, ou les maisons canoniales qui structurent un centre ancien préservé, Le Doyenné, propriété de la Ville, recèle une qualité patrimoniale emblématique du riche passé historique de Brioude.

 

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Son plafond armorié est classé Monument Historique, peintures murales.

Bâti en 1165, il a plusieurs vies derrière lui. Logement du Doyen, banque ou encore bibliothèque municipale, il a connu plusieurs affectations et traversé, non sans en récolter quelques lourds stigmates, les siècles. Conséquence : en raison de faiblesses structurelles et de son état dégradé, il a longtemps été fermé au public.

Plus qu’une nécessité, le rénover était un devoir au regard de son intérêt patrimonial et de son emplacement stratégique au cœur de la cité.

Après plus de dix-huit mois d’un chantier aussi exigeant que spectaculaire et rendu possible par l’engagement de nombreuses collectivités, le Doyenné, nouvelle ère, a revu le jour en juillet 2018.

Dans la lignée esthétique de la création des vitraux de la Basilique, le Doyenné marie, lui aussi, harmonieusement l’ancien et le nouveau.

Aujourd’hui, espace d’art moderne et contemporain, Il se compose, sur 600 m², de 5 salles. A l’image de la première, Chagall du coq à l’âne, il a vocation à accueillir chaque année des expositions évènements, uniques en Auvergne.

Sauvegardé et valorisé, Le Doyenné met le patrimoine au service de l’art – et réciproquement - et d’une culture partagée et rassembleuse grâce à des tarifs très abordables.

Je ne suis pas rentrée à l’intérieur, d’une part parce que je n’avais pas de pass sanitaire, d’autre part, parce que le but de ma visite était tout autre. Avançons donc plus loin.

 Nous arrivons à la basilique Saint Julien.

Cette basilique, plus vaste église d’Auvergne, est construite sur l’axe de pèlerinage Clermont/Cahors qui mène à St Jacques de Compostelle. La Basilique romane St Julien de Brioude a été construite au XIe et XIIe siècle par les chanoines comtes en hommage au martyr St Julien, dont le tombeau repose sous la basilique.

De nombreuses découvertes sont à faire dans l’un des fleurons d’art roman de Haute-Loire : pierres polychromes (grès rouge, grès calcaire, basalte, granulite, marbres gris et rose) qui ornent toute la nef, les chapiteaux des plus diversifiés et les peintures murales magnifiquement conservées du XIIe et XIIIe siècle.

Les 37 vitraux de la basilique, beaucoup plus contemporains car datant de 2008, apportent une luminosité particulière et originale pour un tel lieu.

 

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Saint-Julien de Brioude est le fruit du métissage des traditions architecturales aquitaines, "auvergnates" et "vellaves"(ancienne province du Velay). Naturellement, le foisonnement sculpté peut rappeler la Bourgogne (comme le souligne l'ancienne historiographie) mais il évoque surtout l'attachement de la terre auvergnate à la grande aquitaine.

Les solutions architecturales de Brioude montrent l'influence du Puy en Velay et évoque les solutions architecturales de l'Empire romain "germanique" qui prendra plus tard le nom de Saint-Empire romain germanique.

Les phases de construction de la basilique sont nombreuses.

Le chantier initial a duré du premier quart du XIIe siècle jusque dans les années 1200.

La tour lanterne du chœur a été construite en dernier. En effet, le chœur a été élevé au-dessus du tombeau de Julien. L'édicule abritant la tombe du martyr aurait été contourné afin de l'englober dans le nouveau dispositif.

Les dernières transformations importantes remontent au XIXe siècle (façade ouest et clocher carré).

 

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L'intérieur de l'église se caractérise par une belle polychromie de pierres grises, rouges, blanches et noires qui proviennent de carrières voisines : le grès rouge vient d'Allevier (Azérat), le grès calcaire de Beaumont, le basalte de La Vergueur (Saint-Just-près-Brioude) et le marbre de Lauriat (Enval).

Ils s'harmonisent avec le pavement, en galets de l'Allier noirs et blancs, aux motifs géométriques d'arabesques.

Le narthex

En pénétrant à l'intérieur de l'édifice, on débouche directement sur le narthex qui est la partie la plus ancienne du monument puisqu'il date de la fin du XIème siècle. Cet ensemble est constitué de monumentaux piliers cruciformes terminés par une voûte d'arêtes qui soutient un étage.

Pour monter à la chapelle Saint-Michel de manière solennelle, on avait fabriqué un escalier montant depuis le collatéral sud. Cet escalier pouvait être en bois comme on le voit encore à Auzon. Il faut prendre conscience que la basilique médiévale était utilisée comme un lieu de prière régulier au Moyen Âge et que les espaces hauts étaient utilisés chaque jour. Pour monter aux chapelles hautes, des escaliers permettaient aux chapelains de célébrer des messes votives. On célébrait particulièrement des messes votives dans la chapelle Saint-Michel.

On pouvait réciter l'office des morts (office surérogatoire) dans cette chapelle. Mais pendant la période moderne cet office était réalisé dans le chœur liturgique sur les stalles de bois du grand chœur.

 

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La Basilique a perdu ses vitraux anciens à la révolution. Il faudra attendre le XIXe siècle pour que les vitraux commencent à réapparaître dans l'édifice.

En 2004, la ville de Brioude lance un concours international pour la création de nouveaux vitraux pour la basilique Saint-Julien de Brioude. Les lauréats du concours sont les Ateliers Loire à Chartres et l’artiste Kim en Joong. C'est en 2008 qu'a été achevée la mise en place des 37 vitraux contemporains des baies de la nef qui ne possédaient que de simples vitrages

 

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Descendons maintenant dans la crypte qui se trouve sous l’autel, où se trouve le reliquaire de Saint Julien, posé sur un bloc de marbre mouluré qui faisait partie de son tombeau à l’époque carolingienne.

 

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L’orgue de 28 jeux a été construit en 1852-1853. Il fut inauguré le 27 août 1853. Il a trouvé sa place actuelle en 1958. Le buffet d’époque (en sapin, de style néo-roman polychrome à dominante bleu canard) a été détruit lors de son transfert. Depuis 1989, les amis de la Basilique de Brioude participent financièrement à sa restauration plus que nécessaire. L’orgue est classé, depuis 1994, aux Monuments Historiques.

 

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Les trois portes de la façade n'existaient pas au Moyen Âge.

Comme toute cette façade ouest elles ont été interprétées - comme tant de grands édifices français dans le goût néo moyenâgeux du XIXe siècle.

 Le travail de verroterie n'en est pas moins remarquable.

 

 Après cette visite religieuse, je fais une pause. Je vous propose la suite dans un prochain billet où nous parcourrons la ville afin d’aller à ma destination finale.

 

A très vite !

 

 

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3 septembre 2021

La Chaise Dieu

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La dernière fois, je vous ai emmenés visiter l’abbaye de la Chaise Dieu au travers d’un très long billet. C’est tout ce que j’ai pu visiter de l’ensemble des bâtiments abbatiaux qui datent de l’époque mauriste (XVIIe siècle). Pour la suite de la visite, il faut passer par l’office de tourisme, où j’ai été refoulée, n’ayant pas de pass sanitaire. Mais cela ne m'a pas empêchée de m'instruire sur ce que j'ai manqué, afin de le partager avec vous.

De ces bâtiments, seuls les remparts, l’hôtellerie des moines et la maison de l’abbé ont été détruits.

Au XIXe siècle, ils ont été soit privatisés soit utilisés par l’administration.

En 2018, une vaste campagne de réhabilitation a été entreprise par le Conseil Général, la commune, l’État… pour les restaurer et leur attribuer un nouvel usage. Certains restent libres d’accès, la plupart sont intégrés aux circuits payants proposés par le Syndicat mixte du Projet Chaise-Dieu.

Voici une maquette de l’abbaye au début du XVIII :

 

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En jaune sur le plan : lieux religieux

  1. Nef de l’église abbatiale
  2. Chœur des moines avec le tombeau de Clément VI
  3. Danse macabre (XVe siècle)
  4. Jubé
  5. Grand escalier (XVIIIe siècle)
  6. Tour Clémentine
  7. Cloître
  8. Vestibule
  9. Bibliothèque

En rouge sur le plan : les habitations et lieux de vie

  • 10. Maison du cardinal de Rohan
  • 11. Hôtellerie
  • 12. Cuisines et dépendances
  • 13. Réfectoire
  • 14. Dortoirs et cellules (chambres) des moines
  • 15. Infirmerie

En vert sur le plan : Annexes

  • 16. Greniers, granges, écuries, ateliers

En 1790, au moment de fermer l’abbaye désertée, le prieur Pierre Terrasse signe le 20 mars 1790 une Déclaration générale de tous les biens meubles et immeubles du monastère de La Chaise-Dieu qui décrit ainsi le lieu :

Le monastère de La Chaise-Dieu est situé à l’extrémité de la ville à laquelle il a donné naissance. Les bâtiments qui en dépendent consistent :

– en une grande, vaste et belle église dont le frontispice est remarquable par son architecture et un perron à deux plafonds de vingt-quatre marches chacun, formant au premier repos une plateforme superbe qui embrasse toute a largeur dudit frontispice et des deux tours servant de clochers dont il est flanqué ;

– en deux grands corps de logis réunis ensemble et formant un équerre, ayant un pavillon saillant à l’extrémité de chaque aile, et de trois étages. Ces deux bâtiments réunis servent de logement aux religieux. Dans le premier étage de l’un son les chambres d’infirmerie et dans les bas de l’autre est une chapelle domestique où reposent les cendres de M. Soanen, évêque de Senez ; (n° 14 sur le plan)

– en un autre corps de logis destiné aux étrangers, ayant vue d’un côté sur la cour d’entrée et de l’autre sur le cloître aux deux côtés duquel sont le réfectoire à droite et la bibliothèque à gauche. (n° 11)

Dans la principale cour, ornée d’une fontaine en jet d’eau, il y a une boulangerie, une petite tour ronde servant de colombier et un très vaste hangar pour mettre le bois de chauffage et le bois de construction.
Dans l’arrière-cour sont deux bâtiments assez vastes formant des greniers à blé, à foin, à paille, au-dessous des écuries est un magasin pour le bois de travail (n°16). Il y a aussi une tour carrée à six étages appelée la tour de Clément VI (n° 6) parce que c’est Clément VI, religieux et fondateur de la maison, qui l’a faite bâtir, ainsi que l’église. Dans cette tour sont encore entre autres le trésor de l’église et le chartrier de la maison. Il y a encore dans cette arrière-cour un hangar pour mettre les charrettes.

Les cours et les bâtiments occupent une surface de terrain de trois mille six cent toises carrée (une tise équivaut à environ trois mètres carrés) ou, ce qui est la même chose, deux septerées (environ 63 ares). Derrière les murs de la principale cour sont encore trois parterres ayant chacun un petit pavillon. Au midi de cette même cour est le jardin potager d’une septerée et demie, à la suite duquel est un enclos formant un pré de quatre septerées, y compris les allées plantées en arbres de haute futaie au nombre de 435 gros et petits. Ce jardin et enclos sont entourés d’un mur à chaux et à sable.

Voici ce que sont devenus ces lieux.

Du côté du bourg, la place de l'église :

 

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L’entrée de l’église par le grand escalier. À gauche, on voit l’angle de la maison du Cardinal.

Les pèlerins venant prier sur le tombeau de saint Robert et les voyageurs voulant demander l’hospitalité aux moines se retrouvaient sur la place en contrebas de la façade et du grand escalier. La fontaine leur permettait de se désaltérer après une route que l’on imagine fatigante. Celle que nous voyons actuellement date de 1609. Elle servait naturellement aux casadéens.

Le grand escalier

Les bâtiments abbatiaux que l’on voit de cette place datent du début du XVIIIe. L’escalier que l’on emprunte pour accéder à l’église n’est pas du tout celui voulu par Clément VI, qui était droit et simplement de la largeur du portail. Celui-ci date de 1758. Il compte 44 marches. Son aspect théâtral s’harmonise avec les proportions majestueuses de la façade. Construit dans le même matériau, les pierres de taille de granit lui permettent de s’intégrer parfaitement, malgré un écart de 400 ans.

La maison du cardinal, accolée à l'abbaye :

 

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Cette maison qui ne figure pas sur la maquette, est collée à la façade. Elle a été construite très rapidement pour loger le cardinal de Rohan, abbé comandataire exilé par le roi en son abbaye de La Chaise-Dieu après le scandale du collier de la reine en 1786, et que les moines ne voulaient pas recevoir en clôture. Non seulement le mur de l’abbatiale est mitoyen mais un contrefort s’avance dans les pièces. L’intérieur était très élégant, avec des parquets marquetés, aujourd’hui disparus.

Aujourd’hui, cette maison abrite les bureaux du Festival de musique.

Le porcheLe porche qui suit donnait sans doute accès à une halle. Les pilastres qui subsistent supportaient des voûtes. L’escalier de mauvaise facture qui a été rajouté permet d’arriver dans le cloître par une simple percée, sans porte.

Le bureau de l’office du tourisme est au sommet de cet escalier couvert, ainsi que la boutique du Syndicat mixte du Projet Chaise-Dieu. C’est de là que commencent les visites payantes du site.

L'église abbatiale

Selon la règle de Saint-Benoît que la communauté des moines de La Chaise-Dieu suivait, les moines se retrouvaient sept fois par jour et une fois dans la nuit dans l’église abbatiale afin de chanter l’office divin. Ils arrivaient et sortaient de l’église par le collatéral sud et le vestibule où ils mettaient et enlevaient leurs coules, c’est-à-dire leur habit de chœur.

Du vestibule, en fonction de l’heure de la journée, ils regagnaient soit le dortoir (n° 14) au deuxième étage de l’aile appelée aujourd’hui de l’Écho, en empruntant les grands escaliers (n°5) à leur gauche, soit le réfectoire (n°13) en sortant dans le cloître (n°7), soit leurs différents offices dont la bibliothèque (n°9) qui est au dessus du cloître et par laquelle on arrive en empruntant le grand escalier (n°5).

Les bâtiments de l’abbaye sont distribués autour de trois grandes « cours » : le cloître, la cour des greniers, aujourd’hui place La Fayette, et la place de l’Écho.

Le cloître

 

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Le cloître est le centre du monastère. Celui de La Chaise-Dieu n’a plus que deux côtés : au nord, donnant accès à l’église et à l’ouest, longeant l’hôtellerie. Il faut imaginer le côté sud longeant le réfectoire et le côté est donnant accès aux dortoirs et cellules. Ils ont été détruits d’abord par un incendie peu avant la Révolution, puis par simple vandalisme au cours du XIXe. Construit au XVe et achevés par l’abbé Jacques de Saint-Nectaire au XVIe, ce cloître remplace l’ancien cloître roman voulu par saint Robert.

Dans l’angle sud-ouest, on voit l’emplacement du lavabo qui servait aux ablutions des moines avant d’entrer au réfectoire dont on aperçoit la porte. Juste à l’entrée de ce réfectoire, les pierres des cheminées des cuisines sont encore visibles. Le réfectoire lui-même est devenu, au XIXe siècle, une chapelle : la chapelle des Pénitents.

 

La chapelle des Pénitents

 

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La chapelle des Pénitents à la fin des travaux de restauration en 2008

La chapelle des Pénitents occupe le côté sud du cloître. L’ancien réfectoire des moines a été construit sous l’abbatiat de l’abbé Jacques de Saint-Nectaire dont on voit les armes sur les clés de voûte. Il a été converti en chapelle au XIXe à l’usage de la confrérie des Pénitents blancs. Sur la tribune, sont exposés des symboles de la passion du Christ, utilisés chaque Vendredi Saint par les Pénitents pour la cérémonie de la Passion. Aujourd’hui, la chapelle des Pénitents sert d’église paroissiale l’hiver car elle est plus facile à chauffer que l’abbatiale. Elle a été restaurée en 2007-2008. Un chemin de croix peint par Robert Falcucci orne les murs de la chapelle.

La bibliothèque

 

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La bibliothèque des moines en 2010, à l’époque où elle était la « salle du Trésor » de l’abbaye.

Vaste salle gothique au-dessus de la galerie nord du cloître, la bibliothèque compte cinq fenêtres avec un pupitre en pierre sous chacune de ces fenêtres. De 2001 à 2014, les Amis de l’abbatiale ont pu y exposer le Trésor de l’abbaye.

Aujourd’hui, cette pièce n’est pas encore visible.

L’hôtellerie

« Tous les hôtes qui arrivent seront reçus comme le Christ » Règle de saint Benoît

Pour accueillir leurs hôtes, les bâtiments de l’aile ouest étaient réservés à l’hôtellerie et aux cuisines

Au XIXe, cette aile ouest a servi d’école et de mairie. La mairie a quitté le lieu au début des travaux de restauration, bien après l’école.

Aujourd’hui, elle abrite au rez-de-chaussée les salles casadéennes, lieu d’expositions gratuites, au premier le bureau d’information touristique, la boutique du Syndicat mixte Projet Chaise-Dieu, la « loge du pape Clément VI », première étape du circuit de visite du Syndicat mixte installée dans les anciennes cuisines du monastère. Ce premier étage est de plain-pied avec le cloître.

Au second ont été aménagés les bureaux du Syndicat mixte et les loges des artistes du Festival.

La place La Fayette

 

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 Autrefois « cour des greniers des moines », cette cour, dans laquelle nous pénétrons est aujourd’hui appelée place La Fayette, du nom de Gilbert Motier, seigneur de La Fayette, compagnon de Jeanne d’Arc qui s’illustra pendant la guerre de Cent Ans. Le roi Charles VII le fit maréchal de France. Il mourut en 1463 et fut enterré dans l’abbatiale de La Chaise-Dieu. Une plaque murale à gauche de l’autel de la Vierge du jubé rappelle cette sépulture. C’est un ancêtre du célèbre marquis.

Au nord de la place, dans les bâtiments assez simples du XVIIIe qui servaient de granges un auditorium a été aménagé. Les travaux ont été conduit par Stefan Manciulescu, architecte en chef des Monuments Historiques. Cet auditorium a été inauguré en juin 2010 et a reçu le nom d’Auditorium Cziffra en mémoire du célèbre pianiste à l’origine du Festival de Musique. L’Académie de musique de La Chaise-Dieu et le Festival y donnent des concerts et de nombreuses activités s’y déroulent tout au long de l’année pour la plus grande joie des Casadéens.

Façade de l’auditorium

La salle de l’écho

 

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Au sud, dans l’aile des dortoirs, se trouve la fameuse salle de l’écho à l’acoustique si particulière. Elle est intégrée dans le circuit des visites du Syndicat mixte Projet Chaise-Dieu.

La tour Clémentine

 

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À l’ouest de la place, se trouvent le chevet de l’église et la tour Clémentine.

La construction de cette tour est postérieure à celle de l’église. Elle a été achevée par le pape Grégoire XI, neveu de Clément VI, à la fin du XIVe. On trouve les armes des deux papes sur la façade. Il ne s’agit pas d’un donjon, pas plus que l’abbaye n’est une forteresse ; mais son caractère défensif est évident. Les moines s’y réfugièrent quand l’abbaye fut envahie et saccagée par les Huguenots en 1562 et purent résister plusieurs jours grâce au puits et au four aménagés dans ce qui est aujourd’hui la sacristie au rez-de-chaussée. La tour compte trois autres salles, une à chaque étage. Ces salles ne sont pas aménagées et sont accessibles par un étroit escalier en colimaçon. Enfin, un chemin de ronde couvert couronne l’ensemble. C’est la copie d’une des tours du Palais des Papes d’Avignon.

Chevet de l’abbatiale avec la tour Clémentine

La rue de l’aumône

Dans le prolongement des granges, la rue qui rejoint le centre du bourg s’appelle « rue de l’aumône ». C’est un rappel de la tradition de charité qui régnait à l’abbaye. Là, le frère en charge de la charité, l’aumônier, accueillait les pauvres qui se présentaient chaque jour à la porte qui fermait la rue et leur distribuait du pain.

Ce parcours permet d’admirer les contreforts de l’église (il n’y a pas d’arc-boutants) et la hauteur exceptionnelle des fenêtres qui laissent entrer la lumière dans l’église.

La porte du For

Les moines vivaient en clôture, à l’écart du monde. Il reste peu de traces des murs et des tourelles qui entouraient l’abbaye. Ne subsiste qu’une des portes d’entrée, celle dite du For 4, par laquelle entraient les marchandises livrées dans la cour où se trouvaient les granges et les étables.

La place de l’Écho

 

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Les anciens dortoirs des moines

Les deux bâtiments qui forment un L ont été reconstruits au XVIIe siècle par les mauristes et abritaient les dortoirs des moines et l’infirmerie aux XVIIe et XVIIe siècles. Le plan de l’abbaye de 1643 montre que la place n’existait pas. Au centre se trouvait l’infirmerie et sa chapelle, dont des fouilles en 2004-2005 ont retrouvé les fondations. Il y avait également les cellules des moines robertiens qui refusaient d’intégrer la Congrégation Saint-Maur pour rester fidèles à la règle bénédictine telle qu’elle était vécue à La Chaise-Dieu. Ce qui est représenté comme des remparts sur la maquette était encore des granges et des écuries.

Aujourd’hui, le bâtiment ouest est divisé en plusieurs habitations privées. C’est là que se trouve le Prieuré des frères de Saint-Jean.

Le bâtiment au nord a été entièrement restauré. Au rez-de-chaussée, la chapelle grégorienne existant sur les plans a été retrouvée. En effet, une fois détruites les modifications apportées par les propriétaires pour transformer les lieux en maisons individuelles, il est apparu que les voûtes existaient toujours, certaines avec leur décor. Restauré, cet espace abrite aujourd’hui les tapisseries de chœur dans des conditions optimales de lumière et d’humidité. Dans la deuxième partie du bâtiment, après le porche, se trouve le fac-simile de la danse macabre et la salle de l’écho.

 

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J'ai quand même visité la ville qui offre quelques jolies curiosités et de bien jolies anciennes échoppes. Je vous montre.

 

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En plein été, plein de champignons des bois...

 

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Voilà, j'en ai fini avec la Chaise Dieu. En espérant que cela vous aura plu, même si je n'ai pas pu tout vous montrer.

A bientôt pour la suite. Eh oui, je n'ai pas fini avec le résumé de mes vacances... Du moins si vous voulez bien continuer à me suivre.

 

Je vous fais de gros bisous.

 

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