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Aujourd’hui, je vous propose de vous emmener vers une autre visite que j’ai effectuée durant mes vacances, La Chaise Dieu. Toutefois, je tiens à vous prévenir par avance que n'ayant pas trouvé où couper mon billet, celui-ci va être très looooong !

 C’est une commune française, située dans le département de la Haute-Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes, à quarante minutes de là où je m'étais posée.

 

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 Elle est célèbre pour l'architecture gothique de son abbaye. Un premier monastère est construit à partir de 1048, sous l'autorité de Robert de Turlande, en remplacement d'un ermitage datant de 1043. Le bâtiment est retravaillé de 1344 à 1350, pour aboutir à l'abbaye actuelle, à la demande de Pierre Roger de Beaufort (Clément VI), pape à Avignon, ancien moine dans les lieux.

 

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À l'intérieur de l'abbatiale se trouvent une fresque sur le thème de la danse macabre, une suite de douze tapisseries dont celle de L'Apparition du Christ à Marie-Madeleine, un orgue du XVIIe siècle et un jubé partageant le chœur en deux parties, l'une réservée aux moines et l'autre au peuple, 144 stalles. À l'extérieur, on peut voir le cloître, la chapelle des pénitents, les bâtiments conventuels autour de la place de l'Écho et de la place Lafayette, la Salle de l'écho et la ville médiévale.

Quand je suis arrivée à la cathédrale, j’ai ri de ce magasin qui proposait des blousons. Très bonne idée, même en été, car ce jour-là, à près de mille mètres d’altitude, il faisait douze degrés à dix heures du matin… Quel été !

 

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Saint Robert fut le fondateur de cette abbaye. Son père était le vicomte de Carlat et portait le nom de Seigneur de Turlande. Etant le cadet de la famille, il fut envoyé à Brioude pour devenir chamoine. En 1026, il fut ordonné prêtre. C'est en allant se confier à Notre-Dame du Puy, en 1043, que son ami Étienne découvre le plateau qui deviendra le lieu où ils s’établiront. Ils commencèrent par ériger une chapelle.

 

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Ils avaient coutume de donner aux nécessiteux tout ce qu’ils avaient et ils ne se réservaient rien pour leurs propres nécessités, mais les donnaient à ceux qui leur demandaient quelque soulagement. Après dix ans d’une telle vie, voyant l’affluence des personnes désireuses de l’imiter dans sa vie avec le Christ, Robert entreprend de construire un monastère. Les premiers bienfaiteurs sont les Turlande, les Mercœur, le comte d’Auvergne et son épouse Philippa de Gévaudan, entre autres. Quand il se lance dans cette nouvelle aventure, Robert a environ 50 ans.

Dès 1052, il obtient des privilèges de la part du pape Léon IX et du roi de France Henri Ier pour son abbaye qui devient une abbaye royale. Le Pape comme le roi et l’évêque d’Auvergne accordent en outre des droits sur des terres et des églises afin de pourvoir à la nourriture des moines.

Pour que la vie commune soit harmonieuse, ils choisirent de suivre la règle de saint Benoît et choisirent de servir Dieu en se vêtissant du froc d’un pauvre moine bénédictin, et vécurent  au rythme des offices qui ponctuent la journée et alternent temps de prière, temps de travail, temps de repos.

 

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 Pendant environ quinze ans, jusqu’à sa mort, Robert va arpenter le Massif Central pour restaurer des églises et monastères et en fonder d’autres. créa un système d’entraide entre tous ces monastères ou prieurés, les uns fournissant le blé quand d’autres produisaient l’huile ou le vin.

L’abbaye de La Chaise-Dieu devient très vite la deuxième abbaye après Cluny en Europe.

 Au milieu de tant d’activité, Robert n’aspirait cependant qu’à une chose : retrouver son Seigneur et jouir de sa présence. Il eut connaissance par une grâce divine du jour de sa mort le vendredi avant les Rameaux. Il redoubla de ferveur et prépara ses frères.

Il mourut le 17 avril 1067 selon la Gallia Christiana, en 1068 selon Dom Tiollier et d’autres auteurs.

À sa mort, « le bilanne laissait pas d’être impressionnant : une abbaye déjà célèbre, riche de vocations sinon de grands biens, sept importants prieurés parmi lesquels un vrai monastère, le Port-Dieu, et six « celles »auxquelles s’ajoutait le monastère des religieuses de Comps. Quant aux petits prieurés, ils étaient déjà nombreux : 27 en Livradois, 5 dans le reste de l’Auvergne, 1 en Limousin, 1 en Agenais, 1 en Lyonnais et 1 en Vivarais ».

Sa tombe se trouvait au seuil de son église abbatiale. Aujourd’hui sa pierre tombale est au niveau du jubé.

 

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Le jubé est cette construction en pierre qui divise l’église en deux parties bien distinctes. Jusqu’au concile de Trente (1545-1562) la quasi-totalité des églises en avait un. Avec le concile de Trente et la dévotion de plus en plus grande au Saint-Sacrement, les jubés ont été détruits. Si celui de La Chaise-Dieu existe toujours, il a connu de nombreuses modifications. Des encoches dans les piles montrent qu’à l’origine, il était beaucoup plus haut. Il a été abaissé au XVIIe pour permettre à l’orgue d’être mieux entendu du chœur. On peut voir les armes du cardinal Serroni sur la porte. Les balustrades à gauche et à droite ne sont pas en pierre mais en bois.

Un crucifix, daté de 1603, œuvre d’un moine de La Chaise-Dieu le surplombe encadré par des statues du XVe représentant la Vierge Marie et l’apôtre saint Jean.

Devant le jubé, à droite, se trouve l’autel de Saint-Robert surmonté d’un tableau sur lequel la Vierge Marie confie au saint son bâton d’abbé. Devant, la pierre tombale d’origine de saint Robert est simplement marquée d’une croix. Le trou dans la pierre permettait aux pèlerins de toucher les reliques du saint.

 

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L'orgue a la particularité d'être composé de deux buffets construits séparément et de styles différents.

En 1683 ont été réalisés la tribune et le petit buffet considéré à présent comme le buffet du positif. Le facteur en est inconnu. La tribune, située au-dessus de l'entrée principale et supportée par quatre atlantes occupe toute la largeur de la nef. Elle ainsi que sa balustrade et le buffet d'orgue de même origine sont richement sculptés. Cet ensemble avait été commandé par un abbé commendataire de La Chaise-Dieu. Mais l'orgue n'a pas été terminé.

Les travaux furent repris en 1726 par un facteur qui installa un nouvel instrument dans un buffet acheté d'occasion et installé derrière le premier et constituant ainsi le Grand Orgue. Ce buffet est moins travaillé que le premier, et d'un style différent.

Peu utilisé après la Révolution, au cours de laquelle, à tout le moins, les buffets n'ont pas été trop vandalisés, l'instrument se dégrade petit à petit, et différents projets de restauration n'aboutissent pas jusqu'à l'intervention en 1966 de György Cziffra qui fonde le festival de musique de la Chaise Dieu, permettant la renaissance de l'intérêt pour l'orgue. Celui-ci est classé aux Monuments Historiques en 1970, restauré une première fois dans les années 1970 et de façon plus aboutie dans les années 1990.

Il possède à présent 40 jeux sur quatre claviers manuels et pédalier à la française, configuration de l'instrument de Marin Carouge, les transmissions sont mécaniques, et le vent assuré par quatre soufflets cunéiformes.

Cet orgue est très adapté à interprétation de la musique française du Grand Siècle, ayant d'ailleurs servi pour de nombreux enregistrements par des organistes de renom.

 

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Après le jubé, on arrive dans la nef.

Au-dessus des 144 stalles de bois (qui accueillaient les chanoines), se trouvait une fresque sur le thème de la danse macabre, une suite de quatorze tapisseries flamandes, soit quatre-vingt mètres linéaires où se déroulent les scènes de l’Ancien et du Nouveau Testament.

Elles ont été réalisées au début du XVIe siècle en fils de laine, lin, soie et fils métalliques. Commandées par l’Abbé de Saint-Nectaire en 1501, elles étaient initialement destinées à une accroche événementielle, lors de temps liturgiques. Accroché en permanence dans l’église abbatiale dès 1927. Cet ensemble a souffert de l’humidité, de l’exposition à la lumière, de l’empoussièrement et de l’effondrement de sa structure.  

Je me suis rendue en ces lieux afin de les voir, mais je n'ai pas pu y accéder, n'ayant pas de pass sanitaire. J'étais fortement déçue. Voici donc une photo du Net, à défaut des miennes... Sur un des murs de l'entrée de l'abbaye, j'ai  pu les voir en format papier, ce qui ne remplace, évidemment pas les vraies...

 

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En mai 2013, elles sont parties en restauration dans les ateliers Chevalier à Colombes (Hauts-de-Seine). Cette intervention minutieuse permet aujourd’hui la mise en valeur d’un trésor qui existait mais qui n’était pas visible.

Quatre étapes de restauration :
-   phase préparatoire : retrait des galons teintés avant nettoyage, dérestauration, tests de résistance au nettoyage
-   phase de nettoyage : par vaporisation d’eau sur table réservée à cet effet
-   phase de restauration : consolidation des tapisseries par l’apport de tissus de support et l’application de différents points de couture de fils mercerisés
-   phase de doublage des tapisseries, afin qu’elles puissent à nouveau être accrochées.

La redécouverte de la chapelle du Collège par Richard Goulois offre l’opportunité d’un espace parfaitement adapté au ré-accrochage des 14 tapisseries. Restauré dans un esprit de lisibilité de l’existant, le lieu allie interventions contemporaines et conditions optimales de conservation et de valorisation de l’œuvre textile.

Afin de livrer un bâti à l’atmosphère stable, l’architecte a engagé un dialogue constant avec les restauratrices pour déterminer chaque point précis de conservation préventive. Depuis le 11 juillet 2019, le nouvel accrochage à hauteur d’homme et l’éclairage subtil des tapisseries permettent aux visiteurs d’apprécier les détails de chaque scène, des visages aux costumes, de la botanique à l’architecture, du message moral à l’anecdote.

Le montant de la restauration s'élève à 300 000 € (part État : 50%) - Durée de l’intervention : 6 ans - Temps passé : 4 600 heures !

 

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Aujourd'hui, dans la nef, il ne reste donc plus que les stalles, fort belles au demeurant. Au centre, on peut voir le Gisant du pape Clément VI.

Pierre Roger est né à Rosiers d’Egletons (diocèse de Tulle) en 1292 d’une famille de petite noblesse. Il est le fils de Guillaume Roger, châtelain du château de Rosiers en Limousin et de Marie du Chambon.

En 1305, à l’âge de 10 ans, il devient novice à la Chaise-Dieu. Destiné à la vie monastique, il est surtout remarqué par sa prodigieuse mémoire, ses facilités d’expression et la justesse de son jugement. L’abbé de La Chaise-Dieu, Hugues d’Arc, l’envoie étudier à la Sorbonne en 1307, alors qu’il n’a encore que 15 ans.

Il y fait des études de philosophie, de théologie et sans doute de droit. Il est fait docteur en théologie en 1323 avant d’avoir achevé le curriculum complet. Ordonné prêtre, il se fait remarquer pour ses talents oratoires. Nommé Proviseur à la Sorbonne, il y enseigne jusqu’en 1327.

En 1327, il quitte l’Université et commence une carrière épiscopale : évêque d’Arras, puis de Sens, enfin archevêque de Rouen, il est nommé cardinal en 1338. Parallèlement, il exerce des fonctions de Garde des Sceaux et de Président de la Cour des Comptes auprès du roi Philippe VI de Valois.

Élu Pape en 1342 en Avignon, il prend le nom de Clément VI. Il entreprend la reconstruction de l’abbatiale afin d’y être inhumé. Il meurt après un pontificat de dix ans. L’abbatiale est presque terminée et il y est enterré en avril 1352.

Le tombeau de marbre noir était à l’origine entouré de quarante-six statuettes, personnages en albâtre représentant des parents du pape Clément VI. Ce socle supporte un gisant de marbre blanc. Le tombeau a été sculpté par Pierre Boye en Avignon de 1346 à 1351. Pierre Boye appartenant à l’atelier de Jean Pépin de Huy, travaillait avec Jean de Soignoles et Jean David pour le pape Clément VI.

Le souverain pontife est représenté avec ses habits sacerdotaux : aube, étole, chasuble et coiffé de la tiare, cette triple couronne que les papes ont portés jusqu’à Paul VI. De nombreuses significations sont données à cette coiffe dont celle-ci :

  • terrestre : il est le chef des États pontificaux
  • religieux : il est le premier des évêques, successeur de l’apôtre Pierre
  • « expert en humanité ».

Ses pieds reposent sur deux lions à l’origine dorés, symboles de son autorité.

Un texte conservé aux Archives vaticanes a permis de dresser la liste des personnages entourant le pape. Ces quarante-six personnages étaient répartis seuls ou en groupe dans des niches sur le soubassement du tombeau et six statues en ronde-bosse étaient sur la table supérieure autour du gisant. En 1562, lors de l’attaque des Huguenots, le tombeau fut profané, le gisant et les statues brisés. Les mauristes ont pu reconstituer le gisant mais il ne reste que cinq fragments des statuettes. L’un, retrouvé lors de travaux dans le cloître, était présenté à La Chaise-Dieu par les Amis de l’abbatiale dans la salle du Trésor aujourd’hui fermée. Un second est conservé dans collection privée. Ces deux fragments complètent les trois autres conservés au Musée Crozatier.

 

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En sortant de la nef, par le côté droit, on tombe sur "La danse macabre" du XVe siècle.

La mort était particulièrement présente au XVe siècle. Les pestes et les guerres (guerre de Cent Ans) décimaient la population qui allait, en Europe, être réduite de moitié entre 1350 et 1450. L’Église faisait de la préparation à la mort un sujet de réflexion très important. L’art de cette époque en porte la marque, qu’il s’agisse des poèmes (François Villon), des jeux scéniques dans les églises, des peintures et sculptures.

Le thème de la danse macabre, illustré pour la première fois au cimetière des Saints-Innocents à Paris au début du XVe siècle, vise à montrer l’égalité de tous devant la mort et son inexorabilité. Il est illustré par des personnages squelettiques entraînant vers la mort des vivants, puissants de ce monde ou hommes du peuple, religieux ou laïcs.

A La Chaise-Dieu, les morts ne sont pas des squelettes, mais plutôt des transis avec la peau sur les os ; les morts dansent et se livrent à de nombreuses facéties. Les vivants, au nombre de 24 sont répartis en 3 panneaux, les puissants, les bourgeois et le peuple. Entre eux, peints sur des piliers, se retrouvent des personnages expliquant le thème : Adam et Ève sur le premier, un prédicateur sur le premier et le dernier. En-dessous un espace était réservé à un texte, message catéchétique ou poème.

La peinture s’étend sur 3 panneaux et 4 piliers.

On a longtemps hésité pour affirmer que l’œuvre sur les panneaux et celle sur les piliers était du même artiste. La référence commune à la fresque du cimetière des Saints-Innocents et l’observation précise des pigments permettent de l’assurer, mais cet artiste reste inconnu.

Le caractère inachevé est évident, même si certains pensent qu’il n’y a que dégradation. Didier Legrand qui fut le dernier restaurateur de la fresque se demande au contraire si l’artiste ne l’a pas voulu dans cet état d’inachèvement.

L’œuvre est difficile à dater avec précision. La plupart des vêtements sont contemporains de Jeanne d’Arc ; il est donc possible que les panneaux aient été réalisé autour de 1450, ce qui ferait de cette fresque la plus ancienne Danse macabre retrouvée en Europe. Par contre, même si les pigments sont les mêmes, il semble que la peinture sur les piliers soit plus tardive, vers 1490. En effet, l’étude récente faite par Madame Laurence Riviale, Maître de Conférence en histoire de l’art à l’Université de Clermont-Ferrand II, et présentée au colloque organisé par le Réseau des sites casadéens en juillet 2011, montre que les transis que l’on devine sur les piliers seraient inspirés par le Dit du Mors de la Pomme et non par le poème de la fresque du cimetière parisien des Saints-Innocents, source de notre fresque.

Des retouches, plus tardives, ont été faites : d’une part, il est difficile d’expliquer la présence d’une vielle à roue sur un bâti en forme de luth : ils étaient plats au XVe siècle et cette forme ronde n’est apparue qu’un siècle plus tard ; d’autre part, certains personnages ont été retouchés au fusain, avec des traits plus gras.

L’œuvre, à l’extérieur du chœur, était destinée aux pèlerins, plutôt qu’aux moines. L’artiste a fait montre d’une élégance et d’une vivacité dans le dessin tout à fait remarquable et qui permet de le comparer à des artistes du XXe siècle. Les personnages peins dans les danses macabres suivent un ordre assez conventionnel, révélateur des hiérarchies sociales de l'époque, avec une alternance de religieux et de laïcs et une quasi-absence de femmes. A la Chaise Dieu, en alternance avec les vivants, la mort est représentée non par un squelette, mais comme un "transi", personnage avec de la peau sur les os.

La fresque se lit de gauche à droite.

Le premier panneau représente les puissants ; le deuxième, les bourgeois, et le troisième, le peuple.

 

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Dans le collatéral nord, sous la fresque de la Danse macabre, deux tombeaux sont présents. Ils ont subi d'importantes mutilations.

Le premier tombeau, couvert d'un gisant en marbre blanc, représente un abbé mitré et passe pour appartenir à Jean de Chandorat, abbé de la Chaise-Dieu pendant 24 années puis évêque du Puy, décédé en 1356. Un second tombeau, reconstruit au XVIème siècle ou après la révolution avec les fragments d'autres tombeaux se situe au-dessous d'une fresque, elle aussi inachevée, datée du XVème siècle, représentant la Vierge Marie.

Le gisant représente une femme, les mains jointes, la tête reposant sur un coussin parsemé d'écussons aux armes de la famille de Vichy. Une tradition ancienne voulait que ce tombeau soit celui de la reine Edith d'Angleterre. Plus raisonnablement, cette sépulture pourrait être celle de Smaragde de Vichy, mariée à Morinot de Tourzel, seigneur d'Allègre en 1387.

Entre ces deux tombeaux, on découvre un bloc de pierre mesurant, environ, deux mètres de long. Cette pierre, connue sous le nom de « pierre d'exposition », servait à laver puis à exposer le corps des moines décédés. Au fond de ce collatéral, une peinture murale, dont il ne reste que quelques traces, représente le Jugement Dernier. Seuls quelques détails de la gueule du Léviathan qui engloutit les âmes impures, coloré de rouge et de noir, sont perceptibles.

 

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Dans le collatéral sud, on découvre un troisième tombeau dont l'enfeu est composé de médaillons sculptés d'anges musiciens. Cet ensemble est plus connu sous le nom de « tombeau des musiciens ». Bien qu'il n'y ait aucune preuve, il est attribué à Reginald de Montclar, abbé de la Chaise-Dieu de 1342 à 1346. Aux dires de plusieurs chercheurs, ce tombeau aurait été réédifié avec des fragments de deux tombeaux jumeaux. Lors de récents travaux, un gisant, daté du XIVème siècle, représentant un évêque, fut mis au jour.

 

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Dans la maison de Dieu (la Casa dei), la mort est finalement bien plus familière qu'il n'y paraît. Sous les hautes voûtes gothiques, dans la pénombre et un silence monacal, tout semble reposer en paix pour l'éternité.

 

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Ici se termine la visite de l'abbatiale d la Chaise Dieu. Une fois n'est pas coutume, j'ai utilisé diverses photos du Net, les miennes n'étant pas terribles. J'avais tellement froid ce jour-là que j'en tremblais et de nombreux clichés étaient flous...

Nous reviendrons à la Chaise Dieu, pour un billet un peu moins éducatif, et peut-être un peu moins long (merci de votre patience !)...

 En attendant, plein de bisous

 

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